Fayard

  • Trop, c´est trop. Il faut arrêter de sombrer dans la déprime. La France a perdu trop de temps à se réformer, mais elle a des atouts considérables : une démographie dynamique, une attractivité préservée, des infrastructures performantes, une protection sociale qui est enviée par l´ensemble du monde... Nos handicaps sont réels mais trop souvent surestimés : nous ne payons pas plus d´impôts que la plupart des pays développés, notre appareil d´État s´est modernisé comme nos grandes entreprises. Quant aux inégalités sociales, elles sont moins marquées qu´ailleurs. Alors, qu´est-ce qui manque à la gouvernance de ce pays pour sortir de la crise ? La sortie de crise dépend de la confiance des citoyens. Donc de la capacité des dirigeants à restaurer la confiance. Et pour ce faire, il faut assumer les difficultés, dire la vérité et faire ce qu´on dit. Arrêtons de diaboliser les entreprises, dont la vocation est de se développer et de créer des emplois. Arrêtons de culpabiliser les riches. Certains ont travaillé pour cela et beaucoup rêvent de devenir riches. Arrêtons de décourager des générations de jeunes qui partent à l´étranger sans avoir l´envie de revenir. Arrêtons d´exporter des bac+5 pour importer des bac-10. Réparons, réformons ce qui dysfonctionne, mais, de grâce, protégeons le modèle français ! Exportons un modèle français zéro défaut. Sans céder à l´optimisme béat, nous voulons avec ce livre tourner le dos au déclinisme, lit de tous les renoncements : la crise doit nous rendre intelligents.

  • Ni vu ni connu

    Jean-Yves Ollivier

    • Fayard
    • 26 Février 2014

    Jusqu´ici, le nom de Jean-Yves Ollivier ne se chuchotait que dans les hautes sphères du pouvoir d´un certain nombre d´États, de la Chine à l´Afrique du Sud en passant par la Russie, le Qatar ou le Congo-Brazzaville. En France, « JYO » n´était connu que de rares spécialistes. S´ils le savaient appartenir au cercle fermé des hommes d´affaires internationaux de haut vol, ces initiés s´interrogeaient sur le secret de fabrication de cet homme de l´ombre qui, outre ses activités dans le commerce, s´adonnait à une véritable diplomatie parallèle. Autant dire que Jean-Yves Ollivier était soupçonné d´appartenir aux « services », voire d´être un trafiquant d´armes ou, du moins, d´influence. En vérité, ni vu ni connu, JYO a coécrit nombre de pages passionnantes de l´histoire de la fin du xxe siècle. Proche de Jacques Chirac et ami de Michel Roussin, il a joué un rôle notable dans la libération des quatre otages français retenus au Liban par le Hezbollah en 1988. Missi dominici de Jacques Foccart en Afrique anglophone et lusophone, il a initié en Afrique australe une négociation de paix couronnée de succès : elle a conduit à la libération de Nelson Mandela et à la fin de l´apartheid. Avec verve et humour, Jean-Yves Ollivier raconte sa vie de « négociant en politique » - son autodéfinition. Il retrace sa fulgurante ascension comme trader en grain, puis en pétrole. Il évoque sans fard les conditions dans lesquelles il a choisi de commercer avec la Chine de Mao, puis avec l´Afrique du Sud sous embargo, tout en se liant d´amitié avec le président congolais Denis Sassou Nguesso et en courant après des rebelles malfamés tels que Jonas Savimbi ou Afonso Dhlakama. Fascinant par sa liberté de ton et d´action, ce témoignage révèle nombre de petits secrets qui font la grande histoire.

  • Politique économique de droite, politique économique de gauche (Perrin, 2006, 15 000 ex. forts, 4 000 poches), raisonnait sur un monde logique, aux contours définis. En 2012 tout a changé car la crise est passée par là, bouleversant les idées reçues, modifiant les frontières traditionnelles et surtout mettant en lumière les limites de l´expertise et des prévisions économiques. Personne ne peut plus s´accrocher à des visions simplificatrices de la réalité ; nul ne peut ignorer les problèmes de gouvernance mondiale. La bataille fait rage sur le maintien ou l´explosion de la zone euro. Les banques sont attaquées, leur solidité est remise en cause. 13 % des Français vivent sous le seuil de pauvreté. Mais il ne s´agit pas seulement de délimiter les termes de l´affrontement ; les économistes du Cercle inventent ce que devrait être une campagne présidentielle utile au pays si les deux grands camps politiques étaient cohérents et néanmoins conscients des changements profonds qu´a connus la société française. La rigueur est-elle définitivement l´apanage de la droite ? Où se situe la frontière entre conservateurs et progressistes ? La France est-elle menacée de faillite et qui risque de passer à la caisse ?

  • « On ne nous dit pas tout », se plaint chaque semaine Anne Roumanoff. C´est bien plus grave, on nous ment. Florilège : la crise est finie. La finance peut s´autoréguler. Le dollar est insubmersible. La croissance verte va nous sauver. Le protectionnisme est mort et enterré. Les banques font leur boulot. L´immigration est un fléau. L´inflation nous menace. L´Europe va imploser. Nos dirigeants nous mentent mais ils se mentent à eux-mêmes aussi. D´où des politiques mises en oeuvre qui n´ont ni queue ni tête. C'est pourquoi le mur de la grande dépression se rapproche à la vitesse grand V. Ce livre vise à rétablir certaines vérités sans lesquelles aucune sortie de crise ne sera possible. En renouant avec la méthode qui a assuré le succès du Roman vrai de la crise financière (21 000 ex. fort, 11 000 poche, Perrin, 2008), Olivier Pastré et Jean-Marc Sylvestre décortiquent les scénarios de notre avenir et les vrais dangers de demain.

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