Sciences humaines & sociales

  • La vie de Charlemagne est plus belle et plus exaltante que la légende de l'empereur « à la barbe fleurie ». Digne successeur de Pépin le Bref, son père, il fut d'abord roi de France, puis roi d'Italie. Ses conquêtes successives, notamment en Allemagne, portèrent le territoire des Francs aux dimensions d'un empire. Travailleur infatigable, ce conquérant fut aussi un législateur et un diplomate ; il protégea les arts, généralisa les écoles et détermina la Renaissance carolingienne.
    Véritable « européen », il eut le mérite de donner aux peuples composant son vaste empire un idéal commun. Son oeuvre politique ne lui a pas survécu, car il en était la clef de voûte. Mais l'âme de l'Europe, née de sa pensée, est toujours présente. Elle reste, grâce à lui, la meilleure chance de l'Europe future.

  • Un roi, un héros et un saint, le « meilleur roi qui fut au monde » selon le juriste Beaumanoir, tel apparaît saint Louis (Louis IX), en ce XIIIe siècle où le rayonnement de la France parvient à son zénith. Rassembleur dhommes, habile à concilier les extrêmes, passionné pour le bien public, il sefforce en toutes circonstances de moraliser la politique. Guerrier intrépide, mais encore diplomate, son adresse et son équité font de lui larbitre de lEurope. Mystique, assez ardent pour réveiller lesprit de croisade, il résiste vigoureusement aux papes et aux évêques si lintérêt de lÉtat est en jeu. Par amour pour son peuple, il se fait aussi législateur et réformateur hors pair. On ne sait lequel le plus admirer du chevalier, du clerc, du patriarche, du roi ou de lhomme.



    Couverture : Détail dune miniature représentant le roi Louis IX tirée de Vie et miracles de saint Louis par Guillaume de Saint Pathus, 1320. Paris, B.N.F. © Photo Josse / Leemage. Vue de lintérieur de la Sainte-Chapelle © Peter Barritt / SuperStock / Corbis

  • Né en 1550, fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, roi à dix ans, Charles IX eut l'un des règnes les plus tragiques de notre histoire. Obsédé par le souvenir de son père et par la gloire de son grand-père François Ier, brimé par une mère abusive quoique admirable, tantôt exhibé au peuple tantôt caché, souvent humilié, en butte à la jalousie de ses frères, il se cherchait lui-même. Les grands de son royaume, étant parvenus à transformer en guerre civile la querelle entre les catholiques et les protestants, se disputaient le pouvoir et rêvaient de le détrôner. Dans ce tumulte où la France faillit sombrer, au milieu d'une cour où les fastes, les trahisons, les crimes se mêlaient, il essayait de faire prévaloir la tolérance. Si on l'a accusé du massacre de la Saint-Barthélemy, sa manipulation ne fait plus aucun doute.

  • HUGUES CAPET 9 8 7 ~9 9 6 987 : Hugues Capet, duc de France, est élu roi à Senlis par l'assemblée des Grands. Ainsi met-il un point final à une rivalité séculaire entre Carolingiens et Robertiens et devient-il le fondateur d'une prodigieuse lignée de trente-deux rois, la plus longue d'Europe, qui assumera le destin de la France jusqu'à la Révolution de 1789.
    En associant son fils, le futur Robert II le Pieux, à la couronne, il instaure une monarchie héréditaire, liée à la notion de droit divin conférée par l'Église. Grâce à lui, grâce à son habileté, à sa patience, à son sens aigu de l'opportunité, à ses qualités exceptionnelles d'homme d'État, s'est trouvé définitivement scellé l'acte de naissance de la France.

  • La dynastie mérovingienne, fondée par Clovis, a duré deux siècles et demi (481-737).
    Roi des Francs Saliens, ce dernier parvient à conquérir la Gaule romaine et à l'unifier. Son baptême, sous l'impulsion décisive de son épouse Clotilde, est un événement capital : il permet la christianisation de l'Europe. Ses fils, après le concile réuni par leur père en 511, l'année de sa mort, parachèvent son oeuvre grandiose mais se lancent dans des luttes fratricides. C'est ainsi qu'à travers les tumultes de leurs règnes se dessine la France. Chef de guerre victorieux - Soissons (486), Vouillé (507) -, homme politique avisé, protecteur du catholicisme, Clovis est, en Occident, l'héritier des empereurs de Rome. Il est aussi la préfiguration de Charlemagne.

  • Petit-fils de Louis XV, le futur Louis XVIII, alors comte de Provence, doit s'exiler en 1791 au moment de la Révolution. Ses initiatives achèvent de perdre Louis XVI et Marie-Antoinette. Pendant près de vingt ans, il mène la vie d'un proscrit avant de regagner Paris à la chute de Napoléon. Il montre alors une rare ténacité pour libérer la France de l'occupation étrangère et restaurer l'économie en réconciliant les Français. Véritable « roi de la Révolution », Louis XVIII, animal politique par excellence, adepte d'un pragmatisme cynique, force l'admiration par son extraordinaire pouvoir d'adaptation aux circonstances et aux idées nouvelles.

  • Après avoir été un dauphin rebelle, hostile à la politique de Charles VII, son père, Louis XI monta sur le trône à trente-huit ans. Faisant preuve des plus remarquables qualités d'homme d'État, il sut achever la guerre de Cent Ans, triompher de Charles le Téméraire sans combattre et abattre la puissante Maison de Bourgogne. Avec lui, la monarchie prit un nouveau relief, l'hexagone ses limites quasi définitives. Personnalité contrastée et subtile, machiavélique mais injustement calomniée, Louis XI domina son temps. Diplomate, soldat, économiste, administrateur hors pair, il fut surtout un précurseur. N'ayant pensé, tout au long de son règne, qu'à tracer pour la France les routes de l'avenir, il occupe, dans la galerie de nos rois, une place inégalée et prestigieuse.

  • Ecarté illégalement de la succession au trône par le traité de Troyes en 1420, Charles VII, renié par sa mère, Isabeau de Bavière, et fils d'un roi fou, Charles VI, contesté par la moitié de la France, raillé par ses adversaires, parvient à chasser els Anglais de son royaume et à terminer la guerre de Cent Ans. Il rabat l'orgueil des féodaux, réforme l'armée, la justice, les finances et l'administration, en dépit des complots et des trahisons. des noms prestigieux traversent son règne digne de Shakespeare : Jeanne d'Ar, Dunois, Jacques Coeur, Agnès Sorel. De son royaume il fait un Etatet, de son peuple déchiré par la querelle des Armagnacs et des Bourguignons, une nation. Tout cela eût-il été possible sans la fascinante épopée de Jeanne d'Arc ?

  • Fils du poète Charles d'Orléans, Louis XII naquit en 1462. Ce prince humilié par Louis XI, en révolte contre Anne de Beaujeu, monta sur le trône à trente-six ans, après la mort de Charles VIII. Il épousa Anne de Bretagne afin d'assurer le rattachement de cette province à la France. Épris de gloire, il conquit la moitié de l'Italie, fut un temps l'arbitre de l'Europe, mais dut faire face à une coalition formée par le pape Jules II et l'empereur Maximilien Ier. Réaliste, avisé, bienveillant, il sut être un excellent roi. Législateur, réformateur, justicier, ouvert aux aspirations des classes laborieuses, attentif à simplifier et à alléger la fiscalité, il mérita le surnom de Père du Peuple. Louis XII est le trait d'union entre le Moyen Âge et la Renaissance.

  • Pendant presque mille quatre cents ans, des rois se sont succédé de manière quasiment ininterrompue sur le trône de France.
    Ils étaient issus de trois célèbres dynasties, les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens. A travers l'épopée tumultueuse de leurs vies et de leurs règnes, où se révèlent des personnalités diverses et parfois controversées, renaissent avec un grand éclat les heures les plus prestigieuses et les plus exaltantes de notre Histoire.
    Roi à douze ans, Charles VI eut un des règnes les plus longs de notre Histoire.
    Marié en 1384 à Isabeau de Bavière, il se libéra bientôt de la tutelle de ses oncles et gouverna par lui-même. Tout annonçait une époque brillante. Mais la démence qui le frappa, en 1392, provoqua une impitoyable guerre entre Armagnacs et Bourguignons. Pendant les rémissions de sa maladie, il tenta en vain de rétablir la paix. La victoire d'Azincourt (1415), l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau permirent à Henry V d'Angleterre d'hériter du royaume de France.
    Le roi fou n'était plus qu'un spectre couronné. Cependant, ce fut lui qui sauva l'unité de la France grâce à l'amour que lui vouait son peuple. Ce règne apocalyptique eût inspiré Shakespeare, s'il était né français.

  • Monté sur le trône à cinq ans et demi, Louis XV fut-il seulement lamant prodigue de Mesdames de Pompadour et du Barry ? Un prince volage et futile dont la beauté continue de nous fasciner et qui sattira lamour puis la haine de son peuple ? Non, malgré les apparences, jamais roi, à lexception dHenri IV, ne se montra aussi conscient des problèmes de son pays et attentif à construire lavenir. Nombre de ses réformes furent reprisent par Napoléon Ier. Sous son long règne, la Corse et la Lorraine devinrent françaises et léconomie nationale prit son envol. Louis XV fut un esprit secret, éclairé et sensible, soucieux dépargner le sang des hommes.

  • La vie d'Henri IV est pareille à ces gaves pyrénéens qui l'ont vu naître. Parti de son petit royaume de Navarre et de sa principauté de Béarn, va s'accomplir en lui la prophétie de Nostradamus. Roi sans couronne, sans femme, sans argent, il a réussi à conquérir son royaume pièce par pièce, à mettre fin aux guerres de religion, etc. Il reste le plus populaire des rois de France.

  • Il est l'incarnation du Grand Siècle et de l'apogée de la France. Jamais monarque ne fut, plus que lui, Roi à chaque instant de sa vie. À l'éclat et à la splendeur de son règne répondent un écrasant labeur personnel, une lutte continuelle pour paraître égal à lui-même et d'abord en bonne santé. Ses conquêtes, ses revers, sa grandeur devant l'adversité, ses maîtresses, ses deuils, la sérénité de ses derniers jours, composent une passionnante aventure humaine. Il n'est pas un coeur français que la personne du Roi-Soleil puisse laisser indifférent, malgré ses fautes. Mais selon le mot de Napoléon, le soleil n'a-t-il pas lui-même ses taches ?

  • Petit-fils de Philippe VI de Valois, le vaincu de Crécy, fils de Jean le Bon, le vaincu de Poitiers, Charles V assuma la régence pendant la captivité de son père. Au cours de cette période tragique, il fit front aux Anglais, aux Navarrais, à la commune insurrectionnelle suscitée par Étienne Marcel.
    Devenu roi, il parvint, avec l'aide de Du Guesclin, à reconquérir la totalité des provinces cédées par le traité de Brétigny. Pragmatique, méfiant, habile diplomate, il démontra, en dépit d'une santé chancelante, la supériorité de l'intelligence sur la force. Son surnom de Sage a deux significations : il atteste sa modération et suggère qu'il fut exceptionnellement instruit pour son époque, presque savant. À ce résistant, à ce restaurateur s'applique la maxime fameuse de Vauvenargues : « Le courage est la lumière de l'adversité. »

  • Vrai fondateur de sa dynastie, il est le premier roi de France digne de ce nom. Son extraordinaire personnalité émergeant du puzzle féodal domine une époque de mutations profondes. Parti de rien, il parvint à disloquer le puissant empire des Plantagenêts, à triompher de la coalition européenne à Bouvines et à transformer sa petite principauté d'Île-de-France en royaume de France !
    Il créa de toutes pièces une vaste monarchie féodale, une administration, une armée. Politique et guerrier au milieu de paladins tels que Richard Coeur de Lion, chevalier et homme d'État passionné par le pouvoir, ambitieux, rigoureux sans cruauté, diplomate subtil, novateur mais pondéré, sa gloire et sa grandeur sont les fruits de son mérite.

  • Roi méconnu, âme sensible et caractère énigmatique, Louis XIII est l'inflexible serviteur du devoir politique, sacrifiant avec abnégation ce qu'il a de plus cher au bien de l'État et à la gloire de la France. Opprimé dans sa jeunesse par sa mère et tourné en dérision par Concini, trahi par sa propre femme Anne d'Autriche, par Monsieur, son frère, par ses amis les plus proches, jamais il ne dévie de la route qu'il s'est tracée, en dépit des obstacles et des complots, malgré de cruelles déceptions et les tourments infligés par une santé de plus en plus défaillante.
    Ses amitiés et ses amours sont cornéliennes, son entente avec Richelieu, un chef-d'oeuvre d'intelligence et de perspicacité. L'éclatante réussite de leur alliance permet l'éblouissante ascension du Roi-Soleil.

  • Troisième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, le futur Henri III devint l'héritier présomptif de la couronne après la mort de François II et l'avènement de Charles IX. Élu roi de Pologne, il revint en France pour succéder à son frère. Le pays était alors déchiré par les guerres de Religion, le pouvoir menacé par les Guise et les Bourbons. Henri III sut préserver l'un et l'autre et ouvrit la voie à une politique de tolérance. Son pacifisme obstiné lui valut cependant la haine des extrémistes. En éliminant le duc de Guise à Blois et en choisissant Henri de Navarre comme héritier, il sacrifia sa vie mais sauva le royaume. Politique subtil et profond, caractère insaisissable tant il offre de contrastes, il fut le dernier prince de la Renaissance.

  • Dernier roi de France et de Navarre, Charles X eut une existence romantique. Vicissitudes de la politique, passions amoureuses, conspirations, revers, grandeur et solitude ponctuent sa destinée. D'abord comte d'Artois sous le règne de son frère Louis XVI, il fut adoré puis haï par les Parisiens. Chef des émigrés, il tenta d'organiser la Contre-Révolution. Roi en 1824, il obtint d'éclatants succès en politique extérieure : indépendance de la Grèce, conquête d'Alger malgré l'hostilité de l'Angleterre. Sous son règne, la France connut une prospérité exceptionnelle, la classe politique acheva son apprentissage, la presse devint une troisième force. Roi-chevalier, nouvel Henri IV par son comportement, il eût été, sans doute, dans un siècle antérieur, l'un de nos plus grands rois.

  • Il fut le roi des gentilshommes et le plus gentilhomme des rois de France. Rien ne manque à sa vie pour en faire un véritable roman : une enfance malheureuse dans les prisons de l'exil en Espagne, une jeunesse humiliée, une passion amoureuse pour une femme mûre (Diane de Poitiers) qui dura jusqu'à son dernier souffle, un mariage d'État avec une femme qui se révéla de grande envergure (Catherine de Médicis). Son règne est jalonné de batailles remportées et de fêtes somptueuses. Et sa mort accidentelle, des suites d'une blessure reçue dans l'oeil en plein tournoi, fut à la fois héroïque et tragique. Elle donna le signal des guerres de Religion. Trois de ses fils lui succédèrent : François II, Charles IX et Henri III.

  • Philippe IV le Bel domine la fin du Moyen Âge. Son règne reste cependant une énigme, de même que son caractère et sa personne, animée par un véritable génie politique. Fut-il réellement un roi de fer ou jouit-il d'une réputation usurpée ? À travers des événements dramatiques (l'attentat contre le pape Boniface VIII, le procès et la chute des Templiers, l'adultère des trois brus, la lutte contre l'Angleterre), émerge une volonté constante et tendue vers un but unique : la grandeur du royaume de France. Chez lui affleurent une ingéniosité et une imagination hors du commun mais aussi un machiavélisme indéniable. Il aurait, en somme, pu dire, comme Louis XIV, à qui il ressemble par plus d'un point, trois siècles plus tard : "l'État, c'est moi", s'il n'avait été lui-même l'État dans toute l'acceptation du terme.

  • À la tête d'une France au zénith de sa postérité et de sa puissance, libérateur de l'Amérique, parvenu grâce à ses connaissances techniques à reconquérir la maîtrise des mers, Louis XVI pouvait être un roi digne de gloire ; il ne sut être qu'un roi martyr. Intelligent, instruit, perspicace, aimant son peuple et voulant le bien avec passion, il méconnut les choix qui auraient désarmé ses adversaires et évité une révolution. Cette biographie sans complaisance le montre tel qu'il fut, en butte à la funeste influence de Marie-Antoinette et de ses amis, finalement rejeté dans une solitude tragique. Son règne aurait pu être heureux. Il ne fut qu'une marche vers le supplice. Sa mort rédemptrice - il n'avait que trente-huit ans - éclaire d'un jour définitif sa vie et son caractère.

  • Jean II, surnommé le Bon en raison de sa bravoure, succéda en 1350 à son père Philippe VI, premier roi Valois après l'extinction des Capétiens directs. Héritant d'un royaume affaibli et d'une autorité contestée après la défaite de Crécy, il s'efforça de redresser la situation en réorganisant l'armée et en assainissant les finances. Trahi par les grands qui changeaient de parti au gré de leurs intérêts, il fut malheureusement vaincu par le Prince Noir à la bataille de Poitiers.
    Roi méconnu, il réunit à la couronne la Bourgogne et le Dauphiné. Ce portrait dressé à partir d'une contre-enquête minutieuse aide à comprendre sa personnalité, vivante incarnation des vertus et des faiblesses du tragique XIVe siècle. Il fut le créateur du Franc.

  • L'année même de son avènement en 1515, François Ier entre dans l'Histoire avec éclat, la victoire de Marignan lui valant aussitôt le glorieux surnom de Roi-Chevalier. Son règne fertile en événements majeurs ? guerres d'Italie, duel contre Charles Quint, début de la Réforme ? se place sous le signe d'un nouvel art de vivre suscité par la Renaissance : il devient le protecteur des arts, s'entoure de créateurs de génie tel Léonard de Vinci, transforme la vieille royauté capétienne en monarchie quasi absolue, se montre un diplomate avisé et un législateur perspicace.
    Humain avant d'être roi, tolérant par nature, il incarne à la perfection la France de la première moitié du XVIe siècle, alors la plus riche et la plus peuplée des nations de l'Europe.

  • Né sous Louis XV, fils de Philippe-Égalité, général de la Révolution, exilé pour échapper à la guillotine, le futur Louis-Philippe connut dès son plus jeune âge une existence extraordinairement aventureuse, parfois misérable, voyagea même jusqu'en Laponie et en Amérique. Rentré en France en 1814, il se rendit populaire par son libéralisme et, après la chute de Charles X, fut proclamé roi des Français à cinquante-sept ans. Intelligent, secret, à la fois impérieux et débonnaire, aucun roi en France ne fut plus que lui vilipendé, tourné en dérision, menacé dans sa vie. Malgré de nombreux attentats, un climat social tendu, le bouillonnement des esprits hantés par le pouvoir de l'argent, l'hostilité des légitimistes et des républicains, les intrigues des sociétés secrètes, il sut remarquablement gouverner la France et développer son économie.

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