• Quarante ans après Alexis Carrel, Jean Fourastié dit ce qu'il pense de la condition humaine. Dans tous les domaines, depuis 1935, les sciences ont réduit notre ignorance sur l'homme ; il n'en reste pas moins l'inconnu, l'étrange, le mystérieux. Jean Fourastié a rouvert le dossier de l'homme. Biologie, informatique, crises morales et philosophiques, il ne néglige aucune des nouvelles données pour décrire la condition de l'homme aujourd'hui. Il peut ainsi proposer une réflexion neuve sur les moyens dont l'homme dispose pour percevoir et orienter son destin individuel et collectif. Il montre comment il faut, loin des préjugés idéologiques, développer partout l'esprit expérimental. Comment il est nécessaire aussi de tenir compte du « surréel ». Cette réflexion de Jean Fourastié est ainsi une réponse à notre interrogation sur l'avenir de l'homme.

  • La psychologie est à reconstruire à partir de l'informatique, voilà la conviction que je me suis formée depuis 1945, et que je précise aujourd'hui. La psychologie, désormais, c'est l'informatique cérébrale. Ce livre, qui conteste donc l'enseignement classique, ne propose pas seulement une nouvelle science, il propose aussi une nouvelle manière d'exposer la science. J'ai dénoncé ailleurs les insuffisances et les ravages de l'usage général, qui présente les résultats de la science et non les démarches qui ont permis d'envisager ces résultats : ici, je n'expose pas "après coup" les trouvailles de ma recherche, j'exprime au jour le jour les démarches malhabiles de la découverte. Je présente au public un livre dont l'écriture s'étend sur environ trente années de ma vie. J'invite le lecteur à tenter avec moi l'aventure et à trouver sa vérité comme j'ai trouvé la mienne. Jean Fourastié

  • Un texte de 600 ou 1.000 pages aurait été, pour le lecteur, à la fois plus facile à lire et plus difficile à critiquer. L'auteur a voulu présenter en toute netteté les lignes générales de ses hypothèses. Il sait quel mal ont fait à la connaissance économique les vastes développements de pensées confuses. Il préfère, par la clarté et la nudité d'un exposé didactique, se rendre compte lui-même, et rendre compte aux autres chercheurs de l'échec de sa tentative, plutôt que de voiler la faiblesse de ses thèses sous le seul amas des analyses et des statistiques qui lui sont favorables.

  • Après avoir, dans des livres édités en une douzaine de langues, inventorié l'avenir économique et social du monde, après avoir envisagé Les quarante mille heures de travail et la morale prospective, Jean Fourastié élargit encore ici son champ d'observation : à l'intention du grand public, il s'interroge sur la condition humaine. Dans la contestation des sociétés et des religions, dans le désarroi des doctrines et l'émiettement des philosophies, un seul facteur de la connaissance humaine poursuit son progrès triomphant : la science expérimentale. Par ses résultats, et plus encore par ses techniques et par leur efficacité pratique, la science est à la fois la cause de toutes les crises, l'espoir de tous les progrès et de toutes les révolutions. Jean Fourastié recherche ce que la science nous apprend de la condition humaine, ce qu'elle pourra nous apprendre, ce qu'elle laisse et laissera sans réponse. Il envisage ensuite ce qui subsiste et pourra subsister de la pensée traditionnelle, des sociétés, des philosophies, des morales, des religions millénaires lorsqu'elles sont, et seront confrontées aux tests disrupteurs de l'informatique, de la physique nucléaire, de la chimie biologique, de la génétique, des cosmogonies stellaires et nébulaires... En un temps où l'art, les lettres, la politique et la vie quotidienne expriment une inquiétude qui, dépassant le désarroi, va souvent jusqu'à l'angoisse, l'intolérance, la violence et le nihilisme, Jean Fourastié, en s'interrogeant sur la finalité du monde et l'ardeur de vivre, nous pose les problèmes personnels qui commandent notre existence familière et l'avenir de notre espèce.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Contrairement à ce que l'on pense en général, les Français donnent la priorité au travail par rapport au loisir, afin d'augmenter leur capacité de consommation. Quant aux loisirs, ils sont fort mal employés par leurs bénéficiaires. On parlait, il y a peu de temps encore, de « civilisation » des loisirs. Où est-elle ? Où s'exprime-t-elle ? En fait, il n'y a pas de loisirs dans un temps libre trop agité. Les espaces-loisirs, comme les espaces naturels, disparaissent. Si tous les Français voulaient aller, en même temps, sur les plages de nos côtes, chacun ne disposerait que de 35 cm. De même, le ski pour tous aboutirait à la possibilité d'un séjour en montagne pour chacun, une fois tous les dix ans. Jusqu'à présent, l'embouteillage a été évité par des questions d'argent. Mais comment procéderait-on pour rationner équitablement les loisirs, dans une société où le critère de l'argent ne jouerait plus ? De graves questions se posent. On peut s'interroger, deux siècles après la Révolution française, sur la signification réelle de ce que l'on appelle les loisirs. Jean Fourastié le fait, avec la précision du sociologue et l'inquiétude de l'humaniste.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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