Sciences humaines & sociales

  • Alors que la «gauche» semble avoir officiellement rompu avec le socialisme pour redevenir un avatar du libéralisme et qu'elle s'est, une bonne fois pour toutes, entièrement dissociée des classes populaires, l'hégémonie du bloc populiste-néolibéral semble inexpugnable. Seule la relance d'un programme socialiste à gauche de cette «gauche» libérale permettrait de la défaire, nous dit Franck Fischbach. Mais au préalable, il faut revenir aux hypothèses fondatrices du socialisme. 

    Par un retour aux propositions philosophiques à la base de la pensée socialiste, notamment celles formulées par Hegel, Marx, Durkheim et Dewey, Franck Fischbach esquisse dans cet ouvrage un socialisme conscient de la rationalité du social, un socialisme de coopération entre égaux dont la tradition n'a été épuisée ni par l'État social ni par le socialisme «réel», loin de là.  Les partis socialistes sont morts, vive le socialisme!

  • Qui est vraiment Angela Merkel? On la dit intraitable, regard bleu acier, elle semble indéchiffrable. Physicienne. Fille de pasteur. Divorcée et remariée. Ayant grandi dans l'ex-RDA, elle entre en politique à 35 ans, au moment de la chute du Mur. Une décennie plus tard, elle se débarrasse de son mentor, Helmut Kohl, puis écarte ses concurrents et succède finalement au chancelier Gerhard Schröder.

    Ses partisans la trouvent réfléchie et méthodique. Ils louent son absence de vanité et son sens de l'absurde. Ses opposants lui reprochent son ambition, son côté «mère la rigueur de l'Europe», et ses atermoiements. Ses diktats rigoristes lui valent d'être caricaturée un fouet à la main et une croix gammée au bras.

    Constamment sous-estimée et admirable tacticienne, la «femme la plus puissante du monde» bénéficie d'une inoxydable popularité. Mais elle exerce aussi son pouvoir dans une vertigineuse solitude.

    Nourrie de sources inédites, cette biographie nous entraîne dans les coulisses du pouvoir, à Berlin comme à Bruxelles, sur les traces d'une Allemande (presque) comme les autres.

  • Directeur de l'information du Télégramme, Hubert Coudurier dresse le portrait de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, socialiste breton engagé, à travers son histoire, son parcours politique, ses réseaux... L'actualité tragique nous le confirme à intervalles réguliers : nous sommes en guerre contre l'islamisme radical, tant sur le front intérieur qu'extérieur. Parmi les hommes du président qui combattent à ses côtés, Jean-Yves Le Drian est en première ligne, et se donne corps et âme à sa fonction. Quel est le parcours de ce ministre de la Défense qui restera, avec Pierre Messmer, comme l'un des plus puissants de la Ve République ? De ce militant, homme de réseaux, qui s'identifie à l'histoire du socialisme breton depuis plusieurs décennies et que plébiscitent les industriels de l'armement ? D'attentats en conseils de défense, d'opérations militaires en Afrique ou au Moyen-Orient en passant par les multiples rencontres avec les dirigeants étrangers qui luttent contre le fanatisme, l'auteur dresse le portrait sans concessions d'un homme respecté par l'institution militaire, laquelle incarne le dernier rempart de la démocratie, mais ne peut à elle seule se substituer à une perte de repères généralisée. Et conforter une diplomatie qui se cherche.

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