• Lorsque deux bombes nucléaires sont tombées sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945, le monde entier a réalisé que l'humanité avait atteint un point de non-retour dans sa capacité d'autodestruction. Aujourd'hui, l'Anthropocène est en train de provoquer la sixième extinction de masse et tous les signaux sont au rouge: hausse des émissions de GES, fonte des glaciers, feux de forêt, inondations, réfugiés climatiques...
    Pour Chomsky, ces deux menaces exigent une réponse qui ne peut être que de portée mondiale. Dans un contexte de montée en puissance des grandes entreprises mondialisées qui ont privé les États de leur capacité de façonner l'avenir, il plaide pour la signature urgente de traités internationaux contraignants sur le climat et l'armement, et lance un appel à une mobilisation populaire sans précédent.
    «Seul Noam Chomsky a su communiquer avec une telle passion les liens qui unissent les deux catastrophes d'origine humaine auxquelles fait face la civilisation, soit le bouleversement du climat et l'apocalypse nucléaire, et jamais n'a-t-il lancé ses mises en garde et ses appels à l'action de façon aussi impressionnante.»
    - Daniel Ellsberg, lanceur d'alerte des Pentagon Papers

  • La crise du Covid-19 a suscité un tel choc dans l'opinion publique que beaucoup de commentateurs ont émis l'hypothèse que plus rien ne serait comme avant. C'est qu'il s'agit d'un épisode sans précédent, révélateur d'évolutions latentes et porteur de modifications structurelles dans les relations internationales. Passé l'effet de sidération, cet ouvrage revient sur ce "moment" historique et nous éclaire sur les conséquences géostratégiques de cette catastrophe sanitaire.

    Est-ce la fin du monde occidental, atteint dans son modèle de réussite ? La Chine a-t-elle gagné dans le duel qui l'oppose plus que jamais aux États-Unis ? Cette crise balaye-t-elle définitivement le rêve d'une Europe puissante ou va-t-elle susciter le sursaut tant attendu et si souvent déçu ? Se dirige-t-on vers davantage de multilatéralisme ou vers une profusion d'unilatéralismes ? Autant de questions de fond que Pascal Boniface analyse avec lucidité pour nous aider à appréhender le "monde d'après".

    PASCAL BONIFACE est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'études européennes de l'université de Paris VIII. Il a écrit plus de 60 ouvrages sur les questions géopolitiques dont certains ont donné lieu à de multiples traductions ou rééditions. Il a créé la chaîne Youtube « Comprendre le monde ». Retrouvez-le sur son blog www.pascalboniface.com et sur Twitter @PascalBoniface.

  • Felwine Sarr propose une nouvelle manière d'Habiter notre monde en le fondant sur la production de relations de qualité, c'est ça le vrai progrès, vers un progrès de notre humanisation. Ceci amènera à renouveler tous les imaginaires de la relation (politique, économique, épistémologique). Cela permettra de parler de l'imaginaire comme d'une catégorie centrale du renouveau de la culture. Ce livre évoque des catégories conceptuelles, des relations internationales, de la démocratie... Montrer comment nous devrions Habiter ce monde que nous avons en partage et comment travailler à une montée en humanité.

  • Découvrir et s'initier à la géopolitique en 200 notions illustrées !
    Du conflit Israelo-palestinien à la question des migrations, de la naissance de l'Union européenne au régime chinois, et de la théorie des régimes d'Aristote à la création de l'ONU... la collection "pour les Nuls" propose un tour d'horizon de la géopolitique à travers 200 notions clés illustrées, pour vous familiariser avec les facteurs géographiques, historiques, techniques, économiques et culturels qui façonnent un peuple ou un État et comprendre au mieux les enjeux mondiaux d'aujourd'hui en un seul livre !

  • Par un éminent professeur de droit et diplomate émérite, connaisseur des grandes écoles de géopolitique et rompu à l'histoire du monde, le grand traité attendu sur le nouvel ordre planétaire appelé à devenir un classique.
    Pourquoi a-t-on cru que l'effondrement du communisme allait marquer la fin de l'histoire ? Pourquoi à l'affrontement entre l'Est et l'Ouest a succédé l'opposition entre le Nord et le Sud ? Pourquoi est survenu le nouvel affrontement Djihad contre Mc World ? Pourquoi le choc des civilisations a-t-il semblé inéluctable ? Pourquoi assistons-nous au retour des religions, au réarmement des empires, au réveil des populismes sur fond de reconstructions identitaires, de vagues migratoires et de crises environnementales ? Pourquoi, depuis l'Antiquité, le Moyen Âge, les Grandes découvertes, l'âge des colonialismes, l'ère des décolonisations, le temps des idéologies, le monde, l'histoire et l'homme ne nous sont jamais parus aussi chaotiques et aussi illisibles ?
    C'est en historien, juriste et diplomate que Jacques Huntzinger répond ici à ces questions et instruit le traité magistral de relations internationales et de géopolitique fondamentale qui manquait au lecteur de langue française. Relisant les leçons cruciales des cinq derniers millénaires, déchiffrant les peuples, les cultures et leurs rapports depuis les origines, éclairant à la lumière du passé les ombres d'aujourd'hui, il montre en quoi la mondialisation inédite que nous connaissons promeut l'appropriation du monde par chacun et par tous. Car notre monde n'est pas chaotique mais se complexifie.
    Un antidote aux simplismes et aux complotismes.
    Un éloge de l'intelligence humaine et de la complexité démocratique.
    Une somme indispensable.

  • La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'État et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie.Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties :o vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ;o acteurs : État, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ;o secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.

  • Dans ce livre empreint d'un sentiment d'urgence, Noam Chomsky dresse l'inventaire des horizons possibles, «menaçants» ou «exaltants», de ce jeune XXIe siècle. Au fil d'une analyse fine des événements politiques des dernières années, il met à nu les rouages de la mécanique implacable de l'impérialisme américain, mécanique qui plonge des peuples entiers dans le désarroi. Il montre ainsi que l'indépendance politique et l'État demeurent les plus solides remparts pour la défense de la liberté. En brossant ce portrait, Noam Chomsky explore les problèmes d'aujourd'hui : fossé grandissant entre le Nord et le Sud, exceptionnalisme aux États-Unis (qui perdure sous la présidence d'Obama), fiascos meurtriers d'Irak et d'Afghanistan, offensive israélo-états-unienne à Gaza, récentes crises financières. Chomsky ne sombre toutefois pas pour autant dans le désespoir. Il se réjouit du fait que les récentes percées de la démocratie en Amérique latine et les mouvements de solidarité internationale témoignent d'un « réel progrès vers la liberté et la justice ».

  • L'ONU, coquille vide ou agence humanitaire ? Créée en 1945 dans le contexte de l'après-guerre afin de préserver la paix, cette organisation a aujourd'hui mauvaise presse, d'autant que, sur le terrain, sa puissance s'affaiblit.

    Qui est responsable de cette déliquescence ? Les membres permanents du Conseil de sécurité, qui ont préféré préserver leurs intérêts au sein des directoires du G7 et du G20 ? Les partisans de l'ultralibéralisme et du profit ? Ou encore les dirigeants médiocres, sans envergure et sans vision, qui accèdent aux plus hautes responsabilités de démocraties moribondes ?

    Pourtant, il faut sauver l'ONU, seule institution capable d'organiser un monde en plein bouleversement où menace la guerre. Mais comment ? C'est à ces questions sensibles que deux spécialistes, Romuald Sciora et Anne-Cécile Robert, tentent de répondre dans un essai documenté, bâti sur quinze ans de recherches et d'enquêtes auprès des instances onusiennes.

    Avec un préface de Pascal Boniface

  • Au mois de juin 1945, l'Organisation des Nations unies a été créée afin de rassembler tous les États indépendants et d'organiser leurs rapports selon les modalités définies dans sa Charte. Ces modalités servent de cadre à une concertation politique dont la finalité est de maintenir la paix et la sécurité internationales. C'est un des organes
    principaux de l'ONU, le Conseil de sécurité, qui en a la responsabilité.

    Le Conseil concentre entre ses mains des attributions de plus en plus larges qui permettent à l'ONU d'intervenir dans le règlement des différends par des moyens pacifiques ou, lorsque la paix est rompue, par la coercition. Le Conseil est aussi un organe politique que les cinq grandes puissances - États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni - dominent et parfois manipulent.

    On peut l'aimer ou le détester, mais avant de porter un jugement sur son action ou son inaction, ne vaut-il pas mieux comprendre exactement à quoi il sert ? Ce livre tente de répondre à cette question.

  • Au lendemain de la guerre du Golfe, c'est à la périphérie de l'ensemble arabo-islamique, particulièrement au Maghreb, que les passions sont les plus exacerbées. Les opinions publiques négligent le caractère interarabe de l'origine du conflit, l'invasion du Koweït, les menaces sur l'Arabie saoudite. Dans le nouvel ordre mondial, elles ne voient que manipulation des Etats-Unis.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lieu de convergence au sein du monde tropical et océanique, l'Asie du Sud-Est est constituée de onze pays fort différents, dont l'avenir était envisagé en termes alarmistes par des observateurs chevronnés de la scène mondiale dès après la Deuxième Guerre mondiale et jusqu'aux années 1960-1970. Malgré des pronostics très pessimistes et des perspectives économiques et politiques jugées désastreuses, le Sud-Est asiatique est toutefois parvenu à appliquer des politiques contredisant les experts occidentaux, montrant ainsi combien imprévisible reste cette région.

  • Fragilisation du continent européen et multiplication des risques dans le tiers-monde sont les conséquences directes de la disparition du clivage Est-Ouest. Des espaces géostratégiques, désormais laissés vides, sont devenus la proie des visées hégémoniques d'acteurs locaux moins contrôlables.

  • Une histoire revue et corrigée de l'Europe vue sous l'angle de sa construction et de sa formation depuis les origines. Une critique de son élaboration depuis le traité de Rome, ainsi que des propositions originales. Spécialiste des questions européennes, Yves Salesse est maître de requêtes au Conseil d'Etat.

  • Deux éléments - liés - dominaient la Guerre froide, et lui donnaient une stabilité apparente qui semblait interdire tout changement important. L'Histoire paraissait donc s'être arrêtée. La dissuasion nucléaire (dont les conséquences politiques, militaires et morales sont analysées en détail dans ce livre) et la domination des relations stratégiques par les deux superpuissances constituaient les clés de la Guerre froide et bloquaient toute évolution significative. C'est par un changement des éléments mêmes de la puissance, donnant une importance croissante à ses composantes non-militaires, que le système a permis l'émergence de nouveaux acteurs importants, principalement en Europe et en Asie. C'est cette modification des termes de la puissance, principalement vers l'économie, qui a permis le retour de l'Histoire et mis fin au blocage apparent de la Guerre froide. L'Histoire, depuis 1989, s'est visiblement remise en marche. La période présente permet les changements. Elle donne aux nations des potentialités nouvelles, et elle crée donc des instabilités locales, mais aussi des dangers globaux, au premier rang desquels figure la prolifération des armements et de leurs vecteurs. Le concept même de Superpuissance ayant perdu toute signification, les crises liées à l'instabilité locale ne peuvent généralement pas être réglées par un seul État, mais les solutions collectives supposent un accord politique qui n'existe que rarement.

  • La politique étrangère se laisse malaisément définir, son domaine s'étend démesurément, alors même que sa spécificité diminue.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'évolution des relations mondiales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En trois parties : la capacité d'engagement de l'Union européenne dans le système international ; l'édification d'une politique commerciale commune ; la place de l'Union européenne dans les relations économiques internationales.

  • Les services secrets français racontés par un ancien espion. Jean-Pierre Lenoir, ancien de la France libre tente d'éclaircir les points suivants : le contrôle de la résistance par de Gaulle et l'infiltration par les communistes de son entourage, les manoeuvres du KGB contre la SDECE et la DST, l'affaire Ben Barka, l'anéantissement militaire du FLN à la veille des accords d'Evian...

  • Aujourd'hui seule puissance militaire capable de régir l'avenir de l'humanité, la République outre-Atlantique est-elle capable d'instaurer ce nouvel ordre mondial annoncé en 1990 par le président Bush? Ou, au contraire, son intervention démesurée contre l'Irak ne serait-elle pas l'ébauche d'une gestion impériale qui promet une libanisation mondiale?

  • Questionné par Stephen Smith, Abdallah, représentant spécial des Nations unies au Burundi de 1993 à 1995, décrit la vie quotidienne en Afrique par temps de massacres, explique l'impuissance onusienne, dénonce le piège humanitaire et la monstruosité voyeuriste des médias, analyse l'ingérence et l'indifférence de la diplomatie occidentale.

  • Montre les enjeux nationalistes, impérialistes ou économiques de conflits politiques variés, trop souvent décrits à travers le seul prisme islamique. Par deux chercheurs au CNRS.

empty