Langue française

  • Les philosophies orientales ne posent guère la question du rapport de l'homme et de la femme, puisqu'elles se réfèrent à un ordre immuable: l'homme dominant et positif, la femme dominée et négative.
    L'Occident seul a semblé pressentir qu'il y avait là un problème. Mais sa façon de le traiter en philosophie n'aboutit guère à un ordre différent. La hiérarchie est maintenue ; mieux encore, la misogynie, si elle ne va pas de soi, n'en est que plus argumentée, expliquée, justifiée. Pourquoi? Pourquoi le féminin n'est-il vu que sous l'aspect défavorable ? Pourquoi la femme n'est-elle qu'un homme diminué (paganisme), ou une diminutrice de l'homme (temps modernes)? Françoise d'Eaubonne tente ici une explication et une réponse.

  • Elles volent, elles tuent, elles éveillent les passions les plus brûlantes, sombrent dans la débauche et la perversité ou subissent la haine et l'injustice. Coupables ou victimes, elles sont scandaleuses. « Les vies scandaleuses, écrivait Marcel Aymé, sont pour la plupart des vies de femmes. Il n'y a là rien qui doive surprendre, car un homme se conduit toujours assez bien s'il n'est pas un Barbe-Bleue. Les femmes sont plus exposées ; dans une histoire d'adultère ou d'enlèvement, c'est leur faiblesse qui suscite la réprobation. » La morale, en effet, a donné aux scandales des significations aussi diverses que contradictoires. Chez les femmes, elle a réprouvé toutes les audaces, poursuivi les marginales, imaginé les sorcières et, dans le viol, frappé de honte les victimes. Avec ce nouveau livre, Françoise d'Eaubonne compose, en de multiples anecdotes, une étonnante histoire du scandale au féminin.

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