Arts et spectacles

  • Dans ses langes, la poésie canadienne est médiatique ou vocale; elle a pour support le journal ou la voix. Dans le premier cas, elle partage l'espace de la page avec la chronique, l'entrefilet, le fait divers, la nouvelle, le roman-feuilleton; dans le second, elle s'énonce dans le brouhaha de la cité, au coin des rues et dans les théâtres, dans les mansardes et les cafés, et le dispute aux débats de l'Assemblée, aux harangues, aux sermons, aux éloges, à toutes les déclinaisons de la parole vive qui remplissaient l'environnement sonore des hommes et des femmes du XIXe siècle. De même que l'étude de la presse comme matrice littéraire a ouvert un nouveau continent à la recherche, celle de l'inscription de la littérature dans la cité, hors l'imprimé, appelle de nouveaux travaux. En proposant quelques études ciblées sur la poésie en voix au Québec, le dossier de ce numéro voudrait offrir une contribution à cette histoire encore à écrire.

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