Langue française

  • L'exotisme peut-être autre chose qu'un univers trompeur, celui des faux-semblants des images sur papier glacé pour agences de voyage. Il peut être un appel à mieux apprécier les écarts entre cultures, à mesurer les distances pour mieux s'en imprégner. Quelques-uns des grands représentants du cinéma documentaire sont revenus à plusieurs reprises vers les paysages et les pays qui les ont fascinés. C'est leur monde exotique à eux, inspiré par l'esprit des lieux, qui sera évoqué dans les pages de ce livre.

  • Parcourir la filmographie de Chris Marker, c'est lire en accéléré l'histoire de la seconde moitié du XXè siècle, celle des idéologies, des mouvements intellectuels, mais surtout des techniques audiovisuelles. De la photographie au CD-Rom, en passant par tous les formats cinématographiques, la vidéo, la télévision, l'image virtuelle, il a exploré dès leur apparition, les innovations qui ont bouleversé et perpétué l'art des images.

  • Né en France sous sa forme la plus rudimentaire avec les opérateurs Lumière, le documentaire a acquis ses lettres de noblesse hors de France avec Robert Flaherty aux États-Unis. Dziga Vertov en Union soviétique et John Grierson en Grande-Bretagne.Pour sa part, le documentaire français s'est construit sous l'influence des techniques et des climats historiques, chaque décennie apportant sa contribution et ajoutant des genres nouveaux. Les foyers les plus productifs ont été la Nouvelle vague documentaire au moment de la transition du muet au parlant, un instant de création cosmopolite entre populisme et avant-garde ; l'effervescence de l'après-guerre, surtout dans le court-métrage ; la révolution du direct en liaison avec Montréal et Paris dans les années 1960 ; l'exploration de la mémoire vivante et le cinéma militant des années 1970 ; puis, grâce à la vitalité de la production au cours des années 1980, l'explosion du documentaire « de création», qui contribue à faire de la France un pays d'accueil pour les documentaristes du monde entier.Le documentaire contemporain est très loin du documentaire des origines, renouvelant sans cesse les hypothèses de départ. Un cinéma à part entière, français par le label, mais riche de rencontres multiples, européennes et américaines.Guy Gauthier, ancien rédacteur à Image et son, à La Revue du cinéma au Mensuel du cinéma et à CinémAction, est l'auteur de plusieurs monographies sur Andreï Tarkovski (1989), René Allio (1993) et Chris Marker (2001). Il a publié, en 1997, une étude stimulante sur le cinéma documentaire intitulée Le Documentaire, un autre cinéma.
    Documentaire : le mot et la chose. Premières années : les tâtonnements (1895-1920). Années folles : avant-garde et populisme (1920-1930). Les temps difficiles (1930-1945). Le triomphe du court-métrage (1945-1960). Le temps du direct (1960-1970). De nouvelles terres en vue (1970-1985). Le réel en quête d'auteurs : repères (1985 et après).

  • Pierre II du Brésil (Dom Pedro II) fut l'un des personnages les plus populaires du XIXe siècle. Ami de la France, d'Hugo ou de Pasteur, il régna sur le Brésil de 1840 à 1889 et fit de son pays la première démocratie d'Amérique latine. Catholique mais fils d'un père qui fut grand maître de la franc-maçonnerie brésilienne, il travailla à la coéxistence fraternelle des catholiques et des francs-maçons, s'attirant pour cela les foudres du Saint-Siège. Lorsqu'il mourût à Paris en 1891, la IIIe République lui fit des obsèques solennelles. Son corps fut rapatrié plus tard au Brésil où il est toujours considéré comme le plus grand homme du pays depuis l'indépendance.

  • Avec Les Projecteurs, mis en scène par le Cercle Molière en 1965, Guy Gauthier lance la modernité du théâtre franco-manitobain en plein coeur de la révolution tranquille qui se déroule au Manitoba. Il faudra toutefois attendre dix ans avant que la dramaturgie franco-manitobaine s'établisse. Entretemps, le jeune dramaturge passe par Montréal avant de s'installer définitivement à New York à la fin des années 1960 où il est reçu par Edward Albee, et où il écrit une vingtaine de pièces pour la scène Off-Off-Broadway qui bat son plein. Par esprit de rébellion contre l'étau de la Langue et de la Foi, le jeune dramaturge s'était exilé dans la langue anglaise. Mais à New York, il redécouvrira son attachement à sa langue natale, et reprendra l'écriture en français. Après Les Projecteurs, il compose trois pièces en français : Jeu d'orgue (1967), courte pièce sur le monde théâtral, Si jeunesse savait (1992), pièce auto-fictive, mise en lecture à Paris en 2011, et Maudite soit la nuit, (2009) drame sur la vie de Charles Baudelaire, également mis en lecture à Paris, en 2009. À part Les Projecteurs, pas une de ses pièces françaises n'a été mise en scène au Manitoba. Ce volume, publié cinquante ans après le coup d'envoi de 1965, constitue la première édition du théâtre en langue française du dramaturge et réinscrit l'auteur dans le patrimoine de sa province.

  • Voici les poèmes d'un homme hanté par son passé, et celui de son pays. La mémoire est une machine à voyager dans le temps. Le poète revoit les moments privilégiés de son enfance à Saint-Boniface. Il revit les découvertes de Jacques Cartier et les voyages de La Vérendrye...

  • De 1860 à 1914, le magasin (terme d'époque) Le Tour du monde publia les récits de voyageurs, diplomates, militaires, explorateurs, qui parcouraient le globe. Ces récits, et les romans d'aventures qu'ils inspiraient, furent diversement illustrés (photographies, dessins, souvenirs). Le dessinateur Edouard Riou se distingue par ses images romantiques de la banquise, des déserts et des jungles, qui accompagnaient les textes de Jules Verne, Ferdinand de Lesseps ou encore Pierre Savorgnan de Brazza (officier et explorateur français).

  • Bones, Les Experts,... beaucoup de séries TV se sont construites sur la résolution d'affaires criminelles. Si vous voulez connaître le dessous des cartes de ces enquêtes criminelles à suspense, alors ce livre est fait pour vous. Et dans l'éventualité où vous avez définitivement évincé le petit écran de votre vie quotidienne, il est peu probable que vous échappiez à l'intérêt croissant de toute notre société pour les analyses scientifiques mises en oeuvre dans les enquêtes policières. Ces questions, parfois macabres, toujours complexes, nous concernent aussi parce qu'elles traitent de la mort et de notre peur devant ses ravages : comment identifier une victime grâce aux prélèvements ADN, à l'étude dentaire ? Que peuvent-nous apprendre les ongles, les os ? Comment différencier le squelette d'un homme, d'une femme et quel âge lui donner ? Comment la victime est-elle décédée ? L'anthropologie judiciaire est là pour tenter d'apporter les réponses ; véritable auxiliaire de justice destiné à prouver, identifier ou corroborer, cette science met en oeuvre nombre de spécialités comme l'étude des ossements, de la morphologie facialeou des insectes nécrophages. L'auteur Guy Gauthier, professeur d'anthropologie au collège Marie-Victorin de Montréal au Québec, nous décrit les investigations menées dans les enquêtes de nombreux cas historiques et les conclusions qui en ont permis le dénouement : vous saurez ainsi comment Klaus Barbie a été identifié, si Napoléon Bonaparte a été empoisonné, ou ce que mangeait l'Homme des glaces...

  • Le documentaire est un style à part, né loin des studios avec le développement des caméras légères. De Robert Flaherty à Raymond Depardon, les noms qui jalonnent son histoire témoignent de sa participation active à l'élaboration et au développement du langage cinématographique. Cet ouvrage est depuis longtemps la référence de l'étudiant comme du cinéphile. Du cinéma muet à l'image numérique, il retrace l'histoire de cet « autre cinéma » à travers les continents, en analysant son esthétique originale et sa confrontation au réel. À l'occasion de cette cinquième édition, les biographies et les filmographies de cinéastes majeurs ont été actualisées, et deux études ajoutées, consacrées aux récents National Gallery de Frederick Wiseman et À la recherche de Vivian Maier de John Maloof et Charlie Siskel.

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