• En 2011 la Suisse franchit un pas historique: elle met en vigueur dans sa justice pénale une procédure fédérale unifiée. C'est l'occasion de présenter le fonctionnement de ses tribunaux. Le système, y compris ses nouveautés, est d'abord décrit ave

  • Pourquoi tolérons-nous la pauvreté malgré la richesse de nos sociétés? Comment expliquer ce manque de solidarité envers les personnes les plus vulnérables, en particulier celles à l'aide sociale? Olivier Ducharme s'attaque aux politiques d'assistance sociale fondées sur le modèle de la «contrepartie», adopté par la majorité des pays occidentaux et imposant des conditions à quiconque veut s'en prévaloir. Ainsi, au Québec, l'État verse à la personne demanderesse une prime financière si elle participe à un programme d'insertion à l'emploi; dans le cas contraire, on va jusqu'à lui imposer des pénalités financières. Dénonçant cette politique inique de la carotte et du bâton, Ducharme cherche du même souffle à réhabiliter l'image que nous nous faisons du «pauvre». Remettant en question certains dogmes, comme le travail et l'argent, il plaide pour une aide sociale éthique, centrée sur la solidarité humaine et détachée de l'emprise du marché du travail. Contre les mensonges du néolibéralisme, l'heure est venue de défendre un droit inconditionnel à l'assistance sociale.

  • Fin 2010, une crise post-électorale débute en Côte d'Ivoire, après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle. La France décide d'orchestrer l'asphyxie économique du régime. Oscar, haut fonctionnaire au ministère des finances est chargé d'organiser cet étouffement.
    Technocrate zélé et compétent, il se consacre à cette mission avec d'autant plus de distance et de rigueur, qu'il ne contrôle pas sa vie personnelle, happé par une passion tumultueuse et toxique pour Manon.
    Étouffe la Côte d'Ivoire  évoque avec précision des événements historiques mal connus, dont l'auteur a lui-même été un témoin privilégié. On plonge dans les arcanes des bureaux de Bercy, où on assiste au déploiement d'une offensive visant toute l'économie d'un pays. Ce roman est porteur d'une réflexion sur l'action technocratique, à distance de ceux qui en subissent les conséquences. Tenter de les imaginer, c'est s'égarer dans les méandres de la fiction et de la mauvaise conscience.
    Les personnages de là-bas, de l'autre monde, surgissent comme les fantômes de mauvais rêves, avec le cortège d'assassinats, de violences, de malédiction qui les enferme : Samira, Kouakou et leur père Adama, et le bienveillant Patrick passent et souffrent sur les écrans troublés de la conscience du héros.
    C'est à ce voyage que nous convie Charles Louis Blaise, pseudonyme d'un auteur déjà salué par la critique pour plusieurs romans sous son nom.

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