Sciences humaines & sociales

  • Boris a parlé à qui acceptait de l'écouter, demandant, insistant, palabrant. Il en a gossé, du monde ! Être candidat au Québec, ça ne coûtait rien. Une photo et cent signatures suffisaient. Boris avait une liste de possibles intéressés recrutés dans les shows de Grimskunk. Le Bloc Pot organisait régulièrement des réunions pour mobiliser son monde.
    Quelqu'un dans le groupe est venu le voir. On craignait une infiltration par la police. Boris en a parlé à Marie-Andrée Bertrand. Elle lui a dit :
    - Des infiltrateurs, il y en aura toujours.
    À la réunion suivante, une quinzaine de personnes se sont présentées. Certains s'inquiétaient de la présence de possibles espions. Boris a coupé court aux tergiversations :
    - Je ne sais pas s'il y a des infiltrateurs, mais s'il y a un infiltrateur qui est prêt à amasser cent signatures et à être candidat... je lui souhaite la bienvenue !
    Les élections ont été déclenchées à l'automne 1998. Boris a déposé sa candidature, avant de partir en France pour jouer avec Grimskunk. Malheureusement, il a dû traverser l'Atlantique avant d'avoir enregistré le nombre minimal de candidats nécessaire. Quand il le pouvait, il trouvait un téléphone et appelait le bureau du parti pour savoir où son équipe en était.

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