Littérature traduite

  • À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l'écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l'Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu'au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d'avoir tué son agresseur. Elle s'interdit de l'avouer à son père, et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d'angoisse s'installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.

  • "Personne sur ce flanc de colline n'a fini le lycée. Par ici, on juge
    un homme sur ce qu'il fait, pas sur ce qu'il a dans la tête. Moi, je
    chasse pas, je pêche pas, je travaille pas. Les voisins disent que je
    réfléchis trop. Ils disent que je suis comme mon père, et maman a
    peur que peut-être ils aient raison."

  • Plus tard, le soir, le ciel est devenu d'un profond bleu ardoise, identique à celui qui baigne maintenant la base des montagnes, et leurs sommets enneigés, avec leurs tentacules pendants, flottent dans l'espace.

    Toute sa vie durant, Nan Shepherd (1893-1981) a arpenté les montagnes écossaises de Cairngorm. Là-bas, les hivers sont extrêmement rudes, les conditions de vie précaires. La Montagne vivante raconte ses pérégrinations, ses méditations, ses « choses vues » : les rivières, la neige, la faune et la flore, mais également ses camarades temporaires, les autres marcheurs qu'elle a croisés lors de ses explorations.
    Ce récit, écrit dans les années 1940, était resté inédit pendant près de trente ans. Nous pouvons maintenant découvrir la prose poétique et exaltée d'une pionnière du nature writing : Nan Shepherd explore les résonances du coeur humain et du paysage, s'affronte à la grandeur souvent terrifiante de la nature, et nous convie à contempler l'âme du monde déployée sous nos yeux.

    « Le meilleur livre jamais écrit sur la nature et le paysage en Grande-Bretagne. » The Guardian

  • De ces carnets de voyages, qui racontent une année d'excursions au coeur des paysages sauvages des États-Unis, émanent des notes réjouissantes qui semblent tirées de ces chansons country que l'on sifflote en pêchant à la mouche. Mais ces récits livrent aussi quelques observations douces-amères sur le monde qui nous entoure. Perché à l'arrière d'un pick-up avec un labrador, occupé à sillonner des chemins boueux en quête des étangs reculés des prairies américaines, ou bien assis dans un
    drift-boat sur les grandes rivières de l'Ouest, l'écrivain pèse le pour et le contre des tutoriels de pêche, s'interroge sur l'éthique du partage d'un coin secret, et, bien sûr, tord le cou au mythe de l'amoureux imperturbable du grand air.

    Ces nouvelles chroniques de John Gierach évoquent l'Amérique des grands espaces et l'importance de consacrer du temps à quelque chose d'aussi glorieusement inutile que la pêche à la mouche.

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