Littérature générale

  • Françoise d'Eaubonne a été pendant une trentaine d'années l'amie de Simone de Beauvoir qui fut sa lectrice, sa critique, sa conseillère, et a témoigné à ses procès. Elles ont lutté côte à côte pour la naissance du M.L.F et échangé une longue correspondance. De cette amitié précieuse - en dépit de quelques désaccords théoriques - Françoise d'Eaubonne tire aujourd'hui le droit de nous présenter la vraie figure de la grande disparue. Elle la suit pas à pas à travers l'étude de ses oeuvres, son rapport intime à Sartre et parmi d'autres écrivains (Nathalie Sarraute, Violette Leduc, Jean Genet, Mauriac, etc.)

  • Les questions cruciales de la mondialisation, de la dictature économique et de la fin du travail - sans compter les perspectives bouleversantes qu'elles ouvrent - sont traitées par Françoise d'Eaubonne dans une réflexion sur ce monde déshumanisé du XXe siècle. Cet angle d'approche renouvelle les critiques et les propositions déjà avancées par Viviane Forrester, André Gorz et Jerem Rifkin. Un essai à ne pas oublier sur le rayon des prophéties contemporaines.

  • ON A DIT que "Les Tricheurs" étaient l'image de la jeunesse française comme "La Fureur de Vivre" était l'image de la jeunesse américaine. ON A DIT que le thème de Marcel Carné était celui du refus de soi-même, du refus des autres, du refus de l'amour. ON A DIT que le sujet des "Tricheurs" était non seulement psychologique, mais aussi métaphysique et même religieux (Maurice Clavel - Combat). ON A DIT qu'il était navrant de voir des jeunes gens se livrer à la sexualité comme des grenouilles (Tribune de Lausanne). ON A DIT que ces garçons et ces filles n'avaient pas d'idéal. ON A DIT au contraire que c'est l'idéal qui les a menés jusqu'au bout, malgré eux. ON A DIT... Sur l'écran noir de notre mémoire, le petit visage fermé de Pascale Petit, tricheuse jusqu'à la mort, le faciès inquiétant de Laurent Terzieff, prince noir des truqueurs. ON A DIT "Les Tricheurs :.... un aspect essentiel de notre temps, dans la Babylone occidentale..."

  • ON A DIT que "Les Tricheurs" étaient l'image de la jeunesse française comme "La Fureur de Vivre" était l'image de la jeunesse américaine. ON A DIT que le thème de Marcel Carné était celui du refus de soi-même, du refus des autres, du refus de l'amour. ON A DIT que le sujet des "Tricheurs" était non seulement psychologique, mais aussi métaphysique et même religieux (Maurice Clavel - Combat). ON A DIT qu'il était navrant de voir des jeunes gens se livrer à la sexualité comme des grenouilles (Tribune de Lausanne). ON A DIT que ces garçons et ces filles n'avaient pas d'idéal. ON A DIT au contraire que c'est l'idéal qui les a menés jusqu'au bout, malgré eux. ON A DIT... Sur l'écran noir de notre mémoire, le petit visage fermé de Pascale Petit, tricheuse jusqu'à la mort, le faciès inquiétant de Laurent Terzieff, prince noir des truqueurs. ON A DIT "Les Tricheurs :.... un aspect essentiel de notre temps, dans la Babylone occidentale..."

  • 1969-1980. Les Enfants de l'horreur connaissent une deuxième génération à travers les points chauds du monde, Irlande, Liban, Argentine, Pologne, comme en France et en RFA ou en URSS. L'agitatrice de Dublin, assassinée, tout comme le peintre soviétique en camp de travail ou le géologue argentin à la recherche de pétrole et la journaliste du Moyen-Orient, tous ces fils de déportés ont à leur tour des fils et des filles impliqués dans un drame qui devient planétaire. C'est de France que monte, puis se tait la dernière voix universelle. Aussi, par un jour brumeux d'avril, tous vont se retrouver derrière le même cercueil, dans le plus vaste cortège funèbre connu depuis celui de Victor Hugo. Après la disparition de Jean-Paul Sartre, le temps des prophètes se termine. Mais son dernier témoin sera peut-être cette photographe qui, toute jeune fille, a connu dans le Midi de la France la femme qui a été, non sans mystère, au carrefour de tant de tragédies.

  • À travers une Chine somptueuse et misérable, secouée par d'incessantes guerres civiles, Qiu Jin, grande féministe s'engage totalement aux côtés de Sun-Yat-Sen qui devait libérer son pays du carcan impérial. Tour à tour jeune fille studieuse, épouse et mère, mais aussi poète, terroriste et infatigable militante, elle sera décapitée au début de ce siècle. L'Éventail de Fer est le récit en forme de fresque du combat réel de cette jeune chinoise au destin hors série.

  • Authentique et extraordinaire destinée que celle d'Antoinette Lix, née en 1839, morte en 1909 après avoir participé à deux des plus grandes guerres du XIXe siècle. Fille d'un aubergiste alsacien qui l'avait élevée comme un garçon, belle, intelligente, elle partit à dix-neuf ans pour être professeur en Pologne où elle s'éprit de la mère de ses élèves et participa héroïquement à l'insurrection de 1863 sous le nom de « Michel le Sombre ». Après avoir suivi des cours de la Croix-Rouge et avoir soigné les cholériques de l'épidémie de Lille, elle reprit le fusil en 1870, cette fois chez les francs-tireurs des Vosges, contre l'invasion allemande. Ses faits d'armes qui lui valurent deux fois le grade de lieutenant font preuve d'un invraisemblable courage. Malgré l'amitié passionnée d'une femme de ministre, elle s'éteindra presque démunie dans un couvent de Saint-Nicolas-de-Port.

  • L'histoire des aventurières a longtemps été réduite aux activités des demi-mondaines ou des créatures sans scrupule. Alors que, de tout temps, des femmes ont prouvé que le champ de leurs exploits ne se limitait pas aux alcôves. Pour changer leur vie, ces aventurières n'ont pas hésité à transgresser le sort assigné à leur sexe. Elles ont choisi l'expérience de situations insolites, la découverte d'espaces lointains ou inconnus, le risque et l'affrontement du danger. Du XIVe siècle aux Années folles et à travers quelques vies si étonnantes qu'elles pourraient donner matière à autant de romans, Françoise d'Eaubonne suit la destinée féminine dans les chemins de l'aventure. Cette voie où s'exacerbent l'amour, les passions, le courage, et qui donne un sens plus large à la dimension humaine.

empty