• "Successeur de la culotte, le pantalon symbolise la masculinité et, partant, le pouvoir, comme en témoigne le dicton « porter la culotte ». Au cours de la Révolution, il se charge d´une signification plus précise en exprimant les valeurs républicaines et devient un élément clé du nouvel ordre politique. Mais l´Ancien Régime continue pour les femmes, qui, sur le plan tant vestimentaire que social, n´accèdent ni à la liberté ni à l´égalité. Privées de droits, assignées à résidence dans leur genre, elles sont interdites de pantalon.
    Rien de tel qu´un interdit pour susciter le désir... Surchargé de fantasmes, le pantalon accompagne toutes les transgressions qui jalonnent la route de l´émancipation des femmes. Artistes, féministes, révolutionnaires, voyageuses, actrices, lesbiennes, sportives, innombrables sont les femmes connues et inconnues qui s´approprient l´habit masculin. Il faut attendre les années 1960-1970 pour que le pantalon soit féminisé et devienne un vêtement mixte. Fin de l´histoire ? Pas tout à fait. Pourquoi l´ordonnance de 1800 interdisant aux femmes de s´habiller en homme n´est-elle toujours pas abrogée ? Pourquoi les collégiennes ne portent-elles plus que des pantalons ? Pourquoi une « journée de la jupe » ? L´actualité des questions de sexe et de genre gagne à être située dans l´histoire longue de la peur de la confusion des rôles et de la contestation du pouvoir masculin.
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  • La philosophie moderne nous a interdit l'accès aux choses. Depuis, nous errons dans les mots, orphelins de l'évidence du monde. Comment une philosophie de l'intuition peut-elle être aussi un exercice de la sensation ? C'est tout l'enjeu de cet essai sur l'indistinction de l'intellect et du corps.
    On peut remplir des bibliothèques entières d'ouvrages philosophiques sur la fiction. Mais il n'existe aucune théorie d'ensemble concernant les oeuvres non-fictionnelles et documentaires. C'est ce vide que comble ici Frédéric Pouillaude. Définissant la notion de " représentations factuelles ", il propose un cadre conceptuel et des critères pour penser la non-fictionnalité et l'émergence des " oeuvres factuelles " aux XXe et XXIe siècles. Trois grands groupes de médiums sont ici étudiés : les images, les textes et les performances.
    Voici détaillée avec méthode l'hypothèse d'un " art documentaire " qui fera date.
    Un livre novateur sur ce que l'art peut faire du monde et de ses représentations dès lors qu'il s'interdit les ressources de la fiction.

  • Ce livre explore les puissances qui animent l'acte sexuel, des plus pulsionnelles aux plus culturelles. Il montre comment le choix du genre ? se sentir femme ou homme ? est loin d'être conforme à l'anatomie et s'appuie sur une bisexualité psychique souvent méconnue. Chacun se choisit un genre en refoulant l'autre qui devient le lieu d'une attirance et d'un conflit, d'une « guerre des sexes » dont les péripéties animent le désir. Mais après avoir démonté les rouages de la « machinerie sexuelle », l'auteur aborde la partie la plus importante et la plus novatrice de son livre, celle qui concerne l'orgasme. Si la recherche de ce Souverain Bien commande beaucoup plus que le rapport entre les hommes et les femmes, on mesure qu'il y a dans cet essai un enjeu politique, centré sur un ressort secret qui anime la Cité.

    En couverture : Pierre Prud'hon, Vénus et Adonis, craie noire, grise et blanche sur papier brun roux, 1808, Rijksmuseum, Amsterdam. © Dennis Hogers / fotograaf PK-Online.

  • L'hymne ne désigne pas dans ce livre une forme poétique particulière mais l'ensemble des dispositifs que la modernité a dû abandonner pour se tendre. Le mouvement des essais qui le composent est celui d'une généalogie, moins au sens d'une perspective proprement historique qu'à celui d'une récapitulation faisant la part au caractère dispersé des indices. Les noms qui jalonnent cette recherche - Hölderlin, Büchner, Baudelaire, Leopardi, Stendhal ou, plus près de nous, Benjamin et Mandelstam - définissent le réseau de sens où ces indices prennent consistance en se relançant les uns les autres. La Fin de l'hymne a précédemment paru dans la collection « Détroits » en 1991.

  • Certaines des oeuvres majeures du XXe siècle (celles d'Artaud, de Beckett, de Michaux, d'autres encore...) déforment les figures reçues de l'art, de l'écriture, du sens. Elles bouleversent nos systèmes de pensée et la tranquille stabilité des oppositions qui souvent les gouvernent. En ce sens, elles relèvent d'un nouvel iconoclasme. Elles nous invitent par exemple à nous poser quelques questions troublantes, dont celles-ci : face à la normopathie contemporaine, ce cache-misère d'une inavouable dépression, face à ce narcissisme grégaire socialement gratifié où chacun se reconnaît dans le regard admiratif qu'un autre semblable lui jette pour qu'il le lui renvoie, comment inventer les formes vivantes (plastiques, plurielles) d'une résistance à l'image ? Comment se déprendre des formes pétrifiées de l'identitaire ? Comment inventer à chaque instant les figures mouvantes de la représentation de soi et de l'autre sans y perdre toute identité ?
    Sous ce mot de défiguration, on tentera de suivre le mouvement de déstabilisation qui affecte, dans les textes modernes, la figure : mise en question inlassable des formes de la vérité et du sens, passion de l'interprétation.

    Ce livre est paru en 2004.

  • L'attribution de la Caméra d'or à Houda Benyamina en 2016 pour Divines a braqué les projecteurs sur ces réalisateurs de double culture grandis dans les quartiers populaires, souvent autodidactes et déjà auréolés de prix internationaux. Pour en nir avec les clichés sur « le cinéma de banlieue », plus de cinquante réalisateurs parmi lesquels Alice Diop, Maïmouna Doucouré, Rachid Djaïdani, Djinn Carrenard, Franck Gastambide, Jean-Pascal Zadi... s'expriment ici. Une génération montante qui, affranchie de la Nouvelle Vague, incarne un nouveau souffle du cinéma français, audacieux, réaliste et surtout très divers. Riche d'une centaine d'heures d'interviews, cette enquête journalistique conduite sur dix ans leur donne enfin la parole.

  • Dans les coulisses des représentations d'une tragédie grecque, un figurant observe l'envers du décor : la machination et la révélation propres au théâtre, les tensions et les détentes des comédiens. Il rumine des pensées d'Aristote et du spectacle, de Benjamin et du Trauerspiel. Il entend la diction du poème, ses déclamations, ses clameurs. Il partage la solitude muette d'une statue de plâtre, témoin du recommencement perpétuel, fragile et immémorial de la scène. Journal tenu pendant les représentations des Phéniciennes d'Euripide mises en scène par Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe au Théâtre national de Strasbourg en 1982. Collection « Détroits » fondée par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe.

  • L'auteur effectue une lecture originale de l'oeuvre lacanienne à travers de la notion de « réseau » en mettant au jour des liens inédits avec l'oeuvre freudienne.

    Cet ouvrage revient sur les points communs des oeuvres de Lacan et de Freud et sur leurs différences, au moyen d'une approche inédite fondée sur le concept de « réseau ». Il y apporte ainsi des éléments de réponse à une question qui agite la communauté des chercheurs en psychologie, psychanalyse et des psychanalystes, sur la nature du « passage » de Freud à Lacan, c'est-à-dire sur le statut de la relecture effectuée par Lacan.

  • Match de football ou manifestation, aménagement des parcs naturels ou des villes capitales, récits utopiques ou traités philosophiques, institution de la frontière ou des ethnies dans les colonies, éloge du mondial ou du local en écologie politique et dans la production économique... Qu'y a-t-il donc de commun entre tous ces éléments ?

    Tous relèvent d'une construction imaginaire. L'imaginaire social est l'arrière-plan de nos schémas de significations et d'actions collectives. Plus que l'attribut d'une société, il est la condition même de son existence ; il participe de l'institutionnalisation de chacune, ainsi que de nos façons communes de penser le monde, et de nous penser en son sein. Aucune expérience individuelle, aucune réalité sociale n'existant indépendamment de l'espace concret dans lequel elles se déploient, l'étude de la pluralité des formes de spatialité des imaginaires sociaux permet de porter sur nos sociétés modernes un regard original et éclairant.

  • Qui n'a pas entendu dire qu'il était dangereux pour une femme de sortir seule le soir ? Si tout le monde semble s'accorder sur une telle réalité, les moyens mettre en oeuvre pour éviter ce genre de dangers n'en sont pas moins considérés comme relevant d'une simple question de bon sens . l'heure o la question de la sécurité occupe le devant de la scne, celle des femmes est en effet largement ignorée des médias et rarement prise en compte par les pouvoirs publics : elles de prendre leurs précautions.
    L'aide d'une approche originale qui confronte les politiques de sécurité aux pratiques et représentations quotidiennes, ce livre souligne les difficultés des politiques publiques prendre en considération les inégalités entre les sexes. L'étude de la mise en oeuvre de contrats locaux de sécurité, Paris et Guyancourt, révle en effet les multiples résistances qu'une telle thématique suscite.
    Marylne Lieber met en évidence la prégnance de discriminations présentées comme allant de soi, dans un contexte d'égalitarisme entre hommes et femmes qui n'est que formel. Elle donne également voir une forme de violences l'encontre des femmes trop rarement appréhendée, celles se déroulant au coeur des espaces publics.

  • Ce livre prend pour objet ce que l'on appelle la "crise de la représentation" : partant de l'idée qu'elle est affaire de discours, il se propose d'en mettre au jour les régimes de vérité.
    La représentation politique a été conçue, à ses origines, comme l'invention d'une communauté qui ne lui préexiste pas. C'est pourquoi les discours critiques de la représentation se référant à la réalité du peuple, et à la "bonne représentation", ont toujours existé, et peuvent être lus à la lumière de trois grandes présuppositions relatives au peuple "réel" : l''unité substantielle, trahie par des divisions politiques factices, la diversité d'opinions fallacieusement réduite par la représentation, les majorités réelles auxquelles manquent les courroies de transmission qui permettraient de les traduire.
    L''ouvrage, s'appuyant sur le cas français, analyse ainsi les critiques émises au cours de quatre périodes de l''histoire du régime parlementaire en France, et s''interroge sur la persistance de la "crise de la représentation" dans la période contemporaine, alors que l''économie du régime représentatif a été transformée par les partis politiques et, en particulier, par l''avènement du phénomène majoritaire.
    En définitive, les individus ne sauraient se reconnaître durablement dans la représentation qui est donnée d'eux, en raison de l''indéfinition des fins, propre à la modernité démocratique. La "crise de la représentation", ainsi, se confond ultimement avec le politique lui-même en régime de modernité.

  • La psychanalyse et le cinéma, dont les naissances sont simultanées, peuvent se rejoindre dans cette interrogation commune sur le féminin et ses représentations, dont la folie fait partie : comment montrer, mettre en scène, les arcanes de la position féminine ? L'image de la féminité, qui trouve une expression particulièrement saisissante dans le cinéma, se construit à partir de représentations évoluant au cours de l'histoire, et se modifie au fil du temps et des époques. Mais la permanence et la multiplicité des représentations de cette figure du féminin avec ses interrogations, voire ses débordements quand il s'agit de la folie, n'est peut-être pas qu'un simple produit de l'histoire, ou du contexte social et culturel du moment. Derrière les évolutions et les mutations qui semblent contraindre les corps à se plier à des contingences sociales ou artistiques, il subsiste des permanences qui échappent à la mode et à ses processus, comme elles échappent également à ses supports ou à ses destinataires.

  • Le « genre » véhicule peurs et fantasmes. Mal connu, le mot est aujourd'hui employé à tort et à travers et instrumentalisé politiquement ; ce qui réduit généralement les débats à un florilège d'idées reçues. Il serait ainsi une « mode américaine », une « lubie de féministes » ou encore une « théorie fumeuse », voire dangereuse, cherchant à nier les différences entre les femmes et les hommes et à s'immiscer dans les salles de classe et les têtes des enfants... Face à tant de confusion, il est fondamental d'apporter un éclairage sur ce que le genre est, et sur ce qu'il n'est pas. Car le genre est un concept bien précis et tout à fait sérieux. Il constitue un outil qui a été historiquement mobilisé - et continue de l'être - au coeur des mobilisations féministes relatives aux rapports de pouvoir entre les sexes, servant notamment à mettre à jour la nature sociale des processus qui attribuent à chacune des catégories sexuées des caractéristiques présentées comme naturelles. Les études sur le genre constituent aujourd'hui en France un champ de recherche florissant et dynamique, au sein duquel sont formulées et analysées des questions fondamentales portant sur des sujets aussi variés que le travail, la santé, le langage, la violence, la sexualité ou encore le sport, la famille, la religion, etc. Ces questions, comme les réponses qui peuvent leur être apportées, concernent tout le monde. C'est précisément pour cela qu'il est essentiel de rendre les réflexions sur le genre accessibles au plus grand nombre, au-delà du milieu universitaire où elles sont encore trop souvent confinées.

  • L'inclusion des femmes dans la République s'inscrit dans un long processus, encore inachevé. Après les promesses de 1945, l'avènement de la Cinquième République en 1958 a signé leur mise hors jeu politique : divers traits institutionnels de ce régime hybride ont assuré aux hommes un quasimonopole de la politique. Écartées du Parlement et des assemblées élues, les femmes n'ont longtemps dû leur existence en politique qu''à la volonté présidentielle. Paradoxalement, il leur a été plus facile de gouverner que de représenter.
    La rupture introduite par les lois dites de "parité", votées entre 1999 et 2007, n'a pas mis fin à l''hégémonie masculine au Parlement où les hommes siègent à plus de 80 % à l''Assemblée nationale et à plus de 75 % au Sénat. Mais, ministres ou secrétaires d''État, les femmes se sont en revanche taillé une place grandissante au gouvernement, prenant également le départ dans la course présidentielle.
    Alors que les Françaises et les Français se disent prêts à élire une femme à la tête de l'État, Mariette Sineau montre que le genre est plus que jamais une catégorie d''analyse utile et nous invite à re-penser les rapports de pouvoir entre femmes et hommes dans la France du 21e siècle.

  • Loin des représentations ordinaires qui font de l'individu une catégorie qui va de soi, les sciences sociales s'efforcent de mettre en évidence un processus relativement continu d'individualisation. L'individu est d'abord une construction façonnée par les institutions les plus diverses (État, Église, école, etc.).
    Cette gense de l'individu est explorée travers l'histoire sociale et économique, l'histoire religieuse, l'histoire politique, l'histoire littéraire et artistique, et travers les figures les plus diverses de l'individualisation : artiste, électeur, entrepreneur, croyant, élve.
    Synthse sur la sociologie de l'individualisation, cet ouvrage permet de réfléchir la façon dont la question de l'individu se pose. Qu'est-ce qu'tre soi aujourd'hui alors que nos sociétés ne cessent de formuler des injonctions l'authenticité individuelle, et que les identités collectives s'effacent ?
    Chacun de produire désormais son identité singulire. Mais cette individualisation émancipatrice quand les individus échappent aux identités prescrites, peut générer de nouvelles formes d'inégalités dans l'accs aux ressources identitaires. Selon leur position sociale, les individus sont en effet inégalement en mesure de réussir le travail toujours inabouti de construction de soi.

  • L'émeute, parce qu'elle introduit une rupture dans le fonctionnement de la société, est perçue comme extérieure à la culture et aux traditions nationales ; le fait que ceux qui y participent soient souvent d'origine immigrée suscite des débats sur les critères culturels, ethniques ou raciaux d'intégration.
    La Grande-Bretagne, depuis longtemps confrontée à des épisodes de tensions urbaines, a développé dès les années 1980 une réflexion axée sur le multiculturalisme, la lutte contre la discrimination raciale et contre la sous-représentation politique des minorités. Ces approches ont abouti, dans la décennie suivante, à des politiques ambitieuses contre la discrimination raciale dans la police.
    Les idées de citoyenneté, de valeurs communes, et la notion de community cohesion du New Labour de Tony Blair les ont éclipsées après la vague de d'émeutes de 2001. Mais le multiculturalisme continue d'inspirer nombre de politiques outre-manche et d'animer un vif débat.
    Un essai éclairant,dans un contexte européen où le multiculturalisme tend à s'effacer au profit d''un "néo-assimilationniste", notamment en France où statistiques ethniques et sous-représentations des minorités restent sujets à polémique.

  • Ce livre explore une dimension particulière des évolutions institutionnelles, celle de la pérennité des traditions constitutionnelles nationales et d'abord françaises. C'est dans cet esprit qu'ont été examinés le droit et la pratique de la dissolution au cours de l'histoire politique de notre pays.
    L'originalité de l'étude tient d'abord à ce qu'un long développement est consacré à ce qui peut être considéré comme la préhistoire de la dissolution : les pratiques de l'Ancien Régime à l'égard des assemblées représentatives de la nation. Au-delà et depuis la Révolution, ce sont au total vingt dissolutions qui ont été prononcées.

  • La politique est-elle différente en France ? La critique aiguë des élites politiques et la montée en force du vote protestataire depuis quelques années mettent en évidence une grave crise de la représentation. Signe d'un déclin ou inadaptation la mondialisation, elle semble indiquer que rien ne se fait en France comme dans les autres pays européens.
    Mais l'Europe elle-mme n'est-elle pas un assemblage de singularités nationales ? On peut s'interroger sur l'existence d'un socle commun de valeurs et de représentations, mais aussi sur la possibilité d'aller plus loin dans l'intégration européenne quand les cultures et les pratiques politiques nationales semblent divergentes. A partir des résultats de l'enqute European Social Survey (prix Descartes 2005), une équipe de politistes a cherché évaluer quelle est la spécificité française, et savoir dans quelle mesure il est possible de parler d'une Europe politique.
    Issu d'un cours du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), cet ouvrage propose aux étudiants, mais également tous ceux que la politique intéresse, des analyses rigoureuses de la vie politique en France et en Europe, telle qu'elle est structurée par les valeurs et les attitudes, par les catégories démographiques et sociales ainsi que par les familles partisanes.

  • Pour traiter les connaissances et les compétences, pour les acquérir, pour concevoir des environnements d'apprentissage, pour construire les processus par lesquels une organisation devient apprenante, axée sur le savoir, il faut représenter les connaissances. C'est justement là l'objet des méthodes présentées dans cet ouvrage.

  • Êtes-vous adophobe ? À l'ère du numérique, nombre d'adultes confrontés à des images mettant en scène la violence et la sexualité des adolescents s'inquiètent, convaincus que les nouvelles générations sont à la fois menacées et menaçantes. Pourtant, si le sentiment d'insécurité est bien palpable, la peur qui en découle ne résiste pas à l'épreuve des faits. Portés par les émotions plutôt que par la rationalité, impressionnés par les images plutôt que par les recherches et déroutés par ce qui est rendu visible sur nos écrans, les parents, les professionnels et les spécialistes tombent dans le piège de l'adophobie... et ils ont peur à la fois pour les ados et de leurs ados.
    À partir d'un examen de faits médiatisés depuis l'avène­ment de YouTube et de Facebook - du happy slapping à la propagande djihadiste, en passant par l'hypersexualisation et les sextos -, cet essai explore l'hypothèse selon laquelle l'adophobie a aujourd'hui un terrain fertile pour fleurir : un monde débordant d'images.

    Jocelyn Lachance est chargé d'enseignement à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (Laboratoire CNRS UMR-Passages). Il est également membre de l'Observatoire Jeunes et Société de Québec.

  • Le virage ambulatoire, les nouvelles dispositions de la politique québécoise et le soutien social à l'exercice des rôles parentaux, et leurs influences sur la famille québécoise et ses conditions de vie.

  • Ce document de la série Image des jeunes propose une étude inédite de la pédagogie d'Irène Senécal à partir de ses propres archives.

  • Dirigé par Michelle Chanonat, le dossier de ce numéro est consacré à la représentation de la mort au théâtre. Indicible, inénarrable et irreprésentable, la qualifiait le philosophe Vladimir Jankélévitch. La mort est un des tabous les plus forts des temps modernes. Le théâtre serait-il le dernier endroit où l'on en parle, où on la représente, où on la figure? Sont notamment abordées les démarches de Marcel Pomerlo, Denis Lavalou, Rabih Mroué, Lina Saneh, Denise Guilbault, Michel Nadeau et Pier-Luc Lasalle. Hors dossier, on trouve entre autres un récit de voyage signé Annick Lefebvre et Olivier Sylvestre, une entrevue avec Akram Khan et un portrait de Ivan Viripaev.

  • Les citoyens manifestent une insatisfaction grandissante devant les dérives de la démocratie représentative et veulent prendre en main leur destin. Ils créent de nouvelles formes dintervention du local au global, se préoccupent de lintérêt général, inventent de lhorizontal dans un système vertical. La démocratie participative constitue peut-être une des voies pour reconstruire le lien social, le terreau dont la république a besoin pour se réaliser pleinement, le moyen de régénérer une démocratie qui doute. Cest le plaidoyer de ce livre.

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