• Notre corps possède tout en lui : l'origine, le sens, le maintien et la prévention des maladies.
    Notre corps, physique - psychique - émotionnel - énergétique, a en lui toutes les questions et toutes les réponses!
    Christian Flèche explique comment la maladie est le résultat de certains principes biologiques. Le symptôme est la réaction d'adaptation à un événement non abouti et qui se fige dans le temps. D'ennemi, il devient alors un allié précieux. li indique précisément l'origine du trouble et permet donc d'agir à la racine.
    Faisant suite à Mon corps pour me guérir, livre dans lequel l'auteur présente une vision originale de la santé à l'écoute du ressenti biologique, cette encyclopédie apporte le sens biologique de toutes les maladies, présentées par appareils, avec de nombreux exemples.
    Fonctionnel et exhaustif, cet ouvrage de référence guidera les thérapeutes, les chercheurs et toute personne désireuse de prendre sa santé en mains, pour décoder chaque symptôme et en libérer le sens. li aidera chacun à mieux comprendre les méca­nismes de la santé, à traiter la cause et non pas seulement l'effet.

  • « La condition du parlêtre » signifie que l'être humain est organisé par la parole et le langage et non par le fonctionnement exclusivement neuronal de son cerveau, ce qu'affirment les neurosciences.

    Quelle est l'importance du langage et de la parole dans la vie de l'homme ? Cette interrogation n'est pas seulement celle de la psychanalyse mais bien celle vitale de l'être humain qui ne saurait se développer en dehors de ce champ de parole. L'auteur propose une lecture ouverte de ce que Freud, puis Lacan et d'autres (notamment ses patients) nous apprennent de la condition humaine. Il part à la rencontre, non de l'homme psychologique, de l'homme philosophique ou de la religion, mais de l'homme du défaut et du symptôme, ce qui anthropologiquement se définit avec Lacan comme un parlêtre, un être de parole qui échoue et produit des symptômes.

  • Comment les auteurs, psychanalystes, soutiennent-ils leur pratique concrète avec ces patients - enfants aussi bien qu'adultes - pour lesquels Melman avait introduit le terme de nouvelle économie psychique ? Sans doute la clinique contemporaine impose à l'analyste de « savoir y faire ». Non pas de « savoir faire », au sens où elle demanderait un savoir technique descriptible. Mais de se mettre dans la position éthique d'accepter que les réalités cliniques nouvelles puissent le déranger, d'accepter d'inventer sans trop bien savoir ce qu'il invente. À cette seule condition, il pourra « faire avec » : faire avec ce qui, quotidiennement, vient interroger son désir, et sa responsabilité. À partir de leurs assises théoriques et de leur pratique clinique, les auteurs contribuent, chacun, à élaborer l'éthique qui leur permet de se constituer un lieu d'adresse pour ces sujets en mal de parole.

  • L'expression « Entretiens préliminaires » peut induire en erreur. La qualification de « préliminaire » pourrait signifier qu'il s'agit d'une préparation à une autre chose considérée comme plus importante. Il n'en est rien. Au contraire, nous avons là le marchepied qui permet de pénétrer dans la cure analytique. C'est souvent l'échec ou le succès de ce premier temps qui va conditionner l'entrée dans le discours analytique.

    À quel moment peut-on se dispenser de la position de face à face pour passer sur le divan ? Quelles sont les conditions de ce passage du langage commun à la situation analytique, où ce n'est plus à l'alter ego que l'on s'adresse mais à un lieu Autre qui peut devenir constituant ?

    Les auteurs, psychanalystes confirmés, apportent leurs témoignages et leurs élaborations sur ce premier temps délicat où se décident les indications et les contre-indications à la psychanalyse. Ils montrent en quoi ces entretiens, qui se différencient des entretiens médicaux, des psychothérapies, des approches psychologiques, constituent une introduction à la logique de l'inconscient.

  • Qu'est-ce que s'orienter dans la pensée, quand c'est le réel de l'expérience psychanalytique qu'il est question de penser, dans ce livre, avec Lacan ?

    S'orienter dans la pensée, puisqu'au dire de Lacan nous pensons avec nos pieds, c'est marcher. Ce que pratiquait Aristote. Marcher, comme dit écrivant Madame Bovary Gustave Flaubert, droit sur un cheveu. Mais pour marcher droit sur un cheveu que faut-il savoir ? Il faut savoir se faire fourmi, comme celle que dessine Escher traçant sa piste sur la ligne plus mince qu'un cheveu du ruban de Möbius. C'est sur son grand huit que se lance la parole dans l'expérience analytique, au bord du trou de l'inconscient où penser c'est perdre le fil. 

    D'où le vertigo d'OEdipe sur le grand huit de la vérité. Giorgio de Chirico l'a bien compris : devant la sphinge aux yeux clos, OEdipe n'a plus sa tête. C'est sur ce mannequin métaphysique d'OEdipe que Freud a taillé sur mesure son complexe normatif. 

    C'est au-delà de l'OEdipe qu'avec Lacan (mais aussi Bataille, Blanchot et Beckett) nous avons à penser l'inconscient et le symptôme, la passe et le contrôle, la jouissance et la féminité, l'angoisse et la phobie, la tristesse vicieuse et le déchet, la ségrégation et les camps.

    M. B.

  • Fidèle à  sa vision globale et intégrative, au carrefour des cultures française et nord-américaine,  Michel Lemay s'attache non seulement à décrire les manifestations psychopathologiques de l'enfant et de l'adolescent  mais à les repenser dans une perspective de dynamisme psychique où sont prises en compte tant les forces que les difficultés du sujet.

    Bien qu'étant la suite logique du premier tome paru en mars 2014, ce volume s'intéressant aux aléas du développement infantile peut se lire séparément. Avec sa longue expérience et son ouverture d'esprit, Michel Lemay aborde les perturbations psychiques de l'enfance sans s'enfermer dans des classifications ou des partis pris théoriques ou idéologiques. Son objectif est pragmatique : offrir aux praticiens de la santé mentale des repères pour proposer des démarches thérapeutiques qui tiennent réellement compte des forces et des limites d'un sujet présentant à un moment donné de son évolution des manifestations qualifiées de symptômes, voire de syndromes dont les étiologies sont si difficiles à cerner.

  • Pierre Bruno examine point par point les différentes dimensions de l'expérience de la cure analytique. Une psychanalyse, soit l'expérience d'une cure, suit la trajectoire d'un déchiffrement, celui de l'inconscient, jusqu'à faire l'épreuve du bord au-delà duquel cet inconscient devient réel, c'est-à-dire  ininterprétable. À ces confins, l'analysant (celui qui fait une analyse) se retrouve rebut de ce déchiffrement et c'est dans cette position qu'il trouve une satisfaction, impossible à imaginer avant d'être atteinte. Ce bord, l'expérience nous en instruit, est la coupure advenant de la castration de l'Autre maternel, en tant qu'elle nous soulage définitivement de l'imminence menaçante d'un rapport incestueux, et du même coup, ouvre le sujet à la contingence d'un amour en rien condamnable.

  • Et si la maladie d'Alzheimer était d'abord une atteinte du corps social avant d' être une atteinte des personnes chez qui elle fait l'objet d'un diagnostic ? Et si la société était malade d'Alzheimer ? Perturbation du rapport au temps, à l'espace, amnésie collective, perturbation de la langue et de la capacité à nouer des relations sont autant de symptômes d'une société malade... qui semble durablement peiner à nouer pour ses vieux et avec eux des relations de solidarité. La maladie d'Alzheimer serait-elle emblématique d'un mal sociétal ?

  • Revitaliser la recherche psychanalytique en mettant à l'épreuve de l'élaboration collective le savoir du psychanalyste toujours à renouveler. Les différents textes, courts, resserrés autour d'une question précise, rendent compte des débats sur les problèmes cruciaux de la psychanalyse contemporaine tant dans leur dimension épistémique que dans leurs conséquences sur la pratique analytique.

  • Cet ouvrage illustre les apports du bilan psychologique d'orientation psychanalytique en pédopsychiatrie et donne à voir les manifestations des troubles obsessionnels chez l'enfant et l'adolescent. En cela, il s'inscrit dans un questionnement très actuel sur ces troubles, dont il montre la réalité clinique et son expression. Face au DSM qui morcelle l'approche du patient en se focalisant sur une symptomatologie visible, souvent comportementale, et escamote la névrose des classifications, les auteures montrent l'importance du bilan psychologique d'orientation analytique pour approcher le fonctionnement psychique, l'organisation psychopathologique qui se trouvent derrière les manifestations du registre obsessionnel, aujourd'hui décrites en termes de TOC et proposer des pistes thérapeutiques adaptées.

  • Pour des raisons historiques, les psychoses de l'enfant et de l'adolescent sont référées à une sémiologie héritée des psychoses de l'adulte, ce qui peut empêcher de préciser leurs spécificités, leur diversité, tant en fonction de l'âge que des particularités du transfert. Par ailleurs, la fertilité de la vie imaginaire chez l'enfant rend difficile de premier abord le diagnostic de psychose. Le clinicien est interpellé sur ses repérages diagnostiques, sur le déterminisme de la structure, sur les suppléances éventuelles qui se mettent en place, sur sa responsabilité dans l'évolution présente et future de son patient.

    En effet, la clinique des psychoses infantiles s'avère parfois surdéterminée, laissant préjuger d'un destin inexorable. Pourtant, pour nombre de cas de psychoses de l'enfant, il y a des surprises, des aptitudes à la subjectivation, des suppléances qui émergent du transfert et qui justifient le pari thérapeutique du praticien.

    Les auteurs s'attachent à préciser les repères structuraux sur lesquels ils se fondent pour les caractériser et les distinguer des cas d'autisme, d'arriération ou d'autres pathologies, et pour interroger les pratiques thérapeutiques possibles. À partir de leur engagement transférentiel au cas par cas des sujets rencontrés, ils s'efforcent de penser et de remettre à l'ordre du jour cette clinique des psychoses qui ne manque ni de complexité ni de diversité.

    Cet ouvrage est le fruit d'un travail collectif mené pendant deux ans au sein de l'École de psychanalyse de l'enfant et de l'adolescent de Paris (EPEP).

  • Ouvrage documenté et riche en témoignages originaux par une pédiatre expérimentée qui désire transmettre ses acquis, sa longue pratique et sa connaissance de la pédiatrie.

    Simone Gerber livre sa vision du métier de pédiatre qu'elle a exercé avec passion pendant de longues années. Ce livre regorge d'histoires de bébés et d'enfants amenés en consultation par leurs parents ou leurs grands-parents. Il montre que l'attention et la sensibilité du pédiatre sont souvent mises à rude épreuve pour saisir les tenants et aboutissants d'une situation à laquelle l'enfant répond par une fragilité, un symptôme voire une maladie constituée. Un livre sensible et stimulant.

  • Le suicide est une des trois principales causes de décès de la personne âgée, avec le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Pourquoi, comment, dans quelles circonstances se donne-t-on la mort à un âge avancé ? Quelles sont les conséquences sur la famille et l'entourage ? La prévention du suicide de la personne âgée est plus complexe et plus difficile que celle de l'adolescent tandis que le risque létal est plus élevé. L'auteur offre ici une synthèse concernant les données épidémiologiques, les différents type de conduites suicidaires, les facteurs de risques, les signes précurseurs. A l'heure des débats sur l'euthanasie et le suicide assisté, elle met en évidence la souffrance des personnes suicidaires et celle des soignants et donne des pistes pour y faire face.

  • N'en déplaise à ses contempteurs, la psychanalyse contemporaine fait preuve de vivacité ! Ces fantaisies de divan en témoignent en nous invitant à un vagabondage littéraire autant que psychanalytique. L'ouvrage se découpe en petits chapitres, chacun introduit par d'improbables pensées consignées par un narrateur au cours de sa psychanalyse. Devenu depuis lui-même analyste, il commente ensuite ces notes en procédant de l'association libre pour lier ensemble des éléments culturels, artistiques, littéraires ou scientifiques sur un thème donné. Au final, ce recueil illustrera la clinique actuelle, ses enjeux narcissiques, ses accointances privilégiées avec le pouvoir et son désir insatiable de soumission.

    Marcel Sanguet est psychologue clinicien, psychanalyste

  • L'instant de dire (érès, 1997) est devenue une référence majeure pour tous les psys et médecins qui dans le cadre de leurs pratiques, au sein d'une médecine technoscientifique, accordent une place à la parole des patients pour élaborer avec eux le sens et la fonction psychique de leurs symptômes. A partir du cadre d'une consultation spécialisée de médecine, l'auteur traite des discours de souffrance et de la question des plaintes dites somatiques. Elle montre comment une brève rencontre peut être pour le patient ce moment propice pour une construction mythique individuelle qui rend possible son efficacité thérapeutique. L'instant de dire, dispositif de travail psychanalytique, crée au sein d'une médecine de plus en plus technique cette rupture et cette ouverture dans l'enchaînement des soins et des examens complémentaires. Praticien hospitalier à l'Hôpital Nord de Marseille et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille, Marie-José Del Volgo conduit parallèlement à son activité médicale des recherches et des pratiques cliniques dans le champ de la psychopathologie et de la psychanalyse. Après avoir soutenu une thèse de neurosciences en 1988, puis de psychopathologie en 1995 et une habilitation à diriger des recherches en 2000 à l'Université de Paris 7, elle dirige depuis 2001 des recherches et des thèses à l'interface de la médecine et de la psychanalyse.

  • Le trauma associé à la violence extr ême (violence politique, torture) est interrogé à partir de l'expérience clinique et d'autres champs disciplinaires. L'ouvrage s'attache à repréciser ce que l'on entend par traumatisme, terme dont le sens a été largement remodelé depuis les premiers travaux entrepris par Jean-Martin Charcot jusqu'au discours neuropsychiatrique actuel. Il rend compte de cette clinique qui implique notamment un retour aux apports successifs de la psychanalyse concernant le trauma. Il s'agit de les retraverser, d'y trouver des outils d'élaboration, de prendre note aussi des questions laissées en suspens par Freud et ses élèves et par leurs successeurs, de rechercher comment s'articule le trauma freudien avec les traumatismes liés aux violences extr êmes...

  • Le propre de la folie, dans ce qu'elle a de plus humain, est peut-être de ne jamais se laisser saisir. Elle échappe, met en tension toute tentative de théorisation à son égard. Et le sujet, par-delà son trouble, résiste à l'objectivation d'un discours univoque. Ainsi en témoigne l'histoire de la psychiatrie qui semble vouée à l'éclatement, aux querelles intestines, aux revirements idéologiques les plus brutaux : de l'apogée du mouvement asilaire à la sectorisation, du «?traitement moral?» de Pinel à la découverte des neuroleptiques, de la psychanalyse aux thérapies cognitivo-comportementales.

    Dès lors, le jeune psychiatre se trouve confronté à des choix parfois difficiles et éprouve quelques difficultés à faire sienne cette histoire mouvementée. Comment peut-il se repérer dans les querelles théoriques, cliniques, épistémologiques qui animent cette discipline ? Comment concilier un goût pour les sciences humaines et la nécessité d'une rigueur propre à l'approche statistique?? Comment croiser les apports nécessaires de l'antipsychiatrie et les bienfaits des institutions de soin?? Comment entendre le sujet au-delà de ses symptômes ?

    Des psychiatres, des psychanalystes et des philosophes expérimentés ont accepté de livrer leur approche des savoirs en psychiatrie et de faire ainsi oeuvre de transmission auprès des jeunes professionnels en santé mentale.

  • Fait irruption dans le monde actuel de l'homme un réel, celui que la science, avec son avatar politico-militaire, fourbit.

    Pour le transcender, le recours religieux reste, nonobstant l'assaut des lumières, plus que jamais imbattable : l'Anankê, depuis l'exit des dieux comme réel, oblige au Père,... soit-il humilié.

    Ce n'est qu'à rengréger sur le sens que la religion en résorbe l'insensé de la nature. La psychanalyse fait par contre pari, pour ce qui s'en manifeste comme symptôme, de désengrener ce qui en est le plus réel de la croyance où la quête du sens s'engouffre en un bruit de trou(pe)...

    Néanmoins, la psychanalyse, du seul fait de porter sur la façon dont les mots prennent leur poids de sens, peut se dévoyer en une pratique qui, de virer au sens, retourne
    à l'ornière herméneutique.

    Encore qu'à opérer par le symbolique comme praxis motérialiste du rëel, elle ait à recourir au sens, mais alors pour résoudre ce qui s'y jouit tout en l' excluant. Ainsi est-ce d'y parvenir qu'elle relève le sujet de ce dont il souffre : le ce qui ne va pas que le vinaigre de la nostalgie du père éponge là où le réel se met en croix comme symptôme.


    M.B.

  • Philippe Cado est schizophrène. A 22 ans, alors qu'il termine sa maîtrise de philosophie et se prépare à affronter la réalité de l'enseignement, il fait un premier épisode de bouffée délirante. Il en traversera de nombreux autres par la suite et, au fil des hospitalisations, le diagnostic se précise : dépression, troubles maniaco-depressifs, schizophrénie affective, schizophrénie.

    Il raconte dans ce livre le déroulement de sa deuxième bouffée délirante, survenue alors qu'il est professeur stagiaire de français dans un lycée de province. Il décrit précisément ses prémices, une simple exaltation d'esprit, qui le fait se comporter en professeur "fou" devant sa classe, puis la perte progressive de contact avec la réalité, jusqu'à la certitude d'être un génie, un élu destiné à sauver l'humanité.

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