• Un personnage de tableau sort de sa toile, sous les yeux ébahis d'une petite fille. Un nain n'a jamais mis les pieds dehors, par peur des grands. Une société vous propose de choisir votre enfant en kit, transporte vos ovules dans l'utérus des vaches, mais le troupeau se met en grève. Et l'enfant voudrait être pingouin. Un jeune homme tombe amoureux lors d'une fête animée, revient sur ses pas quelques instants plus tard : la maison est fermée, inhabitée, à l'abandon depuis dix ans. A-t-il trébuché sur le Temps ? Pourra-t-il en arrêter la course pour retrouver son amour ? On grandit si vite, alors que Lanzmann marche toujours dans le désert. Dans le jardin des hommes, l'escargot gonfle sa coquille pour les protéger. Mais l'orange bleue d'Éluard se fait sanguine...

  • Le spectacle du cirque en plein air avait été magnifique au pied des montagnes enneigées. La foule applaudissait les acrobates. Soudain, un murmure parcourut l'assistance. Sous son maquillage blanc, le Pierrot au visage lunaire semblait défaillir. Il vacilla et s'effondra, inerte. Une tache rouge s'agrandit sur le costume blanc et se fit ruisseau sur la neige immaculée. Ce fut le premier. Bientôt, à Athènes, à Londres, à Bruxelles, des Pierrots costumés s'écroulèrent en pleine représentation, terrassés par un mal mystérieux. Qui en voulait aux Pierrots ? Le buzz s'empara d'internet. D'un bout à l'autre de la planète, au même moment, sous le soleil ou à la lueur des flambeaux, des milliers de Pierrots et d'anonymes en blanc défilèrent en silence, pour conjurer cette étrange malédiction. Le lendemain, on déplorait 37 morts...

  • Hélène ressentit une vive douleur aux tempes, un cri de femme déchirant hurlait « Mario ! » dans sa tête, comme un écho lointain. Marina venait d'entrer en elle et allait y ressurgir, toute sa vie, par périodes. Dans ces états seconds, la jeune femme parlait un dialecte italien jamais appris. Des images d'une autre époque l'assaillaient : une Fontana di Diavolo, des hommes en uniforme poursuivant un jeune homme en révolte, Mario, qu'elle aimait. Au « réveil », Hélène ne se souvenait de rien. Marina s'installa dans le corps, dans la vie d'Hélène, de plus en plus souvent, lui volant des pans entiers de son existence, la vivant à sa place. Lutte impitoyable de deux âmes pour un seul corps. Giovanni, intrigué par cette Française répétant le chant des pleureuses que sa grand-mère psalmodiait, dans ses Pouilles natales, décida de l'accompagner Au bout de sa souvenance. Y trouvera-t-elle la folie ou les vestiges d'une vie antérieure ?

  • Quel est cet être humain coincé entre son thème astral, son numéro de sécu, le respect à son chef, ses petits amours, sa rencontre surréaliste avec Dieu, le risque de folie, la certitude de la vieillesse et le refus de la mort ? Le spermato en mal de réincarnation qui lui a donné vie, l'a-t-il choisi sur catalogue ? Un peu parano, un brin maso, un tantinet schizo, comment vivre ses névroses dans ce monde formaté, sans trouver refuge dans le racontez-moi votre enfance du psy ? L'auteur répond : Psycho-machins, socio-bidules, de votre psycho-prose, j'en ai ma dose. Pouce ! On fait la pause.

  • À la loterie de la vie, chacun a sa chance, ses batailles à mener, chacun sa vie, chacun sa mort. Chacun a sa place de clown, de dompteur ou de funambule. Une société de mères porteuses transporte vos ovules dans l'utérus des vaches, mais le troupeau se met en grève et l'enfant veut être pingouin... Je veux être pingouin aborde avec humour, entre sketches et chansons, le grand cirque de la vie, où l'on nous vole notre naissance avec les manipulations génétiques, où l'on brade en permanence notre liberté, où l'on codifie l'Amour et où notre propre mort est l'objet du marché indécent des pompes funèbres.

    Créé au Festival d'Avignon en 1981, joué plus de 300 fois à Paris, visionnaire à l'époque, Je veux être pingouin est de pleine actualité aujourd'hui. Extraits de critiques : « Michèle Letellier parle du quotidien imprévisible pour arriver à l'essentiel... La fantaisie et l'intelligence de ce spectacle nous réconcilient avec nous-mêmes... Fable d'humour et d'émotion... Si le thème est grave, le spectacle est franchement drôle, corrosif, impertinent... Un spectacle bien écrit, de l'insolite, de l'original, du mordant... Tendresse et justesse du regard... Paillettes sur fond grinçant. »

  • Le deuxième volet du feuilleton de TF1 Orages d'été. Surprises et rebondissements pour les habitants de la Commanderie.

  • Que se passe-t-il, ce matin-là, sur la lande bretonne, quand Alice, 6 ans, se jette sur sa mère, au volant, effrayée par un camion, provoquant leur accident ? Pourtant, la route est déserte. Quel rapport a-t-elle avec cette petite fille, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, victime, au même moment, d'un camion, sur une autoroute italienne ? Quel est ce lien invisible qui semble les relier ? Quel est le mystère de la naissance d'Alice, de ses maux imaginaires, de ce manque perpétuel d'un double ? « Il y a parfois des choses invisibles, tu sais que ça existe, mais tu ne les vois pas. » L'explication est-elle paranormale ou génétique ? La vieille Maura préfère se réfugier dans ses superstitions ancestrales. « Les mouettes volent bas, ce soir. L'Ankou cherche sa proie. »

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