• Washington black

    Esi Edugyan

    La Barbade, 1830. À onze ans, Washington Black n'a d'autre horizon que le champ de canne à sucre de la plantation où il travaille avec d'autres esclaves. Quand le destin frappe à sa porte, c'est sous les traits de Titch, un scientifique anglais, jeune frère de son maître qui le choisit comme serviteur. Wash montre un talent inné pour le dessin et une curiosité d'esprit telle qu'il est promu assistant pour le projet fou de l'extravagant inventeur: construire un ballon dirigeable. Lorsqu'un vent mauvais les oblige à quitter précipitamment l'île à son bord, l'aventure prend un cours inattendu. Du pôle Nord à la Nouvelle-Écosse, de Londres à Amsterdam, plus qu'un voyage, c'est un parcours initiatique qui attend le jeune Wash, en ce siècle de découvertes. Mais le chemin le plus dur à parcourir sera celui qui le conduira vers la liberté, une liberté assumée et entière.

  • Invitations au voyage : comment partir à la découverte des autres et du monde a changé nos vies. Le livre de la superbe émission de France 5 !Sophie Jovillard, Jérôme Pitorin et Ismaël Khelifa, les trois animateurs de l'émission, se sont livrés à nous, et nous ont raconté leurs expériences de voyages, leurs émotions, leurs souvenirs d'enfance liés à l'ailleurs... Mais aussi ce qui a déclenché cette passion de partir découvrir le monde, d'aller à la rencontre des autres, des cultures, des cuisines...
    Nous découvrons aussi les coulisses de l'émissions, et bien sûr, de superbes photos prises lors des émissions à travers le monde et la France !

  • La nouvelle aventure de Jack Howard. Le voici sur les traces du Graal, mais il n'est pas le seul intéressé...
    258. Rome. Menacé de mort par l'empereur Valérien, le pape Sixte II confie une mission de la plus haute importance à l'un de ses fidèles : protéger la coupe utilisée par le Christ pendant la Cène. Poursuivi par les hommes de main de Valérien, le fidèle s'enfonce dans les catacombes avec le Saint Calice...
    1684. Tanger. Samuel Pepys, chargé d'organiser le départ des Anglais de la colonie, rencontre dans le plus grand secret un émissaire du sultan. Serait-il sur le point de retrouver la plus vénérée de toutes les reliques, disparue depuis plus d'un millénaire ? Mais il n'est pas le seul intéressé : l'Inquisition est prête à tout pour s'en emparer.
    De nos jours. Lors de la fouille d'une épave sur la côte de Cornouailles, l'archéologue Jack Howard fait une découverte qui pourrait le mener à un objet d'une valeur inestimable. Mais le spectre de l'Inquisition rôde toujours, et c'est une véritable plongée aux enfers qui attend Jack. Le bien le plus précieux du monde chrétien ne se laisse pas approcher aussi facilement...
    " Fascinant. Un Da Vinci Code sous les mers. "
    The Daily Express

    " Les scènes de plongée sont superbes. Jack Howard est un héros unique. "
    For Winter Nights

  • Gratitude

    Charles Juliet

    "Intrusions dans l'intime, retours à l'enfance, doutes, interrogations, réflexions diverses, notes sur des personnes rencontrées..., ce Journal répond au besoin que j'ai de retenir ce qui m'échappe, cette vie qui me traverse et dont je tiens à garder la trace. Certes, le temps emporte tout, mais donner forme à ce que je veux ne pas perdre, c'est mieux me comprendre, c'est dégager le sens de ce qui m'échoit. Et au terme de la moisson engrangée, c'est offrir les mots rassemblés à cet autre qui se cherche. En espérant le rejoindre dans sa solitude et lui être ce compagnon qui chemine à ses côtés."
    C.J.

  • Jambes fatiguées J'avance, j'avance, j'avance Pas lents, pas accélérés J'ai vieilli depuis Nue Tu m'offres l'horizon Ébahie, je vois Loin Joséphine Bacon, nomade de la toundra, nous fait parcourir, à la lumière du poème, des territoires inconnus. Gaston Miron, Saint-Denys Garneau et Paul Chamberland ont nommé Terre Québec ; Joséphine Bacon élargit le pays en nous initiant à la toundra et aux douces chansons de l'infini. L'horizon est offert avec tant de grâce et de naturel que nous lui sommes à jamais redevables de nous rappeler à l'essentiel : beauté, simplicité et volupté.

  • Héloïse mappelle 'ma belle surprise'. Elle a ses petits trucs, les balades à moto, un parfum addictif, des pièges à filles. Les cloches de léglise Saint-Eustache ponctuent toutes les heures nos étreintes. Jaime caresser la peau, son dos, ses bras durs, le sexe doux sous la langue, les soupirs, les sourires entre les baisers, les rires. Je ladore et honore son sexe. Un souffle, une parole, un geste provoquent le rapprochement des corps. Jaime notre intimité. Je veux essayer toutes les positions, tous les rythmes. Après les orgasmes, elle se serre très fort contre moi, je suis perdue. Mabandonner serait une aventure, alors je glisse, indéterminée, ouverte à tous les possibles.

    Lorsque la narratrice se sépare de sa compagne Paola avec qui elle vivait depuis dix ans, sa vie bascule. Collectionnant les amantes, elle part à la recherche effrénée du plaisir et de la jouissance : de Paris à New York, de Rome à Berlin. Pourtant après lamour, le manque est inéluctable. Dans cette ronde de la séduction, toutes ces Edwige, Garance, Éva, Delphine et autres conquêtes furtives prolongent labsence de Paola La rencontre avec Héloïse amorcerait-elle un tournant?
    Mêlant brillamment romantisme et crudité, douceur et violence, Après lamour est un roman sensuel et sexuel qui explore la fulgurance du désir féminin.

  • Cet ouvrage bilingue (français et innu-aimun) est une invitation au dialogue. Bâtons à message fait référence à un ensemble de repères qui permettent aux nomades de s'orienter à l'intérieur des terres et de retrouver leur voie/voix. Également poétique de

  • Je suis la fille du baobab brûlé. Ceci n'est pas un poème. C'est l'arbre qui cherche son visage. Je suis à la fois l'arbre, la fille et la route. J'accompagne celle qui offre à la nuit sa fable et sa voix. Je voudrais aller jusqu'au bout sans connaître le chemin. Je trébuche, dérive et délire. Qu'importe. Un oiseau bat le tambour dans ma tête, une sorcière parle par ma bouche, ou un amour chagrin me tourmente. Tempête je m'appelle tourbillon. J'ai rendez-vous avec les ombres. J'ai rendez-vous avec la première étoile qui tombe. Poussent dans mon ventre des histoires qui recommencent à l'infini. Il y a toujours une vie à faire ou à refaire. On ne sait rien de ce qui ronge ou exalte. Je scelle mon alliance avec l'exil et la folie. Je suis la fille du baobab brûlé. Pour recouvrer mon visage, je dois confier mes secrets aux vents, abandonner à l'arbre mes promesses. Je ne connais ni l'appétit ni la prison de ce qu'on appelle vivre. Je ne songe qu'à marcher dans mes songes. Si je pleure c'est pour me rappeler que j'existe et que j'aime. Je ris trop fort, parle jusqu'à épuisement afin d'aller plus loin, avec la patience de la bergère et l'angoisse des marins. Je suis belle, flamboyante et insolente. J'ai dans une main le soleil et dans l'autre la terre. C'est ma manière de guetter l'éternité. J'ai des seins qui hument poésie et mort. Je suis la fille du baobab brûlé. Je quête terre d'accueil à parole d'aube. Je hurle. Je divague. Je swingue. N'écoutez pas ma voix. C'est mon âme qui craque. Le poème, ou ce qui reste de mon identité, demeure une vérité empêchée. Consumée. Je suis la fille du baobab brûlée.

  • Un cri s'élève en moi qui me transfigure. Le monde attend que la femme revienne au monde comme elle est née telle qu'elle est: femme naissance, femme droite, femme debout, femme puissante. Femme résurgence. Renaissance. Un appel s'élève en moi et j'ai décidé de lui dire oui. Dire oui à ma naissance. Assumer en mon esprit les mémoires qui émergent en même temps que la voix des femmes autochtones se dressent au-dessus de la noirceur ambiante. Les mémoires des blessures, les mémoires de la terre, les mémoires du peuple et de ses générations précédentes. Le choc de la dépossession. Prendre la parole chacune notre tour et soulager peu à peu le fardeau de l'oppression. Le poids de la douleur. Le poids du colonialisme. J'écris pour dire oui à mon être. Dire oui à moi femme. Forcer les portes du silence. Se nommer résilience. Pour la postérité. Pour assurer notre trace. Déraciner une fois pour toutes la Colonisation. - Natasha Kanapé Fontaine


  • "Un divertissement fabuleux... Un livre irrésistiblement excentrique, à lire absolument."The Times
    "Une comédie douce-amère sur l'éducation sentimentale d'une drôlerie hors du commun." Daily Mail
    1980, États-Unis.
    Llew Jones, jeune Gallois d'une vingtaine d'années, souhaite voir les États-Unis et écrire le roman de sa vie.
    Installé depuis peu dans la demeure de sa tante dans les montagnes Catskills, il passe son temps à flâner, fumer de l'herbe et lire.
    Un beau matin, alors qu'il est plongé dans sa lecture au bord d'une rivière, un homme étrange l'aborde. Joe Bosco, vendeur de papillons aussi charismatique qu'exaspérant, lui propose de l'accompagner à travers le pays pour développer son commerce de specimens rares.
    Commence alors un voyage extraordinaire qui finit pourtant par échapper à leur contrôle, le jour où Joe disparaît. Llew se retrouve en prison et il n'a plus qu'une seule chance pour s'en sortir : convaincre tout le monde que sa version des faits est la bonne.

  • « Ces quelques poèmes ne pèsent pas lourd sur le boisseau de l'être et du néant. Ils sont pourtant ce que j'ai écrit de plus honnête. Je ne parle pas de la probité de l'épicier qui rend la monnaie, plutôt de celle du pirate qui partage le butin. Il ne faut pas être trop sérieux avec le rose. En faire un étendard, une condition, une essence. C'est une couleur qui danse. J'autorise n'importe qui à me psychanalyser en verlan. La poésie m'a appris que j'étais une lesbienne transversale, un punk métaphysique, un bluesman aveugle, un partouzeur timide et un ascète à hélices. Et que sans doute, nous nous ressemblions. » - Julien Delmaire

  • Le premier amour, paraît-il, n'est jamais que le prélude de la première défaite. On aime, puis on souffre. On essaie de se souvenir pour ne pas vivre, puis on essaie d'oublier ? pour ne pas mourir. Mais il n'y a rien de tel qu'essayer d'oublier pour se souvenir, et rien de mieux qu'essayer de se souvenir pour réellement oublier.
    Ces quelques pages racontent l'histoire d'un jeune homme qui comprend, lentement, qu'après avoir aimé une première fois, après avoir une première fois souffert de n'être plus aimé, pour être heureux, il doit réussir à savourer la douleur et le bonheur en même temps, à chaque pas.
    Son chemin est long, plein de détours. Comment en serait-il autrement ? si l'on sait de quoi les premiers amours sont le prélude, on ignore toujours de quoi les premières défaites, à leur tour, peuvent être le commencement.

  • Une enfance sénégalaise: itinéraires et personnages de la vie quotidienne défilent au gré des jours. Des villes et des quartiers s'offrent à nos yeux étonnés. Au-delà du sentiment géographique, des êtres touchent par leur vérité. Beauté, humour, tendresse, sobriété et simplicité... Comme si l'enfance était un royaume.

  • Le pays de Cardamome : des boues du Bangladesh aux collines de l'Inde orientale, cette région étourdissante d'industrie et de mouvement fait face à l'immensité silencieuse du pays Or et Kaki, le Myanmar. En 2012, l'Arakan, le territoire tampon entre ces deux mondes, s'est enflammé ; des milices bouddhistes ont incendié des milliers d'habitations de musulmans pour les forcer à l'exil.
    Familier des deux camps, l'auteur voyage avec des apatrides arakanais. À leur progression dans les zones tribales se superpose le parcours intérieur de l'écrivain voyageur : en créant des correspondances avec le territoire sahélien qu'il a quitté, en interrogeant la solitude et les désirs de son enfance lorraine, Antonin Potoski livre, sur d'étranges journées d'amitié dans les jungles frontalières, un témoignage d'une grande tendresse.

  • Alain Mabanckou a écrit des poèmes qui accompagnaient des photos sur le Congo. Les droits de ces poèmes ont été repris par Mémoire d'encrier, qui va introduire une présentation du livre (par Alain Mabanckou) à laquelle s'ajoutera d'autres poèmes qui tiendront compte de la difficile réalité politique au Congo.

  • De si jolies petites plages est un récit-reportage écrit sur les premières vagues de boat-people haïtiens, qui ont atterri sur les côtes de Floride. Récits, témoignage, entretiens... On y voit l'engagement et le flair d'un écrivain respectueux de la réalité et des gens, qui documente sur le terrain pour découvrir le vrai visage de ces migrants nus, qui ont tout abandonné pour un autre destin. L'auteur Jean-Claude Charles nous dit que «De si jolies petites plages peut être lu comme un roman, parfois comme de la poésie, il y a du théâtre aussi...» Jean-Claude Charles a investigué sur le sujet de mars 1980 à août 1982. Sur une tonalité blues, qui fait la marque de cet écrivain, cette enquête rebelle, brutale, saccadée, épouse les aspérités d'une réalité qui dure. Grâce à l'analyse pertinente de Jean-Claude Charles, on comprend que les Haïtiens sont «les seuls boat-people du monde à se réfugier dans les bras des responsables directs de leur malheur» ! Les gardes états-uniens les prennent pour des enfants fautifs qu'il faut encadrer et punir au besoin. Les camps ne se trouvent pas tous aux États-Unis, certains Haïtiens échouent aux Bahamas, à Fox Hill, où la prison centrale de Nassau les attend. Les plus chanceux finiront dans le bush, au sud de New-Providence, un bidonville à l'image de la Saline de Port-au-Prince. La même misère, mais... ailleurs. Mais c'est encore pire pour ceux qui atterrissent à Porto Rico et découvrent le célèbre Fort-Allen: «Bienvenidos. Centro de Educación y Trabajo». De la peur à la révolte, c'est le désir d'évasion à n'importe quel prix qui domine. Les Haïtiens n'en finissent pas de fuir, peu importe la destination finale, même l'enfer... Et l'enfer est toujours au rendez-vous. Un livre combien actuel qui fait comprendre la situation des migrants d'aujourd'hui.

  • Un trajet en hiver

    Bernard Noël

    Bernard Noël voyage beaucoup. Il voyage beaucoup en train et, durant ces voyages, il regarde, il rêve, il pense, il écoute. Et il lui arrive de prendre des notes de ce que ces sons, ces images, ces rêveries et ces pensées lui ramènent du monde extérieur comme de lui-même. C´est un tressage de ces différents niveaux de perception et de sensation que réalise ce livre qui les met ainsi en forme et les transforme en un récit intimiste où le monde entrerait, filtré, interprété et cependant restitué dans sa totale immédiateté. La phrase fluide de Bernard Noël s´y prête particulièrement, épousant toutes les nuances, tous les à-coups, l´ordinaire et le sublime, portant une réflexion comme incarnée sur le temps, sur l´espace, sur notre présence au monde.

  • J'étais « imbibée » de littérature haïtienne quand je suis arrivée sur l'île la première fois. À Port-au-Prince, j'ai comme tout « re-connu ». Au gré des séjours, entre 2007 et 2014, j'ai observé, appris, senti, vécu des choses an pil (beaucoup) et qui se sont empilées. J'écris ici en passeuse impliquée pour ceux qui n'imaginent pas les richesses de cette ville, et peut-être aussi pour ce que nous (Occidentaux, pour résumer) avons oublié en terme d'humanité. J'écris pour saluer le courage, la dignité et cet art de s'élever au-dessus du bourbier quotidien en ayant recours à une pléiade de petits et grands dieux dont celui de la création me touche le plus directement. Ce livre associe des scènes données, des rencontres, des parcours. Je regarde Port-au-Prince, et parmi les fenêtres qui se sont ouvertes à moi: la quête de repères dans une ville meurtrie par le séisme; un passage saisissant au « club des jeunes du monde » de Carrefour via Gary Victor; un échange sur la condition homosexuelle dans la capitale avec le vidéaste Maksaens Denis; un portrait de la grande dame de la danse haïtienne, Viviane Gauthier,97 ans; une visite chez l'homme-cri, Frankétienne; des conversations avec les sculpteurs de la grand-rue; une incursion dans le monde paysan à travers les yeux de Yanick Lahens et Emmelie Prophète; le tour de la chambre de travail de Makenzy Orcel et des ateliers d'écriture de Lyonel Trouillot; la poésie chantée, de Georges Castera à James Noël; le théâtre courant les rues; les heures passées autour des tables où l'on refait le monde, un oeil sur les cafés-bordels où tant d'écrivains ont trouvé leurs muses... Chérir Port-au-Prince, avec un appel constant à lire les auteurs haïtiens, s'inscrit dans la vision d'un monde qui se mondialise aussi par la circulation des imaginaires: quel que soit le lieu, je m'attache à éclairer les visages et les enjeux de la création dans un paysage où la beauté a comme partout droit de cité.

    1 autre édition :

  • Sur le fil

    Vincent Bénézech

    Quand Benjamin part travailler à Paris, il est bien conscient de ce qu'il laisse derrière lui. La lumière, les amis, la famille.
    Heureusement Pierre est là pour l'accueillir et le guider dans ses premiers pas.
    Très vite, la vie de la capitale donne le rythme de leur amitié, de leurs amours, de leurs rencontres.
    À la recherche de leur identité, en quête de sens et d'avenir, les deux hommes traversent la vie comme des comètes dans un ciel souvent gris.
    Les couloirs du métro, les terrasses de café, l'alcool et le sexe sont des négatifs à leurs rêves en couleurs.
    Plongez avec eux dans une quête de liberté.

  • Générations voyages

    Louis Mariele

    Oser tout quitter et partir...
    Beaucoup en rêvent mais peu de personnes sautent le pas.
    Nous sommes témoin de l'évolution du modèle social, les normes ont changé. La recherche d'un emploi "à vie" ne fait plus rêver. Les nouvelles générations veulent explorer le monde, découvrir de nouvelles cultures et s'enrichir de nouvelles expériences. Mais ils se sentent oppressés, tiraillés entre les anciennes moeurs et leur envie profonde de voyage.
    Certains, guidés par cette petite flamme, surmontent leurs peurs, leurs doutes et se laissent porter par le courant. Et si la vie commençait en dehors de notre zone de confort ?

  • À travers une poésie forte, brutale, Hyam Yared évoque la naissance, la mort, le corps dans toute sa trivialité, rejetant l'organisme lorsqu'il se fait uniquement reproducteur au profit d'une analyse du rapport aux orifices, à la chair. Une distanciation entre corps et âme qui teinte d'une froideur clinique l'évocation du vide. À travers ces cris de détresse, c'est la solitude qui se retrouve ici brandie pour exposer ce corps qui ne sert plus à rien ou qui, au contraire, est le repaire ultime d'une exploration sans bornes qui donne, peut-être, l'illusion d'exister. Les corps se cherchent sans forcément se trouver, ils s'affrontent dans une explosion des sens. Rien d'érotique ici, mais une avancée minutieuse dans les tréfonds du soi, des muscles, des os, du cerveau et donc de l'âme car, quoi que l'on fasse, tout reste indissociable.

  • Le roman du deuil. La mère accompagne son fils mourant - qu'advient-il quand une mère impuissante assiste à la mort de son enfant? Comment poursuivre la route après? Les paysages ont-ils le même goût? Pour réparer tout cela et pour traverser les routes du monde, Virginia Pésémapéo Bordeleau a décidé d'écrire ce roman avec l'aide du fils décédé, dont la douce voix habite la mère. Leurs conversations alternent entre souvenirs et histoires de vie. Les enfances se mêlent autant que les douleurs. La romancière, grâce à ce roman, rend présente et vive l'absence. Un livre puissant, tendre et lumineux.

  • Arômes. Sensualité. Mystère. Le parfum de Nour raconte la fable de l'exil, de l'amour, de la guerre. Seule la passion sauvera Nour, Leila et Bennett des fantômes qui les tourmentent. Écriture d'une rare musicalité où se jouent l'audace et la tendresse. Ce roman évoque les déchirures qui grandissent l'existence.

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