• Jean-Claude Guillebaud est un témoin capital.
    Grand reporter, il a arpenté le monde et les guerres du dernier demi-siècle. Lecteur passionné, familier des intellectuels et des poètes, il construit une oeuvre salutaire. À chaque livre, il s'épure, comme concentré sur l'essentiel. Quand un virus survient, la société craque et se révèle fragile, menacée par les inégalités, la violence, les illusions d'une époque qui a érigé l'individu en alpha et oméga de tout. À rebours des professeurs d'apocalypse, ce livre est un manifeste d'espérance : la douceur peut devenir une arme de combat et l'entraide briser la loi du plus fort. Un essai lumineux pour les temps obscurs, qui fait appel au meilleur de nous-mêmes.

  • Changer de regard. Décider de voir la beauté. Jean-Claude Guillebaud revient sur celles glanées au fil de son existence ; l'émotion ressentie devant une peinture pariétale à Lascaux, la parade amoureuse d'un oiseau, le basculement du ciel au-dessus de nos têtes, la rencontre avec une " belle personne ", la fulgurance d'une passion. Ce chant du monde nous rappelle que la beauté est rare et précieuse. Qu'il faut la chérir et s'en émerveiller. D'autant plus à l'heure où la planète se fait souffrante.

  • Dans cet essai bref et étincelant, Jean-Claude Guillebaud s'insurge contre la désespérance qui habite nos sociétés. Il nous convainc que, décidément, l'avenir a besoin de nous. Ce texte de combat est l'un des plus personnels qu'il ait écrit.

    "J'aimerais

  • " La foi demeure, la vie durant, une quête, un chemin, un voyage jamais achevé, un risque à prendre." . Difficile de vivre sa foi aujourd'hui. Les croyants sont pris en tenaille entre deux discours extrêmes. D'un côté, une méfiance irréductible envers la religion. De l'autre, une Église qui n'avance plus, et semble porter sa foi comme une passion triste. Jean-Claude Guillebaud est comme beaucoup d'entre eux : sur le seuil, à la fois dedans et dehors. Il puise son espérance dans le feu de l'Évangile et dans la fidélité aux grands témoins d'un christianisme lumineux : Saint Augustin, Péguy, Bernanos. Quelle est cette foi qui ne s'éteint pas alors que les églises sont vides ? Une promesse de l'aube, une joie, une confiance, une route ardue aussi. C'est à cette traversée que nous convie Jean-Claude Guillebaud, plongeant au coeur de lui-même pour transmettre cet élan au lecteur.

  • Jamais encore Jean-Claude Guillebaud ne s'était livré avec tant de confiance. Il touche au plus profond. Ses questions, ses peurs et ses blessures sont les nôtres. Alternant l'aveu intime et la réflexion, son itinéraire nous éclaire sur nous-mêmes. Porté

  • J'ai vu sur nos écrans parader des meurtriers qui soignaient la mise en scène de l'horreur : bourreaux cagoulés de noir, futures victimes en tenue orange... Face à ces torrents de violence, saurons-nous rester droits, sans devenir nous-mêmes barbares ? Aurons-nous assez de cran et de calme pour regarder en face les monstres qui nous habitent ? La guerre est une prodigieuse énigme dont le feu, une fois encore, revient nous tourmenter.» Mêlant sa propre histoire de fils d'officier et d'ancien reporter de guerre à son talent d'analyste, Jean-Claude Guillebaud se penche sur cette vérité encombrante, brutalement ressurgie du fond des ténèbres : l'homme a toujours fait et aimé faire la guerre. Convoquant ses souvenirs et ses lectures, retournant sur les lieux des grandes batailles, scrutant toutes les époques, il enquête sur cette effroyable passion qui nous fascine et nous répugne tout à la fois. Ce voyage au bout de la violence, comme un miroir qu'il nous tend, apporte un éclairage engagé et précieux sur les événements contemporains.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'est à Bordeaux en 1946 que Jean-Claude Guillebaud et Pierre Veilletet nous présentent Jacques Chaban-Delmas : le jeune général de brigade (il a trente et un ans) part à la conquête de la métropole girondine où il n'a ni amis ni relations. Élu député, il emporte un an plus tard la mairie qu'il défendra contre des adversaires dangereux, avec habileté, avec machiavélisme diront quelques-uns. Radical-socialiste et gaulliste, ministre de la IVe République, président de l'Assemblée nationale sous la Ve République, Premier ministre sous la présidence de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas a l'art d'être heureux en politique. La chance continuera-t-elle à lui sourire ? Où sa destinée le conduira-t-elle ?

  • C'est à Bordeaux en 1946 que Jean-Claude Guillebaud et Pierre Veilletet nous présentent Jacques Chaban-Delmas : le jeune général de brigade (il a trente et un ans) part à la conquête de la métropole girondine où il n'a ni amis ni relations. Élu député, il emporte un an plus tard la mairie qu'il défendra contre des adversaires dangereux, avec habileté, avec machiavélisme diront quelques-uns. Radical-socialiste et gaulliste, ministre de la IVe République, président de l'Assemblée nationale sous la Ve République, Premier ministre sous la présidence de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas a l'art d'être heureux en politique. La chance continuera-t-elle à lui sourire ? Où sa destinée le conduira-t-elle ?

  • La France sera-t-elle la dernière puissance coloniale du monde occidental ? La question peut faire sursauter bien des Français de bonne foi, pour qui, après l'indépendance de l'Algérie et des pays d'Afrique noire, le « dossier colonial » français est refermé depuis longtemps. Et pourtant ! De la Réunion aux archipels polynésiens, de Nouméa à Cayenne, ces « poussières d'îles » et de territoires sont-elles autre chose que de vieilles colonies héritées du siècle dernier, en dépit du langage officiel - DOM-TOM - (département d'outre-mer, territoire d'outre-mer) ? Aujourd'hui la plupart des puissances occidentales présentes, comme la France, dans le Pacifique, l'Océan Indien ou en Afrique, achèvent leur désengagement. La France, nostalgique de l'Empire, souhaite-t-elle demeurer sur ces confettis oubliés ? Paris aurait-il une politique outre-mer ? Ce n'est pas sûr. Une France répressive, crispée sur une volonté dominatrice et dérisoire maintient sous sa tutelle quelques millions de personnes dont on se soucie fort peu à Paris. Un grand voyage autour du monde permet de découvrir le singulier visage qu'affiche encore la France outre-mer. Il permet surtout de vérifier la faillite d'une politique. Et de poser quelques questions urgentes.

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