• Parmi les très nombreuses traductions françaises de La Divine Comédie de Dante celle de Joachim-Joseph Berthier occupe incontestablement une place à part. En effet, ce dominicain, qui a été recteur de l'Université de Fribourg (Suisse), entend proposer une traduction littérale qui permet, en respectant les conseils de traduction de Chateaubriand, de « suivre le texte, ligne à ligne, mot à mot », calquant ainsi le poème avec une exacte transparence.Toutefois, cette littéralité n'est pas la seule spécificité de cette traduction publiée en 1924. Convaincu que Dante le poète fut aussi un docteur, à savoir un philosophe et un théologien, Berthier considère que le « poème sacré » transmet un enseignement qui doit servir « pour le bien du monde qui vit mal », conformément à l'intention de Dante lui-même (Purgatoire XXXII, 103). L'étonnante beauté du poème est donc entièrement au service de la vérité.
    Traduction littérale avec notes Joachim-Joseph Berthier, o.p.Sous la direction de Ruedi Imbach

  • Ô vous qui empruntez le chemin de l'amour,
    Observez s'il existe un mal au mien pareil.
    Je vous prie de souffrir de m'écouter me plaindre.
    Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?
    Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l'intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l'histoire de la littérature, ce n'est pas seulement parce qu'il contient des poèmes d'amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l'allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.
    Traduit de l'italien et préfacé par René de Ceccatty

  • La divine comédie t.2 : le purgatoire Nouv.

    La rencontre de William Cliff avec Dante remonte à ses années universitaires : il est encore capable de réciter les premiers vers de L'Enfer en italien, entendus en cours de philologie romane. Difficile, ensuite, de retrouver dans les traductions françaises de l'oeuvre du poète ce qu'il avait encore à l'oreille. S'y essayant lui-même, William Cliff n'est parvenu à satisfaction qu'en adoptant la contrainte du décasyllabe, et il a aujourd'hui le sentiment d'avoir donné une lecture contemporaine de La Divine Comédie : non seulement en vers réguliers, mais avec le souci constant d'une clarté évidente, afin que le lecteur comprenne, sans aucune note, le sens du texte.

  • La divine comédie t.2 ; l'enfer Nouv.

    "Offrir un vrai poème dont la marche n'est en rien entravée" : telle est l'ambition de cette nouvelle traduction de L'Enfer. Afin de rendre au plus près le rythme de l'oeuvre de Dante, William Cliff a pris le parti de suivre le "chiffre" du décasyllabe original. Sur le fond, il n'a pas hésité à supprimer des noms et des références qu'il jugeait inutiles ou fastidieux. Loin de trahir le poète florentin, le poète belge l'accompagne. La richesse de sa traduction tient à cela : il se glisse sur ses pas, telle une ombre, dans les cercles infernaux.
    Cliff, comme Dante, est un poète en marche.

  • Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie, Le Banquet est la troisième grande œuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale.
    " Si l'œuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes vœux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova, je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'œuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître. "
    René de Ceccatty a traduit la totalité de l'œuvre italienne de Dante (La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes, Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie.
    Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie, Le Banquet est la troisième grande œuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale.
    " Si l'œuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes vœux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova, je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'œuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître. "
    René de Ceccatty a traduit la totalité de l'œuvre italienne de Dante (La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes, Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie.

  • Pour Dante, si l´homme est un être singulier, « infiniment variable et instable », alors la diversité des langues est inscrite dans sa nature. La variation linguistique n´est pas pour lui, comme elle l´est pour les exégètes de Babel, le châtiment infligé pour punir un péché d´orgueil. La portée de cette thèse ne se limite pas à la réflexion sur les langues. Ses conséquences sont politiques. Les hommes vivent en effet dans des collectivités multiples et doivent se donner des lois et des normes, s´entendre. Cela vaut pour tous les cercles de la vie sociale, de la famille à ce que Dante appelle le royaume et, encore au-delà, l'Empire (le genre humain dans son entier). Dante propose dans ce texte une voie originale pour concilier le besoin d´unité et l´incontournable diversité qui marque les affaires des hommes : qu´on écoute les meilleurs des poètes dans chacune des cités, et qu'on donne à leurs productions une fonction nouvelle, celle de constituer une « règle » et une « mesure » pour tous les parlers d´Italie. Le geste qui commande le De l´éloquence en vulgaire est celui d´un poète et d´un « politique ». Il réside dans ce lien qui est tout à la fois celui de la poésie qui relie les vers et celui de la loi qui relie les hommes.

  • Et la douleur se mettra en chemin avec l'âme qui s'en ira si triste ;
    Elle lui sera toujours unie, lui rappelant la joie du doux visage auprès de quoi ne paraît rien le paradis.

    Publié ici pour le première fois dans une édition bilingue, ce recueil de Dante a été traduit par Jacqueline Risset, poète, écrivain et essayiste, auteur d'une traduction de référence de La Divine Comédie.

  • DANTE (1265-1321) a mené une carrière politique qui l´a mené des plus hautes responsabilités dans sa ville de Florence à la condamnation au bûcher, évitée de justesse par un exil prolongé. C´est durant cet exil qu´il composa la plus grande partie de sa Divine Comédie, sans jamais pouvoir revenir dans sa ville natale.

    « ENFER », première des trois parties de cette oeuvre grandiose, est certainement la plus connue, et la plus souvent citée : les scènes d´horreur et les dénonciations véhémentes y côtoient la douceur poétique la plus délicate...



    Mais qui l´a vraiment lue, dans le public français ?

    Les traductions françaises en prose ne peuvent rendre compte de la force haletante du verbe de Dante. Il en existe quelques-unes en vers, en édition papier, mais aucune en version numérique.



    J´ai choisi de donner ici une édition numérique bilingue, mais en alternant les tercets en italien et en français : ainsi le lecteur pourra-t-il toujours avoir sous les yeux, même sur un très petit écran, les deux textes. Les notes, souvent indispensables à la compréhension, ainsi que quelques documents concernant des thèmes importants de l´oeuvre, sont accessibles en hypertexte.



    GdP

empty