• Winston Churchill

    François Kersaudy

    NOUVELLE ÉDITION REVUE ET AUGMENTÉE « Nous sommes tous des vers », avait modestement confi é le jeune Winston à une amie, « mais je crois que moi, je suis un ver luisant ! » Le mot n'est pas trop fort : Alexandre Dumas aurait pu inventer un personnage de ce genre, mais dans le cas de Winston Leonard Spencer-Churchill, la stricte réalité dépasse de très loin la fiction. Jusqu'à 26 ans, les aventures du jeune officier et du reporter évoquent immanquablement celles de Tintin ; mais ensuite, le personnage devient une synthèse de Clemenceau et de De Gaulle, l'humour et l'alcool en plus... ainsi qu'une imagination sans limites : « Winston, disait le président Roosevelt, a cent idées par jour, dont quatre seulement sont bonnes... mais il ne sait jamais lesquelles ! » C'est pourtant le général de Gaulle qui l'a le mieux jugé : « Il fut le grand artiste d'une grande histoire. » Cette vie a été un roman ; elle est racontée comme tel, sans un mot de fiction. Se fondant sur des recherches dans les archives de huit pays, la consultation de quelque quatre cents ouvrages et l'interview de nombreux acteurs et témoins, ce récit épique montre comment un homme solitaire, longuement façonné par d'exceptionnels talents et de singulières faiblesses, a pu infléchir le cours de notre siècle, avec la complicité d'un destin qui s'est radicalement départi de son impartialité.

  • 6 juin 1944 : les Alliés débarquent en Normandie. Après 80 jours de combat, ils libèrent Paris. À la fin mars 1945, la bataille est terminée dans l'est de la France. Il n'en est pas de même à l'Ouest, où 75 000 soldats de la Wehrmacht et de la Kriegsmarine résistent sans faillir aux assauts des troupes alliées et françaises dans six forteresses édifiées sur le littoral de France : Dunkerque, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan et la pointe de Grave. Grâce à de monumentales batteries d'artillerie, des fossés antichar et une défense aérienne redoutable, les soldats allemands ont reçu l'ordre de Hitler de tenir jusqu'au bout. Le 14 avril 1945, sous la conduite du général de Larminat, la campagne de l'Atlantique est déclenchée. Après des semaines de combats acharnés où près de 60 000 civils sont pris en otage, les troupes françaises - pourtant peu expérimentées et faiblement armées -, formées pour l'essentiel de combattants FTP et FFI, obtiennent la reddition de l'ennemi. En moins d'un mois, les poches sont réduites les unes après les autres : Royan (18 avril), l'île d'Oléron (1er mai), l'île de Ré et la Rochelle (7 mai), Dunkerque (9 mai) Lorient (10 mai) et Saint-Nazaire (11 mai). Au final, des villes entièrement dévastées où les « empochés » ont enduré des conditions de vie épouvantables alors que le reste du pays fêtait la Libération. Stéphane Simonnet lève ici le voile sur les batailles oubliées de la libération de la France.

  • Quel est l'état d'esprit des Français au moment de l'armistice ? Comment les Allemands sont-ils accueillis en France ? Qu'apprend-on à l'école sous Vichy ? Comment fonctionnent les tickets de rationnement ? Comment s'habille-t-on ? Comment se déplace-t-on ? Qui sont les premiers résistants ? Combien compte-t-on de réfractaires au STO ? Qui sont les Français engagés au service de l'ennemi ? Comment les Français vivent-ils la Libération ?En 100 questions sur la vie quotidienne des Français pendant les heures sombres de l'Occupation, on est loin des clichés et des stéréotypes de Français « collabos contre résistants ». Inspiré par la série télévisée Un village français, qui raconte le quotidien des habitants d'une petite ville du Jura, proche de la ligne de démarcation, ce livre permet de mieux comprendre ce qu'ont vécu les Français, leurs souffrances, leurs engagements, et parfois leurs revirements.

  • De 1939 à 1945, le monde entier s'embrase, des neiges de Finlande aux sables du désert de Libye, des îles du Pacifique aux plages normandes, des hauts plateaux d'Éthiopie aux mornes steppes russes. Une guerre totale menée sur terre, sur mer et dans les airs, qui n'épargna pas les populations civiles bousculées, déplacées, contraintes au travail forcé, pillées, bombardées, massacrées, exterminées.
    Cette histoire de la Seconde Guerre mondiale est à la fois une explication et un récit.
    Sans négliger la narration des combats, elle accorde une large place aux enjeux idéologiques, politiques et stratégiques, à la propagande, et souligne le poids déterminant de l'économie ou des technologies, en évoquant la mobilisation des sociétés en guerre et les affres de la vie quotidienne. Des états-majors aux champs de bataille, des témoignages des principaux acteurs aux souvenirs des plus humbles victimes, ce livre nous entraîne au coeur du drame, à jamais gravé dans les mémoires, qui coûta la vie à 60 millions d'êtres humains.

  • Travail forcé, mauvais traitements, épidémies, « expériences médicales », famines, tortures, exécutions sommaires, Neuengamme avec ses satellites est sans conteste l'un des camps de concentration les plus meurtriers de toute l'Allemagne nazie. N'y a-t-on pas compté près de 60 000 morts pour un peu plus de 100 000 détenus ? Opposants politiques, syndicalistes, déviants de toutes sortes, communistes, chrétiens, juifs, artistes et intellectuels, résistants de toute l'Europe, Allemands, Français, Tchèques, Belges, Polonais, etc., tous y ont été réduits en esclavage. Mais il était écrit que ces souffrances ne s'arrêteraient pas là et qu'à l'horreur concentrationnaire viendrait s'ajouter une ultime tragédie. Alors même que Hitler venait de se donner la mort au fond de son Bunker, alors que les Britanniques et les Soviétiques se trouvaient à quelques kilomètres à peine de là, les SS se mirent en tête, dans un incompréhensible fanatisme jusqu'au-boutiste, d'évacuer Neuengamme de ses derniers prisonniers et de les regrouper, dans d'effroyables conditions, sur un ancien paquebot de luxe, le prestigieux Cap Arcona, amarré dans la baie de Lübeck ! C'est là que, le 3 mai 1945, une escadrille de la Royal Air Force, mal renseignée probablement, bombarda le navire et le coula, causant la mort de plus de 7 000 détenus dans les eaux glaciales de la Baltique. À partir d'une documentation considérable, les auteurs racontent l'histoire du camp et le calvaire des déportés, ils dressent d'émouvants portraits de victimes, les unes anonymes, les autres célèbres, ils relatent avec minutie les étapes de l'infernale tragédie. La révélation de cet épisode peu connu, voire occulté de la Seconde Guerre mondiale illustre un aspect inédit de l'univers concentrationnaire et de la folie nazie.

  • Un panorama des concepts essentiels en rhéologie à travers ses applications à des domaines aussi divers que la biologie, le génie civil, l'industrie des matières plastiques, de l'agroalimentaire ou des cosmétiques.

  • Bruno Cabanes et Guillaume Piketty Retour à l'intime au sortir de la guerre Des dizaines de millions de combattants ont été tués ou blessés dans les combats du vingtième siècle. Les victimes civiles, encore plus nombreuses, ont payé le prix fort de la totalisation des conflits. Fragilisés par la perte d'un être proche, par l'expérience de l'exil ou par la destruction de leur environnement, la quasi-totalité des contemporains ont vécu la guerre comme l'événement majeur de leur vie. Parfois leur espace intime avait été pris pour cible : maisons saccagées, souvenirs matériels détruits, paysages familiers rendus méconnaissables. Souvent leur corps meurtri ou affaibli trahissait la violence de l'épreuve qu'ils venaient de traverser. Au sortir de la guerre, chacun dut reconstruire, renouer tant bien que mal avec le quotidien, vivre avec les séquelles laissées par les combats et l'absence des disparus. Revenir à l'avant-guerre était impossible. Il fallut faire son deuil de tout ce que le conflit avait détruit et des rapports humains qu'il avait altérés. Faire son deuil aussi du temps exceptionnel de la guerre, de son rythme accéléré, et consentir, parfois à contrecoeur, à une forme de normalisation. Cette histoire du retour à l'intime restait à écrire. Une équipe d'historiens français, allemands et américains, réunie sous la direction de Bruno Cabanes, professeur associé à l'Université Yale (États-Unis) et de Guillaume Piketty, directeur de recherches au Centre d'histoire de Sciences Po Paris, renouvelle l'analyse des sorties de guerre, en étudiant la reconstruction des vies ordinaires, notamment au lendemain de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.

  • Longtemps, on a évalué le temps qui passe à partir du mouvement apparent du Soleil, c'est- à-dire à partir de la rotation de la Terre sur elle-même. Il y a quelques décennies, les physiciens ont redéfini la seconde à partir de propriétés fondamentales des atomes. Comment ? Pour quoi faire ? Ce livre à la fois scientifique et de vulgarisation raconte l'histoire de cette unité de temps universelle.

  • Le Pas du Diable

    Françoise Benassis

    UN SOMBRE PAS DE DANSE ENTRE LES VIVANTS D'AUJOURD'HUI ET LES FANTÔMES DU PASSÉ
    Les choses ont mal tourné, dans les reliefs montagneux perchés entre la France et l'Italie, durant l'estive de 1945. Que s'est-il passé, là haut, loin du village d'en bas ?
    La question se pose lorsque, quelques années plus tard, Image, le chien du maître berger Maestro Paolo, déterre des ossements humains et des crânes percés en leur sommet, disséminés le long du chemin de transhumance. Les souvenirs affluent dans l'esprit de chacun, et les sales secrets de la guerre ressurgissent comme les cadavres que la montagne recrache tel un ogre repus.
    Maestro Paolo enquête auprès des bergers, plus têtus que des bourriques, plus muets que des morts, avec une obsession chevillée au corps : qui sont-ils, justement, ces morts dont les chiens exhument les restes ? Qui sont le ou les assassins, et pourquoi un tel carnage s'est-il produit ?
    Attention au pas du Diable. Lorsqu'on le franchit, la vallée des Merveilles peut devenir la vallée des Horreurs.

    Françoise Benassis est une terrienne qui raconte des histoires enracinées dans un lieu et des paysages arpentés à pied, la tête au vent : le Mexique, le Népal, le Yémen, le Sahara et, par monts et par vaux, la France.
    Comme tous les nomades, elle a deux ports d'attache. Les siens sont Paris et la Loire de son enfance.

  • Une magnifique histoire d'amour.
    Un portrait de femme inoubliable.
    Un roman feel-good lumineux qui vous rend addictif à la vie.
    « Je m'appelle Anita Moreau, je vis dans un deux pièces à Jersey, au-dessus d'un restaurant Thaï et aujourd'hui c'est mon anniversaire. Je ne vous dirai pas mon âge car il est convenu que les dames le taisent.
    Tout est prêt. Le champagne, la robe. Je me suis offert un parfum. Fortement vanillé. Je vais en asperger mon lit. C'est un rendez-vous exceptionnel. Je ne veux pas le manquer. Je veux réussir mon grand saut. »

    Anita est en colère. Elle se sent flouée. Elle refuse d'être le jouet du destin. Pourtant, la voilà obligée de différer son projet à cause d'un coup de téléphone inattendu.
    La vie, pleine de surprises, joue des tours aux plus méthodiques. Sur la route de Noirmoutier un beau ténébreux croise sa route et elle découvre qu'elle n'y est pas insensible. Pourtant elle refuse ce bouleversement de toutes ses forces. Anita veut se battre pour atteindre son objectif et ne s'aperçoit pas que ses plans ont changé à son insu.
    Et si l'existence n'était pas toujours aussi bien calibrée qu'un haïku, pour le pire, mais parfois aussi pour le meilleur ?

    « Alice Quinn nous émeut et nous séduit avec l'histoire d'un amour interdit, l'histoire d'une seconde chance. Avec une infinie tendresse, elle donne vie à des personnages d'une justesse désarmante. Un livre qui donne envie d'aimer. » Claire Saim, du blog onirik.com

    Alice Quinn est l'auteure de « Rosie Maldonne », une série de comédies policières, et de polars historiques. Avec « Brille, tant que tu vis », elle vous transporte dans un remarquable portrait de femme, un feel-good triomphant, tissé d'émotions.

  • La classe et l'environnementLe groupe-classePréparer, enseigner, diriger, évaluerLes objectifs d'apprentissageL'enseignement des conceptsLa discipline en classeL'évaluation et la mesureEnseigner le françaisL'apprentissage langagier dans les programmes en immersion française. Considérations théoriquesDe l'immersion au français langue seconde. Considérations théoriques et applications pratiquesL'efficacitéCulture et multiculturalismeCulture, système scolaire et programmes d'immersionLe Canada multiculturel : considérations sur les écoles, les professeurs et le curriculum

  • Dclenche le 6 juin 1944, la bataille du Cotentin reprsente un enjeu primordial pour les Allis : s'ancrer dfinitivement sur le sol franais. Aprs deux mois d'une lutte acharne dans le bocage et les marais normands, elle met un point final au Dbarquement. Le 26 juin 1944, les troupes du gnral Bradley s'emparent de haute lutte du port de Cherbourg. Victoire symbolique, mais illusoire : l'arme allemande impose son adversaire une terrible guerre d'usure dans le bocage et les marais du Cotentin : chaque haie, chaque bosquet est un nid de rsistance pour les soldats allemands. la Haye-du-Puits, 10 000 GI meurent pour progresser d'une dizaine de kilomtres, soit un mort par mtre. Les villes et villages bombards, notamment Saint-L, sont en ruine et la population en exode. Hitler s'obstine et donne des ordres contradictoires et insenss. Finalement, le 25 juillet, l'opration Cobra explose sous un tapis de bombes la ligne de front allemande. Les blinds de Patton s'engouffrent dans la brche, percent en direction d'Avranches et foncent vers la Bretagne et le Mans. Malgr une contre-offensive dsespre de l'arme allemande, les Allis ne peuvent plus tre arrts. Au grand dam de ses gnraux, Hitler a sacrifi ses meilleures units, dont la sinistre 2e division Panzer SS Das Reich du gnral Lammerding, et prcipit la dfaite de l'Allemagne en Normandie. Le Dbarquement est achev.

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