• " Menée selon une démarche d'historien cette synthèse remarquable permet de comprendre cette période charnière sans privilégier une seule approche et sans se cantonner au territoire européen. "Le Figaro Histoire


    Le conflit mondial de 1914-1918 ouvre tragiquement le xxe siècle. Sondant les mentalités, l'action des chefs comme des humbles, des civils comme des militaires, interrogeant les attitudes de ceux qui décident, autant que de ceux qui vivent la guerre dans le froid des usines ou dans la boue des tranchées, François Cochet englobe toutes les dimensions de ce conflit total. Synthèse d'ampleur refusant de céder à une lecture partisane et exclusivement hexagonale, l'ouvrage répond ainsi à toutes les questions sur cet affrontement dantesque.
    " Ce livre demeure la meilleure synthèse disponible en français sur ce qui fut la première hyperguerre. "
    XXe Siècle

    " Menée selon une démarche d'historien, cette synthèse remarquable permet de comprendre cette période charnière. "
    Le Figaro Histoire

  • De l'étonnante " Déclaration de paix au monde " du 22 mai 1790 à la déclaration de la guerre totale et révolutionnaire au nom de la liberté du 15 décembre 1792, la Révolution française a posé les jalons des deux grandes attitudes qui s'expriment à l'égard de la guerre. Car les Français depuis lors balancent : ils disent aimer la paix, mais n'hésitent pas à souvent s'engager dans des conflits armés. Guerre de 1870, conquêtes coloniales, décolonisations, guerres mondiales ou opérations extérieures (OPEX) en témoignent : les armées françaises n'ont cessé de combattre, en métropole comme dans les sables du désert, des neiges de la Norvège aux rizières d'Indochine. Aujourd'hui encore, jamais l'armée française n'a été engagée sur d'aussi nombreux théâtres d'opérations - Hexagone inclus. Pour comprendre ce phénomène d'une brûlante actualité, il faut se pencher sur les hommes, les discours et les pratiques qui, à des titres divers, ont considérablement évolué. Car si la conscription massive semble s'imposer entre 1889 et 1997, les modalités réelles de recrutement se révèlent souvent plus complexes. De même, les dirigeants doivent expliquer les valeurs qu'ils défendent et qui motivent l'engagement armé du pays. Les opinions publiques et les soldats s'expriment également tantôt pour contester la guerre, tantôt pour la justifier. Autant de discours qui permettent de mesurer le degré d'adhésion aux conflits auxquels la France a participé. Reste, enfin, à envisager les formes du combat - une réalité en profonde mutation. Le temps des gros bataillons de masse s'estompe avec les deux guerres mondiales ; aux chocs frontaux de 1914 succèdent des engagements plus limités menés avec des armes de plus en plus sophistiquées ; la notion même de " champ de bataille " disparaît, la guerre frappant désormais tous les espaces. Nourri des recherches les plus récentes et de sources inédites, l'ouvrage présente la synthèse que l'on attendait sur la France en guerre, de 1870 à nos jours.

  • Être soldat ne relève pas d´un simple choix professionnel. Dans cette condition militaire qui est plus qu´un métier, se pose la question éthique de la mort reçue ou donnée et de l´usage des armes, légitimé en droit par le fait que le soldat est le représentant légal de la force publique dans les conflits. Le rapport au sacré est souvent interrogé dans les cultures professionnelles, notamment des officiers. Être soldat, c´est également s´inscrire dans une acceptation de l´autorité et de la hiérarchie. Les systèmes de représentation de la société à l´égard de l´armée sont interrogés dans cet ouvrage, de l´image du soldat, au cours des siècles, à l´antimilitarisme, de la participation des militaires à la politique, à l´évolution de leur rôle dans les conflits passés et contemporains.  Passant du service du Roi à celui de la Nation, le soldat est toujours en phase avec les débats de sociétés de son époque, passant de la condition d´un soldat de métier au système mixte républicain mêlant conscription et professionnels. Depuis 1997, et par un retour de l´histoire sur elle-même, le soldat est redevenu un engagé volontaire, quel que soit son grade. Engagé dans des conflits locaux (conquête coloniale et conflits de décolonisation), il a également connu les deux guerres mondiales avant de participer à des « Opérations extérieures », sous l´égide d´organismes internationaux. À l´image de la société française, la condition militaire a profondément évolué depuis la veille de la Révolution française. Ce livre en montre les multiples facettes et en identifie les facteurs d´évolution, mais aussi les ancrages culturels de long terme. 

  • La guerre de 1914-1918 ouvre tragiquement le XXe siècle, souvent nommé le " siècle de la guerre ". Mais ce conflit n'a pas soudainement éclaté à l'été 1914 pour s'interrompre tout aussi brutalement en 1918 : il s'inscrit mentalement dans des comportements issus d'un long XIXe siècle, tout autant qu'il innove et ouvre la voie aux affrontements du XXe siècle.
    Sondant les mentalités, l'action des chefs comme des humbles, des civils comme des militaires, interrogeant les attitudes de ceux qui décident, autant que de ceux qui vivent la guerre dans le froid des usines ou dans la boue des tranchées, l'auteur envisage, sans parti pris, toutes les dimensions - militaires, économiques, sociales et politiques - de ce conflit total. Il aborde aussi bien le monde des combattants que celui des arrières, les fronts européens qu'asiatiques ou africains. Synthèse d'ampleur, l'ouvrage répond à toutes les questions que l'honnête homme se pose sur cet affrontement parfois dantesque.
    Refusant de céder à une lecture partisane et exclusivement hexagonale, il se place résolument dans une approche comparative de la première des deux guerres mondiales, un conflit qui a profondément marqué les sociétés contemporaines et demeure, pour les Français, LA Grande Guerre par l'ampleur des pertes, des destructions et des deuils.

  • Comment définir la relation qui unit le soldat à son arme ? Si l´arme appartient au soldat, le soldat appartient égalementà son arme : ne lui confie-t-il pas sa vie ?
    François Cochet nous montre que le comportement humain, sur un champ de bataille, dépend d´abord et surtout de l´environnement technologique du soldat. Les armes, avant d´être utilisées dans la guerre, sont pensées, élaborées, construites par les décideurs civils et militaires. Une fois produites, il faut apprendre à s´en servir, former les soldats à leur utilisation. L´arme maniée par le combattant arrive ainsi en fin d´une chaîne de décisions complexes, empreintes de multiples systèmes de représentations mentales de la part de ceux qui les ont choisies, comme de ceux qui les utilisent.
    Technologie guerrière, perceptions des soldats, armes que l´on rend, que l´on prend, que l´on entretient, que l´on surnomme, que l´on photographie dans des mises en scène de propagande : François Cochet signe ici une histoire totale. « Faire dire la guerre aux armes. » Telle est l´ambition de cette étude captivante, histoire à hauteur d´homme cernant au plus près l´expérience combattante. Une approche radicalement nouvelle de la culture de guerre.

  • « L'assassinat de François Ferdinand a déclenché le début des hostilités », « La guerre devait être courte », « Ce fut principalement une guerre des tranchées », « Verdun, la boucherie », « Sans les États-Unis, la guerre aurait été perdue », « Toute une génération a été inutilement sacrifiée »... Dépassant le cliché d'une Grande Guerre patriotique sacrifiant ses soldats à la gloire militaire de quelques chefs irresponsables, l'auteur revient sur ce conflit à l'origine de profonds bouleversements politiques, économiques et sociaux au XXe siècle.

  • L'évolution de l'économie française depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi les atouts et les handicaps de l'économie nationale à l'aube du XXIe siècle.

  • 11 novembre 1918. L'armée française est sans nul doute la plus puissante et la plus moderne du monde. La réputation qu'elle s'est acquise n'a rien d'usurpé (elle ne la perdra d'ailleurs qu'en 1940) : forte de 800 000 hommes au début de l'année et de plus de 2,5 millions le 2 août 1914, elle a continué tout au long du conflit à connaître des bouleversements considérables tant en termes politiques que technologiques, de recrutement comme de matériels.
    Qu'il s'agisse de son organisation ou du style de commandement, de ses équipements et de leur doctrine d'emploi, de la formation du personnel ou de la technicité croissante de ses matériels, de l'importance du soutien logistique, des relations entre soldats et offi ciers ou des généraux entre eux, les évolutions dans l'armée s'accélèrent dès l'automne 1914 et trouvent leur aboutissement dans la victoire.
    Conjuguant l'histoire militaire, sociale, culturelle et des techniques, cette vaste fresque dressée par deux historiens spécialisés montre comme on ne l'avait jamais fait comment a été édifié la première armée du monde.

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