Éditions David

  • Que faire de soi ? s'interroge le poète pour qui le monde est comme un rivage difficile à atteindre. Le ciel de son enfance, celui de la basse-ville, devient l'occasion, pour lui, de vivre au présent et de traverser enfin la nuit. Entre les souvenirs et la mort, où se tient la vie?

    Rue st-vallier je ne sais plus qui est l'écho de l'autre il me reste un peu de soleil dans les mains comme un bibelot de verre que la nuit n'a pas rongé je protège ce petit feu de rien et souffle sur les braises pour retrouver je ne sais plus quoi Depuis « Le feu de l'autre rive » et, surtout, « La lenteur du monde », Michel Pleau a entrepris une quête d'identité qu'il poursuit admirablement dans « Le ciel de la basse-ville ».

  • Mon fils âgé de deux ans au beau milieu d'un champ de fleurs sauvages. Il est en tête à tête avec un chrysanthème. Il ne le cueille pas, ne le porte pas non plus à son nez. Il le touche du bout des doigts, comme s'il voulait s'assurer de son existence.

    de retour du champ
    des lumières par dizaines
    dans mon pot de verre
    Jimmy Poirier

    échanger quelques mots
    avec une bernache
    début de l'été
    Hélène Leclerc

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