• Quand les mondes anciens se rencontraient ; VIe siècle av. J.-C./VIe siècle après J.-C. Nouv.

    Où sont allés les plus aventureux des Phéniciens, des Égyptiens, des Grecs, des Romains ? Certains ont-ils déjà fait le tour de l'Afrique ? Que connaissent-ils à la fin de l'Antiquité du reste de la Terre habitée ? Où sont arrivés Indiens et Chinois ? Ces questions sont essentielles pour connaître l'étendue et l'intensité des relations entre les grandes civilisations.

    Dès l'Antiquité, Europe, Afrique et Asie étaient en contact. Il n'a pas fallu attendre Marco Polo ou les Grandes Découvertes pour voir des hommes et des femmes se déplacer et échanger marchandises et savoirs à très longue distance. De l'Islande au Vietnam, des côtes d'Afrique aux steppes de Mongolie, poussés par le vent de mousson comme le bateau du Palmyrénien Honaînû en route pour l'Inde ou au rythme lent des caravanes contournant le bassin du Tarim, marins, marchands ou ambassadeurs parcourent et décrivent des pays lointains. Ce que les Grecs connaissent et reçoivent de l'Inde, ce que les Chinois savent de Rome, ce que l'Inde emprunte à l'art et à la pensée grecs, sans négliger les expéditions dirigées vers l'Europe du Nord ou l'Afrique subsaharienne, un monde méconnu se découvre, où l'on trouve aussi bien des Indiens égarés sur les côtes danoises que des Grecs emportés par les vents à Zanzibar ou à Ceylan, tandis qu'un ambassadeur chinois hésite à se lancer sur le golfe Persique.

    À partir de textes, vestiges archéologiques et inscriptions, Maurice Sartre raconte les premières rencontres de trois continents, révélant à nos yeux la naissance d'un monde unique.

  • Une monnaie, une page de rhétorique, un graffiti, une humble dédicace, rien n'est insignifiant pour l'historien. Puisant de façon très subjective dans les matériaux épars laissés par les Grecs et leurs émules de la Sicile au Soudan, de l'Attique à l'Asie

  • Sur des questions aussi diverses que l'homosexualité en Grèce, le déroulement et les effets de la crue du Nil, l'historicité de Jésus ou l'identité véritable de l'auteur du Satyricon, notre connaissance des sociétés antiques, de leur vision du monde et de leurs façons de vivre progresse sans cesse. Elle le doit le plus souvent à de nouvelles lectures des textes (et des inscriptions) et aux spectaculaires progrès de l'archéologie qui sait tirer d'objets naguère négligés de grandes leçons d'histoire.
    Sous la plume à la fois vivante et érudite de Maurice Sartre, faits de civilisation, habitudes culturelles, aspects religieux reçoivent de nouveaux éclairages. Les trentecinq chroniques que contient cet ouvrage redonnent à l'histoire ancienne toute sa séduction.

  • Cléopâtre

    Maurice Sartre

    Cléopâtre VII Théa Philopator est la plus célèbre des reines de l'Antiquité et l'objet de tous les fantasmes : femme fatale, Égyptienne avide et cruelle, maîtresse et épouse des hommes les plus puissants de Rome... Elle fut en réalité la reine grecque d'un royaume prestigieux, dernier vestige de l'empire d'Alexandre le Grand.
    La tradition, relayée par la littérature ou le cinéma, a imposé une image erronée de Cléopâtre, femme-déesse aux charmes envoûtants qui aurait réussi à contrer les assauts de Rome en séduisant César, s'alliant et se mariant avec Marc Antoine, luttant contre Octave jusqu'à sa défaite lors de la bataille d'Actium, et orchestrant son suicide comme l'acte final d'une tragédie.
    Avec un regard critique, utilisant textes, inscriptions, images et monnaies, Maurice Sartre écarte les mythes, brise les idées reçues et brosse le juste portrait d'une souveraine lucide et volontaire. En pleines guerres civiles romaines, Cléopâtre est consciente des limites de sa puissance mais porte loin ses projets politiques pour rendre à son royaume sa grandeur passée. Un homme d'État, en somme !

  • Nouvelle histoire de l'Antiquité1. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique. Des origines à la fin du VIe siècle2. Edmond Lévy, La Grèce au Ve siècle. De Clisthène à Socrate3. Pierre Carlier, Le IVe Siècle grec. Jusqu'à la mort d'Alexandre4. Pierre Cabanes, Le Monde Hellénistique. De la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée (323-188 av. J.-C.)5. Claude Vial, Les Grecs. De la paix d'Apamée à la bataille d'Actium (188-31 av J.-C.)6. Agnès Rouveret, Rome avant l'impérialisme7. Jean-Michel David, La République romaine. Da la deuxième guerre punique à la bataille d'Actium (218-3 av. J-C.)8. Patrick Le Roux, Le Haut-Empire romain en Occident. D'Auguste aux Sévères (31 av. J.-C.-235 apr. J.-C.)9. Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée orientale d'Auguste aux Sévères10. Jean-Michel Carrié, Aline Rousselle, L'Empire romain en mutation. Des Sévères à Constantin (192-337 apr. J.-C.)Maurice SartreProfesseur émérite d'histoire ancienne à l'université François-Rabelais de Tours, il est notamment l'auteur d' Histoires grecques (Seuil, « Points Histoire », 2009).Ajout d'un complément bibliographique (2014)

  • De Babylone à Jérusalem et d'Athènes à Alexandrie, les vastes espaces qui bordent la Méditerranée ont connu dans l'Antiquité de grands empires dont le modèle reste celui d'Alexandre, conquis en quelques années, de prestigieuses cités comme Athènes ou Sparte, sans oublier quelques petits états à l'influence décisive sur les peuples voisins, comme celui des Hébreux. Les trente chroniques présentées par Maurice Sartre relatent avec une grande sûreté documentaire de passionnantes pages d'histoire où se croisent des figures comme Cléopâtre, Hérode, Xerxès ou Périclès, où coexistent des systèmes divers et où se côtoient des moeurs politiques relativement pacifiques et des habitudes qui nous révulsent par leur barbarie. Un passionnant voyage dans des mondes exotiques.

  • Libération de la tutelle perse pour les uns, changement de maître pour les autres : la conquête d'Alexandre modifie profondément la situation politique de l'Anatolie à partir de 334 av. J.-C. La mise en place de nouveaux États après sa mort, l'émergence de royaumes indigènes hellénisés au nord et à l'est, le maintien de rares cités indépendantes, les invasions galates constituent autant de source de conflits, au point que la guerre paraît omniprésente dans l'histoire de l'Anatolie hellénistique. Mais les bouleversements politiques ne signent pas la mort de la cité grecque, qui parvient le plus souvent à trouver sa place dans le concerts des États hégémoniques : mais le modèle civique reste suffisamment enviable pour que de nombreuses communautés indigènes cherchent à obtenir des rois le statut privilégié de polis. L'irruption de Rome dans les affaires d'Asie Mineure au début du IIe siècle, modifie encore une fois la situation. Le cycle d'exploitation qui s'ouvre après la création de la province d'Asie entraîne des violences sans fin (guerres de Mithridate) qui laissent les cités exsangues à la veille de la bataille d'Actium en 31 av. J.-C.Maurice Sartre, professeur d'Histoire ancienne à l'Université de Tours, membre senior de l'Institut Universitaire de France, est spécialiste de l'histoire de la Méditerranée orientale aux époques hellénistique et impériale. Il y a consacré plusieurs ouvrages : L'Orient romain (Seuil, 1991), L'Asie Mineure et l'Anatolie d'Alexandre à Dioclétien (Armand Colin, 1995) et D'Alexandre à Zénobie. Histoire du Levant (Fayard, 2001).

  • De la conquête d'Alexandre à la conquête islamique, la Syrie a tenu une place de première importance dans le monde grec - la Syrie au sens où l'entendaient les Anciens, depuis les derniers contreforts de l'Anatolie au nord jusqu'aux portes de l'Egypte au sud, de la Méditerranée à la vallée de l'Euphrate et au vaste désert syro-mésopotamien. Par-delà l'histoire des royaumes issus de la conquête macédonienne, celle des Etats indigènes installés sur leurs décombres ou encore celle de la domination romaine, la Syrie connaît l'expérience passionnante d'une confrontation permanente des cultures, chaque peuple - Phéniciens, Araméens, Arabes, Juifs, Grecs et Romains - apportant des éléments à la construction d'une identité syrienne aux multiples facettes. Lieu d'affrontements parfois violents, plus souvent d'interpénétration pacifique, elle offre l'image d'une terre prospère, d'un actif lieu de production et d'échanges, carrefour entre la Méditerranée et la Mésopotamie ou la péninsule Arabique, et celle d'un creuset bouillonnant d'innovations culturelles, artistiques et religieuses. Tandis que les grands dieux du salut de la Syrie araméenne émigrent jusqu'aux frontières de l'Empire, le judaïsme, bientôt privé du Temple, se transforme au contact de l'hellénisme, alors qu'en émerge peu à peu une secte nouvelle appelée à un rapide succès, le christianisme. Tentant une approche globale de la Syrie antique jusqu'à la veille du triomphe des chrétiens, cette ample synthèse sans précédent ni équivalent aborde tous les aspects d'une brillante civilisation qui a duré près de sept siècles et dont Palmyre, Pétra, Bostra, Apamée, Antioche avec tant d'autres sites prestigieux portent aujourd'hui témoignage. Maurice Sartre, ancien pensionnaire scientifique à l'Institut français d'archéologie du Proche-Orient (Beyrouth), professeur d'histoire ancienne à l'université de Tours, titulaire de la chaire d'histoire du Proche-Orient hellénistique et romain à l'Institut universitaire de France, a consacré de nombreux travaux à l'histoire de la Méditerranée orientale aux époques hellénistique et romaine. Il poursuit la publication des inscriptions grecques et latines de la Syrie du Sud tout en collaborant régulièrement à des publications destinées à un public élargi.

  • Face au bêtisier qui sévit au sujet de Palmyre en raison d'une actualité dramatique, la vérité rétablie et exposée par les véritables savants, sous une forme dynamique et pédagogique. Palmyre, la " perle du désert ", inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité en 1980, subit depuis des années des destructions irréparables largement relayées par les médias. Mais beaucoup d'articles et d'ouvrages écrits à la va vite ont contribué à répandre des erreurs innombrables sur une ville objet de tous les fantasmes. Cité de l'Empire romain, Palmyre n'a été ni une " principauté " ni un État tampon entre Rome et les Perses, pas plus que Zénobie n'en a été la reine. Ville de caravaniers, ouverte aux influences de l'Est et de l'Ouest, elle n'en est pas moins caractéristique de la Syrie gréco-romaine, avec ses rues à colonnades, son théâtre, ses thermes, ses maisons à péristyle. D'où tirait-elle sa richesse ? D'où venaient ses habitants ? Quels étaient ses dieux ? Qui furent réellement Odainath et Zénobie ? Pourquoi ce site prestigieux a-t-il suscité autant d'intérêt et de haine ? Quelle a été son importance aux yeux des Syriens, hier et aujourd'hui, et quel est son avenir ? En vingt-neuf chapitres rédigés d'une plume alerte, en mettant à la portée de tous les découvertes les plus récentes, Annie et Maurice Sartre font le tri entre réalités et légendes sur Palmyre et l'histoire de la Syrie.

  • Une figure de légende dont l'histoire vraie, enfin restituée, n'est pas moins extraordinaire.
    Au même titre que Cléopâtre, la reine Zénobie est cette souveraine de l'Antiquité dont le mythe a assuré la célébrité. Qu'importe que le royaume de Palmyre, cité romaine, n'ait jamais existé, et qu'on sache peu de choses de la vie de sa reine supposée. Reste que, pendant les quelques années du IIIe siècle ap. J.C. où elle domina une partie de l'Orient, jusqu'à s'attribuer le titre d'impératrice, cette femme politique qui ne s'encombra d'aucun homme joua un rôle considérable au moment où la Syrie est prise entre l'ébranlement du pouvoir à Rome et la pression militaire des Perses Sassanides. Entourée d'une cour brillante où s'exercent des influences multiples, elle fit de Palmyre, pour un temps, l'un des centres du pouvoir et de l'intelligence. Enfin, elle fut aussitôt, après la ruine de Palmyre en 273, emportée par la légende, à la fois dans la tradition littéraire et artistique occidentale et dans l'historiographie arabe.
    Ce sont ces différents aspects de la figure de Zénobie, de l'environnement politique et culturel dans lequel elle évolua et qu'elle contribua à façonner et de l'exploitation millénaire de son mythe sous des formes multiples qu'exposent les auteurs, dans une démarche originale conduite au plus près de la documentation qu'ils ont eux-mêmes travaillé à produire.

  • Après plus d'un demi-siècle d'anarchie politique et militaire, l'arrivée au pouvoir de Dioclétien (244-311), soldat sorti du rang, a permis un redressement spectaculaire de l'Empire romain. Soucieux d'assurer la continuité du pouvoir impérial, Dioclétien a mis en place un système politique original, la tétrarchie, associant deux Augustes (Dioclétien, Maximien) et deux Césars (Constance Chlore, Galère). Dorénavant, l'Empire est partagé en quatre zones (Asie/Egypte; Italie/Afrique/Hispanie; Illyrie/Danube; Bretagne/Gaule). L'ouvrage montre comment en vingt et un ans de règne, Dioclétien a réalisé de très importantes réformes politiques et administratives, fiscales et monétaires qui ont transformé en profondeur le monde romain entre 284 et 311. Malgré une action efficace, le « système tétrarchique » de Dioclétien n'a pas résisté au retrait volontaire  de son fondateur. Il faudra plus de vingt ans pour que la stabilité revienne, avec l'arrivée au pouvoir d'un empereur unique, Constantin. L'auteur, spécialiste de l'Empire romain tardif, propose ici une biographie fouillée et originale qui met en avant le poids de cette figure unique, mêlant réalisme et utopie, liée à jamais à l'expérience inédite du pouvoir partagé.

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