• Lieu de rêverie pour le promeneur solitaire, la rue? Espace de liberté? Plutôt toile de fond d'un théâtre où la rupture sociale jouait le premier rôle. La rue pour exposer la beauté et le désir. Les fleurs de bitume pullulent si on s'y attarde. Au détour d'un coin de trottoir, un graffiti illumine le goudron, une herbe émerge d'une fissure dans le béton, un objet perdu nous ramène au hasard de l'enfance, le baiser de deux étrangers nous plonge dans une persistante nostalgie. Autant de splendeurs que seul le flâneur remarque. L'automobiliste, en maître incontesté, n'y voit que du feu rouge. À qui la rue, donc? À moi, la rue. À nous. À ceux qui se l'approprient, aux petits princes qui l'apprivoisent, aux rebelles qui ne suivent pas le courant et les vagues semées derrière les pas pressés des chalands. Avec les textes de Guillaume Baril, Bertrand Bergeron, Julie Bosman, Raymond Caron, Henri Clerc, Martine Delvaux, Marjolaine Deschênes, Julie Dugal, Frédérick Durand, Ariane Gélinas, Catherine Girouard, David Goudreault, Cécile-Marie Hadrien, Monique Le Maner, Geneviève Marleau, François Martin, Kiev Renaud et Hector Ruiz.

  • Axe, Fluke, Monk.e, Wüna. Leurs noms résonnent comme autant de cris dans
    la guerre qu'ils mènent contre l'ennui et l'anonymat. Avec Le chrome et le
    noir, Jean-Marc Beausoleil mène une enquête qui lui permet de rencontrer
    certains des artistes les plus influents et les plus prolifiques d'une culture à la
    fois clandestine et commerciale. Dans une prose vive et alerte, Beausoleil livre
    les portraits d'individus, hommes et femmes, jeunes et vieux, dont le destin
    est marqué par l'amour de l'aérosol. Détenu à la prison de Bordeaux, élu à
    l'hôtel de ville, intervenante sociale, muraliste globetrotteur, que leur quête
    soit esthétique ou existentielle, ils unissent leurs confidences pour créer un
    portait unique de Montréal dans sa diversité culturelle et politique, dans
    /> ses ruelles les plus intimes.

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