• L'exotisme peut-être autre chose qu'un univers trompeur, celui des faux-semblants des images sur papier glacé pour agences de voyage. Il peut être un appel à mieux apprécier les écarts entre cultures, à mesurer les distances pour mieux s'en imprégner. Quelques-uns des grands représentants du cinéma documentaire sont revenus à plusieurs reprises vers les paysages et les pays qui les ont fascinés. C'est leur monde exotique à eux, inspiré par l'esprit des lieux, qui sera évoqué dans les pages de ce livre.

  • Parcourir la filmographie de Chris Marker, c'est lire en accéléré l'histoire de la seconde moitié du XXè siècle, celle des idéologies, des mouvements intellectuels, mais surtout des techniques audiovisuelles. De la photographie au CD-Rom, en passant par tous les formats cinématographiques, la vidéo, la télévision, l'image virtuelle, il a exploré dès leur apparition, les innovations qui ont bouleversé et perpétué l'art des images.

  • Pierre II du Brésil (Dom Pedro II) fut l'un des personnages les plus populaires du XIXe siècle. Ami de la France, d'Hugo ou de Pasteur, il régna sur le Brésil de 1840 à 1889 et fit de son pays la première démocratie d'Amérique latine. Catholique mais fils d'un père qui fut grand maître de la franc-maçonnerie brésilienne, il travailla à la coéxistence fraternelle des catholiques et des francs-maçons, s'attirant pour cela les foudres du Saint-Siège. Lorsqu'il mourût à Paris en 1891, la IIIe République lui fit des obsèques solennelles. Son corps fut rapatrié plus tard au Brésil où il est toujours considéré comme le plus grand homme du pays depuis l'indépendance.

  • L'abdication, en juin 2014, du roi d'Espagne Juan Carlos Ier, est l'occasion pour l'auteur de dresser un bilan du règne de ce monarque. Choisi par Franco pour lui succéder en 1975, son règne dura trente-neuf ans et permit l'instauration d'une démocratie parlementaire. La restauration des Bourbons en Espagne nous permet de revenir sur l'histoire tourmentée de ce pays, depuis le règne d'Alphonse XIII.

  • Petit paysan illyrien, Pierre Sabbatius fut, à la fin du Ve siècle, adopté par son oncle Justin, lui-même ancien berger qui avait fait carrière dans la Garde impériale de Constantinople. L'oncle illettré fit de son fils adoptif, devenu Justinien, un savant puis, parvenu miraculeusement au trône, l'associa au pouvoir. Consul, César puis Auguste à son tour, Justinien, nostalgique du vieil Empire romain tombé sous les coups des Barbares, travailla sans désemparer à reconquérir l'Occident. En un quart de siècle, avec l'aide de généraux prestigieux comme Bélisaire ou Narsès, il récupéra l'Afrique sur les Vandales, l'Italie sur les Ostrogoths et une partie de l'Espagne sur les Wisigoths. Conquérant, législateur, bâtisseur, théologien, ce monarque ultra-catholique épousa une actrice hérétique, Théodora, qui fut peut-être prostituée. Ayant élevé cette femme superbe, intelligente et cruelle jusqu'au trône, il forma avec elle l'un des couples les plus célèbres et les plus stupéfiants de l'Histoire. La mort de Justinien en 565 marqua la fin du rêve impérial et la consommation du divorce entre l'Orient et l'Occident.

  • Le monde s'apprête à fêter le deux millième anniversaire de la naissance du Christ et l'entrée de la chrétienté dans le troisième millénaire. Pourtant, beaucoup ignorent que la merveilleuse histoire commencée dans une crèche de Palestine aurait pu s'achever tragiquement au début du IVe siècle. À cette époque, en effet, l'Empire romain décida d'éliminer une bonne fois pour toutes la religion chrétienne qui, venue de Judée, menaçait d'investir l'ensemble de la Romanité. Pendant près de dix ans, les empereurs Dioclétien, Maximien, Galère et Maximin II Daïa s'acharnèrent à détruire le christianisme par une persécution effroyable et jusqu'alors inégalée. Crucifixions, décapitations, noyades, lapidations, pendaisons, tortures de toutes sortes devaient éradiquer la pernicieuse doctrine. En 312, le miracle se produisit. Constantin, Auguste de la Gaule, décida de réunifier l'Empire en s'emparant d'abord de l'Italie. Peu de temps avant la décisive bataille du pont Milvius qui devait l'opposer à son rival le plus dangereux, l'empereur païen Maxence, Constantin vit un phénomène étrange dans le ciel. Il crut d'abord à une manifestation d'Apollon, le dieu protecteur de sa famille, mais fut bientôt persuadé que c'était le Christ qui, en réalité, soutenait son combat. Vainqueur au pont Milvius, Constantin entra dans Rome. Reconnaissant, il fit quérir le chef de la communauté chrétienne, le pape Miltiade, à peine sorti de la clandestinité des catacombes, et l'installa solennellement au palais impérial du Latran. L'aventure fabuleuse de l'Église catholique commençait. Seize siècles après, elle dure toujours, et le pape Jean-Paul II, glorieusement régnant, est le successeur direct de ce Miltiade, transi et en haillons, que Constantin promut au rang d'interlocuteur privilégié du pouvoir impérial.

  • Il y a cent ans, le 22 janvier 1901, s'éteignait Alexandrina Victoria de Grande-Bretagne, plus connue sous le nom de Victoria Ire. Au cours d'un règne qui fut le plus long de la monarchie britannique, l'Angleterre se hissa au premier rang des nations par sa puissance économique et l'étendue d'un empire que seul Rome, avant elle, avait égalé. Dans le même temps, alors que l'Europe était en proie aux convulsions et que la France s'épuisait à changer de régimes politiques, les Anglais, pragmatiques, conservaient la monarchie en lui ôtant tout pouvoir de nuisance et bâtissaient une démocratie parlementaire exemplaire. Bien que de tempérament autoritaire et capricieux, Victoria fut convaincue par le prince Albert, son mari, que la royauté, s'appuyant sur les classes moyennes entreprenantes, devait accompagner l'évolution démocratique et non la freiner. Elle devint ainsi le symbole vivant - et presque divinisé à la fin de son règne - d'une nation britannique persuadée que Dieu lui avait donné mission de dominer le monde. Follement amoureuse de son mari mais indifférente à ses enfants, imbue de son rang mais très critique à l'égard de l'aristocratie, incarnant la morale bourgeoise mais s'affichant elle-même avec un valet d'écurie puis avec un domestique indien, méfiante à l'égard du cosmopolitisme mais faisant d'un Juif son Premier ministre adulé, patriote jusqu'au chauvinisme mais conservant une étrange tendresse pour la France, Victoria fut pétrie de contradictions. Cette personnalité complexe, moderne par bien des aspects, justifie l'intérêt du biographe et la curiosité du public.

  • De Georges 1er de Grèce qui régna cinquante ans sans jamais intervenir dans les affaires intérieures à Tomislav II de Croatie qui, refusant de collaborer avec le fascisme, déposa la couronne au bout de cinq jours, les Balkans offrent un tableau saisissant de monarques hauts en couleur s'efforçant par des moyens divers et souvent contradictoires d'établir la royauté dans une région terriblement mouvante de l'Europe. Ils eurent leurs heures de gloire et de douleur et furent longtemps injustement oubliés. L'effondrement du mur de Berlin et la libération de l'Europe orientale ont suscité un nouvel intérêt pour leur histoire qui fut aussi, et surtout, celle de nations s'affranchissant au XIXe siècle de la tutelle ottomane pour tomber au XXe siècle sous le joug hitlérien ou stalinien. Ce livre, qui s'adresse à tous les démocrates sincères, monarchistes ou républicains, n'est pas un ouvrage polémique ou de propagande. Il n'a pour ambition que de montrer, pour que les peuples puissent enfin juger avec sérénité. Il s'adresse bien sûr au public occidental qui redécouvre aujourd'hui cette partie du continent, mais peut-être plus encore à la jeunesse balkanique qui, rejetant les préjugés imbéciles, les querelles partisanes stériles et les haines ethniques inacceptables, construira avec nous l'Europe de demain, c'est-à-dire une Europe fraternelle, démocratique et sociale.

  • Avec Les Projecteurs, mis en scène par le Cercle Molière en 1965, Guy Gauthier lance la modernité du théâtre franco-manitobain en plein coeur de la révolution tranquille qui se déroule au Manitoba. Il faudra toutefois attendre dix ans avant que la dramaturgie franco-manitobaine s'établisse. Entretemps, le jeune dramaturge passe par Montréal avant de s'installer définitivement à New York à la fin des années 1960 où il est reçu par Edward Albee, et où il écrit une vingtaine de pièces pour la scène Off-Off-Broadway qui bat son plein. Par esprit de rébellion contre l'étau de la Langue et de la Foi, le jeune dramaturge s'était exilé dans la langue anglaise. Mais à New York, il redécouvrira son attachement à sa langue natale, et reprendra l'écriture en français. Après Les Projecteurs, il compose trois pièces en français : Jeu d'orgue (1967), courte pièce sur le monde théâtral, Si jeunesse savait (1992), pièce auto-fictive, mise en lecture à Paris en 2011, et Maudite soit la nuit, (2009) drame sur la vie de Charles Baudelaire, également mis en lecture à Paris, en 2009. À part Les Projecteurs, pas une de ses pièces françaises n'a été mise en scène au Manitoba. Ce volume, publié cinquante ans après le coup d'envoi de 1965, constitue la première édition du théâtre en langue française du dramaturge et réinscrit l'auteur dans le patrimoine de sa province.

  • Voici les poèmes d'un homme hanté par son passé, et celui de son pays. La mémoire est une machine à voyager dans le temps. Le poète revoit les moments privilégiés de son enfance à Saint-Boniface. Il revit les découvertes de Jacques Cartier et les voyages de La Vérendrye...

  • De 1860 à 1914, le magasin (terme d'époque) Le Tour du monde publia les récits de voyageurs, diplomates, militaires, explorateurs, qui parcouraient le globe. Ces récits, et les romans d'aventures qu'ils inspiraient, furent diversement illustrés (photographies, dessins, souvenirs). Le dessinateur Edouard Riou se distingue par ses images romantiques de la banquise, des déserts et des jungles, qui accompagnaient les textes de Jules Verne, Ferdinand de Lesseps ou encore Pierre Savorgnan de Brazza (officier et explorateur français).

  • Bones, Les Experts,... beaucoup de séries TV se sont construites sur la résolution d'affaires criminelles. Si vous voulez connaître le dessous des cartes de ces enquêtes criminelles à suspense, alors ce livre est fait pour vous. Et dans l'éventualité où vous avez définitivement évincé le petit écran de votre vie quotidienne, il est peu probable que vous échappiez à l'intérêt croissant de toute notre société pour les analyses scientifiques mises en oeuvre dans les enquêtes policières. Ces questions, parfois macabres, toujours complexes, nous concernent aussi parce qu'elles traitent de la mort et de notre peur devant ses ravages : comment identifier une victime grâce aux prélèvements ADN, à l'étude dentaire ? Que peuvent-nous apprendre les ongles, les os ? Comment différencier le squelette d'un homme, d'une femme et quel âge lui donner ? Comment la victime est-elle décédée ? L'anthropologie judiciaire est là pour tenter d'apporter les réponses ; véritable auxiliaire de justice destiné à prouver, identifier ou corroborer, cette science met en oeuvre nombre de spécialités comme l'étude des ossements, de la morphologie facialeou des insectes nécrophages. L'auteur Guy Gauthier, professeur d'anthropologie au collège Marie-Victorin de Montréal au Québec, nous décrit les investigations menées dans les enquêtes de nombreux cas historiques et les conclusions qui en ont permis le dénouement : vous saurez ainsi comment Klaus Barbie a été identifié, si Napoléon Bonaparte a été empoisonné, ou ce que mangeait l'Homme des glaces...

  • Retrouvez dans ce dossier gratuit les premiers chapitres de 15 titres incontournables recommandés par l'Éducation nationale :

    Ali Baba et les quarante voleurs ; La farce de maître Pathelin ; Artemis Fowl - Tome 1 (Eoin Colfer) ; Moi, Boy (Roald Dahl) ; Tobie Lolness - Tome 1 (Timothée de Fombelle) ; L'innocent de Palerme (Silvana Gandolfi) ; Le capitaine Fracasse (Théophile Gautier) ; L'Iliade (Homère) ; Phaenomen - Tome 1 (Erik L'Homme) ; La parure et autres contes cruels (Guy de Maupassant) ; Le Petit Prince (Antoine de Saint-Exupéry) ; Vendredi ou la vie sauvage (Michel Tournier)

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