• Savez-vous que votre bureau de poste, plus du tout rentable, risque de fermer ? Et pourquoi, en 2012, il y a eu près d'un million de réclamations de la part de clients insatisfaits ?
    Savez-vous qui assure le secrétariat du Père Noël ? Pourquoi une employée a enchaîné 250 CDD en vingt ans ? Qui décide, dans le plus grand secret, des timbres mis en vente chaque année ?
    Savez-vous que La Poste n'est plus une administration mais une entreprise comme les autres qui doit vivre de ses propres activités ?
    À l'heure d'Internet et face à la concurrence, la voici obligée de se réinventer. Banque, téléphonie mobile, assurance, colis, service aux personnes âgées... l'entreprise multiplie les innovations, quitte à s'éloigner de sa mission première : distribuer le courrier.
    Sur un ton vif et enlevé, cette enquête fouillée montre comment La Poste navigue à vue entre économie libérale et défense du service public, au risque de tomber dans la schizophrénie. Et de mécontenter tout le monde.

  • Aujourd'hui la psychiatrie est en crise : crise de moyens, d'effectifs, crise aussi des modèles et de la pensée. Certains se posent la question de son utilité et voudraient la réduire à ses seules missions de maintien de la sécurité, de contrôle des déviances sociales et de prévention des conséquences du stress. La dimension soignante au long cours pour laquelle trois générations de psychiatres ont milité est remise en cause. Plus que jamais cet ouvrage de réflexion à plusieurs voix est d'actualité. Il rassemble quelques-uns des formateurs qui, par leur action, contribuent à soutenir cette psychiatrie humaniste - dont Francis Jeanson avait fait l'éloge - en exhortant les soignants de la psychiatrie à allier l'intelligence du monde humain avec des capacités autoréflexives et de résistance à tout système totalisant.

  • Comment l'autorité se manifeste-t-elle dans les pratiques de gestion de l'intervention sociale faisant l'objet de transformations autant au Québec qu'en Europe ? Cet ouvrage invite d'abord le lecteur à considérer les définitions de l'autorité, son histoire et ses figures de façon à en comprendre les enjeux et les processus structurant les relations de pouvoir en milieu professionnel. Les effets psychosociologiques des rapports d'autorité sur les travailleurs eux-mêmes sont analysés, ainsi que sur les diverses façons de réagir à l'autorité. À la fin de l'ouvrage, nous pouvons prendre connaissance d'une approche d'intervention à visée démocratique - inspirée des travaux de la sociopsychanalyse - afin de considérer une voie différente de celle de l'auto-autorité.

    L'objectif de ce livre est d'offrir des pistes d'analyse aux enseignants, aux étudiants, aux intervenants et aux gestionnaires sur les enjeux de pouvoir auxquels le travail social est confronté afin qu'ils puissent y faire face autrement que par le seul affrontement ou par la passivité.

  • Ils sont assistant maternel, animateur sportif, médecin, archéologue, sage-femme, policier municipal, psychologue, bibliothécaire... Vous en côtoyez chaque jour et en avez même certainement dans vos proches. Pourtant, il est de bon ton de crit

  • Jean Ayme, psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, a longtemps exercé des responsabilités au sein du syndicat des psychiatres des hôpitaux. Il nous propose, dans cet ouvrage, le fruit d`un travail important qui, à travers l'étude de la collection complète de l'1nformation psychiatrique et de son supplément syndical, constitue sa contribution à l'histoire de la psychiatrie.

    De la chute du nazisme à celle du mur de Berlin, il nous rappelle, à travers les mille et un événements qui ont marqué sa profession, que le sort des psychiatres est indissolublement lié à celui des malades mentaux. Le syndicat des psychiatres des hôpitaux, tout au long de ses cinquante ans d'existence, défendra inlassablement et l'un et l'autre, en militant pour
    conserver la spécificité de la psychiatrie en tant que médecine de la personne, oeuvrant dans le champ social.

    Ainsi, dans cet ouvrage où se croisent les nombreuses personnalités - Georges Daumézon, Henri Ey, Paul Sivadon, François Tosquelles, Roger Gentis, Lucien Bonnafé et bien d'autres - qui ont participé à l'édification du statut de psychiatre et à la construction de ce qui est aujourd'hui la psychiatrie de service public (de la réforme asilaire à la psychiatrie de
    secteur), nous retrouvons :
    - l'histoire des progrès accomplis sur les plans sémiologique, nosographique, étiologique, thérapeutique, assurant une meilleure compréhension dela maladie mentale et des conduites à tenir ;
    - l'histoire d'un combat pour la défense individuelle et collective, l'obtention de meilleures conditions de salaire et de travail qui, en exigeant des moyens juridiques ou financiers, ont assis une profession ;
    - l'histoire des rapports des psychiatres et de l'Etat, notamment par l'intermédiaire des trente ministres de la Santé qui se sont succédé au cours des deux républiques.

    Il s'agit là d'un ouvrage unique qui devrait passionner tous les psychiatres publics et privés ainsi que les professionnels qui oeuvrent dans le secteur de la maladie mentale.

  • Pourquoi tolérons-nous la pauvreté malgré la richesse de nos sociétés? Comment expliquer ce manque de solidarité envers les personnes les plus vulnérables, en particulier celles à l'aide sociale? Olivier Ducharme s'attaque aux politiques d'assistance sociale fondées sur le modèle de la «contrepartie», adopté par la majorité des pays occidentaux et imposant des conditions à quiconque veut s'en prévaloir. Ainsi, au Québec, l'État verse à la personne demanderesse une prime financière si elle participe à un programme d'insertion à l'emploi; dans le cas contraire, on va jusqu'à lui imposer des pénalités financières. Dénonçant cette politique inique de la carotte et du bâton, Ducharme cherche du même souffle à réhabiliter l'image que nous nous faisons du «pauvre». Remettant en question certains dogmes, comme le travail et l'argent, il plaide pour une aide sociale éthique, centrée sur la solidarité humaine et détachée de l'emprise du marché du travail. Contre les mensonges du néolibéralisme, l'heure est venue de défendre un droit inconditionnel à l'assistance sociale.

  • Depuis leur création, la radio et la télévision de service public ont connu de nombreux changements consécutifs aux innovations technologiques, aux réorientations politiques ou réglementaires, à l'évolution des conditions économiques et à l'émergence de nouvelles pratiques socioculturelles. Plus récemment, ces médias, à l'instar de l'ensemble des industries médiatiques et culturelles, ont été rudement secoués par la rapide expansion des réseaux numériques et par l'apparition des appareils permettant cette dernière. La « révolution du numérique » entraîne en effet d'énormes défis pour les gens oeuvrant dans toutes les sphères de la production et de la diffusion culturelles et médiatiques, mais aussi pour les usagers des médias. La Canadian Broadcasting Corporation (CBC)/ Société Radio-Canada (SRC), la British Broadcasting Corporation (BBC) et France Télévisions (FTV) bougent devant ces importantes mutations. Elles réagissent, autant que leurs ressources humaines et financières le permettent, en adoptant - sous pression extérieure ou de leur propre initiative - des stratégies pour relever les considérables défis imposés par leur environnement changeant.

    Le présent ouvrage présente et analyse, en fonction de quatre grands thèmes (créativité, accessibilité, coopération et financement), les actions de ces géants médiatiques. Il s'adresse à ceux et celles qui travaillent dans les médias publics et à toutes les personnes qui, plus largement, veulent comprendre l'évolution du service public et le rôle de la culture et des médias en démocratie. La voie vers l'avenir médiatique sera certainement tracée à la fois par les artisans du service public, par les acteurs politiques responsables et par les citoyens qui s'en préoccupent.

    Gaëtan Tremblay est professeur retraité de l'École des médias de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et chercheur au Centre de recherche interuniversitaire sur la communication, l'information et la société (CRICIS).

    Aimé-Jules Bizimana est professeur agrégé au Département des sciences sociales à l'Université du Québec en Outaouais et chercheur régulier au CRICIS.

    Oumar Kane est professeur titulaire au Département de communication sociale et publique de l'UQAM et chercheur au CRICIS.

  • En dix ans, alors que la population française a augmenté de 4,2 millions de personnes, alors que nous traversons une crise sans précédent, les services publics - fondement de notre République, qu'ils rendent accessible pour tous les citoyens - ont été considérablement amputés.

    Le système social qui fait la force et la fierté du « modèle français » est remis en cause. Sous toutes ses formes (pompiers, hôpitaux, administrations, organismes sociaux...), le service public en est affaibli, et c'est une société de services, marchands, à plusieurs vitesses, qui se dessine.

    Avec force, en se fondant sur des exemples concrets, locaux et chiffrés, Jean-Claude Mailly rappelle la nécessité d'un service public égalitaire et républicain, fondé sur le maillage du territoire, porté et incarné par des femmes et des hommes au plus près des besoins des citoyens.

    Couverture : Portrait de Jean-Claude Mailly © Astrid di Crollalanza © E.J.L., 2014

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