Arts et spectacles

  • Condamné par les Nazis comme étant un artiste « dégénéré », Franz Marc (1880-1916) est un peintre allemand dont l´utilisation des lignes sèches et de la couleur exprime de manière éloquente la douleur et le traumatisme de la guerre. Dans des toiles telles que La Mort des animaux, Marc a créé l´émotion brute d´une violence primitive, qu´il a qualifiée de prémonition de la guerre, guerre qui allait être la cause de sa mort à l´âge de trente-six ans.

  • La période de la Renaissance débute en Italie à la fin du XIVe siècle et s´étend sur tout le continent européen jusqu´à la seconde moitié du XVIe siècle. La redécouverte des splendeurs de la Grèce et de la Rome antique marque les débuts d´une « renaissance » des arts, en rupture avec les dogmes du Moyen Âge. Nombre d´artistes vont innover aussi bien dans les domaines de la peinture, que dans ceux de la sculpture et de l´architecture. Le réel et l´idéal, le profane et le sacré, le mouvement et la perspective constitueront les thèmes de référence, qui influenceront l´art européen pour les quatre siècles à venir.
    Léonard de Vinci, Michel-Ange, Botticelli, Fra Angelico, Giorgione, Mantegna, Raphaël, Dürer et Bruegel sont au nombre de ces artistes qui apporteront une contribution décisive à l´art de la Renaissance.

  • « À chaque âge son art, à chaque art sa liberté. » Voila la devise de la Sécession viennoise, mouvement dissident (1892-1906), qui fut porté par une vingtaine d´artistes éclairés luttant contre l´académisme conservateur pétrifiant Vienne et tout l´empire austro-hongrois.
    Courant de l´Art nouveau, la Sécession, officiellement fondée en 1897 par Klimt, Moll et Hoffmann, ne fut pas une révolution artistique anonyme parmi tant d´autres. Contestataires par essence, les sécessionnistes viennois ont peint ce qu´on ne devait pas peindre : les frôlements, les baisers, les violences. Se définissant comme un art total sans contrainte politique ni commerciale, l´effervescence de ce mouvement toucha tous les artisans, architectes, et décorateurs. Dans cet ouvrage, peinture, sculpture et architecture sont confrontées par l´auteur pour souligner la richesse et la diversité du mouvement viennois.

  • Terme entré dans l´usage courant au cours de la première moitié du XIXe siècle, l´art roman distingue, en histoire de l´art, la période qui s´étend entre le début du XIe siècle jusqu´à la fin du XIIe siècle. Révélant une grande diversité d´écoles régionales, chacune démontrant ses spécificités, l´art roman, dans l´architecture comme dans la sculpture, est marqué par ses formes brutes. Par sa riche iconographie, au fil d´un texte captivant, cet ouvrage nous propose de redécouvrir cet art médiéval, encore souvent trop peu considéré face à l´art gothique qui lui succéda.

  • Si le portrait devait, avant tout, être la représentation fidèle de son modèle, selon des canons strictement définis, cette galerie de 1000 portraits montre au contraire, combien ce genre fut bousculé au fil de l´histoire et s´avère être beaucoup plus complexe qu´une simple imitation de la réalité. Par-delà la dextérité de l´artiste, l´art du portrait se doit de dépasser l´imitation, aussi juste et précise soit-elle, pour traduire, sans trahir, tant l´intention de son commanditaire que celle de l´artiste. Ainsi, ces témoins silencieux, soigneusement sélectionnés dans ces pages, révèlent, au-delà des visages officiels ou anonymes, une psychologie plus qu´une identité, une allégorie, une propagande politique ou religieuse, ou incarnent, avec justesse, les moeurs de leurs époques. Par son nombre impressionnant de chefs-d´oeuvre, de biographies, de commentaires d´oeuvres, cet ouvrage confronte les différents portraits, exposant dès lors au lecteur, et à tout amateur d´art, le reflet de l´évolution de notre société, mais surtout les bouleversements d´un genre qui, pendant près de trente siècles de peintures, façonna l´histoire de l´art.

  • Picasso was born a Spaniard and, so they say, began to draw before he could speak. As an infant he was instinctively attracted to artist's tools. In early childhood he could spend hours in happy concentration drawing spirals with a sense and meaning known only to himself. At other times, shunning children's games, he traced his first pictures in the sand. This early self-expression held out promise of a rare gift. Málaga must be mentioned, for it was there, on 25 October 1881, that Pablo Ruiz Picasso was born and it was there that he spent the first ten years of his life. Picasso's father was a painter and professor at the School of Fine Arts and Crafts. Picasso learnt from him the basics of formal academic art training. Then he studied at the Academy of Arts in Madrid but never finished his degree. Picasso, who was not yet eighteen, had reached the point of his greatest rebelliousness; he repudiated academia's anemic aesthetics along with realism's pedestrian prose and, quite naturally, joined those who called themselves modernists, the non-conformist artists and writers, those whom Sabartés called "the élite of Catalan thought" and who were grouped around the artists' café Els Quatre Gats. During 1899 and 1900 the only subjects Picasso deemed worthy of painting were those which reflected the "final truth"; the transience of human life and the inevitability of death. His early works, ranged under the name of "Blue Period" (1901-1904), consist in blue-tinted paintings influenced by a trip through Spain and the death of his friend, Casagemas. Even though Picasso himself repeatedly insisted on the inner, subjective nature of the Blue Period, its genesis and, especially, the monochromatic blue were for many years explained as merely the results of various aesthetic influences. Between 1905 and 1907, Picasso entered a new phase, called "Rose Period" characterised by a more cheerful style with orange and pink colours. In Gosol, in the summer of 1906 the nude female form assumed an extraordinary importance for Picasso; he equated a depersonalised, aboriginal, simple nakedness with the concept of "woman". The importance that female nudes were to assume as subjects for Picasso in the next few months (in the winter and spring of 1907) came when he developed the composition of the large painting, Les Demoiselles d'Avignon. Just as African art is usually considered the factor leading to the development of Picasso's classic aesthetics in 1907, the lessons of Cézanne are perceived as the cornerstone of this new progression. This relates, first of all, to a spatial conception of the canvas as a composed entity, subjected to a certain constructive system. Georges Braque, with whom Picasso became friends in the autumn of 1908 and together with whom he led Cubism during the six years of its apogee, was amazed by the similarity of Picasso's pictorial experiments to his own. He explained that: "Cubism's main direction was the materialisation of space." After his Cubist period, in the 1920s, Picasso returned to a more figurative style and got closer to the surrealist movement. He represented distorted and monstrous bodies but in a very personal style. After the bombing of Guernica during 1937, Picasso made one of his most famous works which starkly symbolises the horrors of that war and, indeed, all wars. In the 1960s, his art changed again and Picasso began looking at the art of great masters and based his paintings on ones by Velázquez, Poussin, Goya, Manet, Courbet and Delacroix. Picasso's final works were a mixture of style, becoming more colourful, expressive and optimistic. Picasso died in 1973, in his villa in Mougins. The Russian Symbolist Georgy Chulkov wrote: "Picasso's death is tragic. Yet how blind and naïve are those who believe in imitating Picasso and learning from him. Learning what? For these forms have no corresponding emotions outside of Hell. But to be in Hell means to anticipate death. The Cubists are hardly privy to such unlimited knowledge".

  • Pintor, diseñador, creador de objetos extraños, autor y cineasta, Dalí se convirtió en el más famoso de los surrealistas. Buñuel, Lorca, Picasso y Breton tuvieron una gran influencia en su vida artística. La película de Dalí, Un perro andaluz, que produjo Buñuel, marcó su entrada oficial en el cerrado grupo de los surrealistas parisinos, donde conoció a Gala, la mujer que se convertiría en su compañera de toda la vida y en su fuente de inspiración. Sin embargo, su relación con el grupo pronto se deterioró, hasta su ruptura final con André Breton en 1939. El arte de Dalí, empero, siguió siendo surrealista en su filosofía y expresión, así como el principal ejemplo de su frescura, humor y exploración de la mente subconsciente. A través de su vida, Dalí fue un genio de la promoción de sí mismo: creó y mantuvo una reputación como una figura casi mítica.

  • Aux antipodes de l'obscurantisme médiéval, l'arrivée rapide et imprévisible de la Renaissance s'imposa en Europe du XIVe au XVIe siècle. En plaçant l'homme au centre, les acteurs de cet illustre mouvement changent radicalement leur vision au monde et réorientent leurs recherches esthétiques vers l'anatomie, la perspective et les sciences naturelles. Créateur de talents, la Renaissance a offert à l'histoire de l'art les plus grands noms tels que Botticelli, Raphaël ou Léonard de Vinci dont l'opulente productivité tapisse aujourd'hui les murs des musées du monde entier.

  • Amedeo Modigliani (Livourne, 1884 - Paris, 1920) Amedeo Modigliani naquit en Italie en 1884 et mourut à Paris à l´âge de trente-cinq ans. Très tôt il s´intéressa à l´étude du nu et à la notion classique de la beauté idéale.
    En 1900-1901 il visita Naples, Capri, Amalfi et Rome, puis Florence et Venise, et étudia tout d´abord des chefs-d´oeuvre de la Renaissance. Il fut impressionné par les artistes du Trecento (XIVe siècle), parmi lesquels Simone Martini (vers 1284-1344), dont les silhouettes longues et serpentines, représentées avec une grande délicatesse de composition et de couleur et imprégnées d´une tendre tristesse, annonçaient la sinuosité et la luminosité manifestes dans l´oeuvre de Sandro Botticelli (vers 1445-1510). Ces deux artistes influencèrent clairement Modigliani, qui utilisa la pose de la Vénus de Botticelli dans La Naissance de Vénus pour son Nu debout (Vénus) (1917) et sa Femme rousse en chemise (1918), ainsi qu´une inversion de cette pose dans son Nu assis au collier (1917). A la dette de Modigliani à l´art du passé (silhouettes des Cyclades de la Grèce antique principalement) fut ajoutée l´influence de l´art d´autres cultures (africaines par exemple) et du cubisme. Les cercles et courbes équilibrés, bien que voluptueux, y sont soigneusement tracés et non naturalistes. On les retrouve dans l´ondulation des lignes et la géométrie des nus de Modigliani, tels le Nu Allongé. Les dessins des Caryatides lui permirent d´explorer le potentiel ornemental de poses qu´il eut été incapable de traduire en sculpture. Pour ses séries de nus, Modigliani emprunta les compositions de nombreux nus célèbres du grand art, dont ceux de Giorgione (vers 1477-1510), Titien (vers 1488-1576), Ingres (1780-1867), et Velázquez (1599-1660), en faisant abstraction toutefois de leur romantisme et de la lourdeur du décor.
    Modigliani appréciait également l´oeuvre de Goya (1746-1828) et d´Edouard Manet (1832-1883), qui avaient fait scandale en peignant des femmes de la vie réelle nues, rompant ainsi les conventions artistiques voulant que les nus soient placés dans des cadres mythologiques, allégoriques ou historiques.

  • Pablo Picasso (Málaga, 1881 - Mougins, 1973) Picasso naquit en Espagne et l´on dit même qu´il commença à dessiner avant de savoir parler. Enfant, il fut nstinctivement attiré par les instruments de l´artiste. Il pouvait passer des heures de joyeuse concentration à dessiner des spirales pourvues d´un sens qu´il était seul à connaître. Fuyant les jeux d´enfants, il traça ses premiers tableaux dans le sable. Cette manière précoce de s´exprimer contenait la promesse d´un rare talent. Nous nous devons de mentionner Málaga, car c´est là, le 25 Octobre 1881, que Pablo Ruiz Picasso naquit et qu´il passa les dix premières années de sa vie. Le père de Picasso était lui-même peintre et professeur à l´école des Beaux-Arts de la ville. Picasso apprit auprès de lui les rudiments de la peinture académique. Puis il poursuivit ses études à l´académie des Arts de Madrid mais n´obtint jamais son diplôme. Picasso, qui n´avait pas encore 18 ans, avait atteint le point culminant de sa rébellion, répudiant l´esthétique anémique de l´académisme et le prosaïsme du réalisme. Tout naturellement, il se joignit à ceux qui se qualifiaient de modernistes, c´est à dire, les artistes et les écrivains non-conformistes, ceux que Sabartés appelait «l´élite de la pensée catalane » et qui se retrouvaient au café des artistes Els Quatre Gats. Durant les années 1899 et 1900, les seuls sujets dignes d´être peints aux yeux de Picasso étaient ceux qui reflétaient la vérité ultime : le caractère éphémère de la vie humaine et l´inéluctabilité de la mort. Ses premières oeuvres, cataloguées sous le nom de «période bleue » (1901-1904), consistent en peintures exécutées dans des teintes bleues, inspirées par un voyage à travers l´Espagne et la mort de son ami Casagemas. Même si Picasso lui-même insistait fréquemment sur la nature intérieure et subjective de la période bleue, sa genèse et, en particulier, ce monochromatisme bleu, furent des années durant, expliqués comme les résultats de diverses influences esthétiques. Entre 1905 et 1907, Picasso entra dans une nouvelle phase, appelée la «période rose » caractérisée par un style plus enjoué, dominé par l´orange et le rose. A Gosal, au cours de l´été 1906, le nu féminin prit une importance considérable pour Picasso - une nudité dépersonnalisée, aborigène, simple, comme le concept de «femme ». La dimension que les nus féminins allaient prendre chez Picasso dans les mois suivants, précisément durant l´hiver et le printemps 1907, s´imposa lorsqu´il élabora la composition de son impressionnante peinture connue sous le titre des Demoiselles d´Avignon.
    S´il est vrai que l´art africain est habituellement considéré comme le facteur déterminant du développement d´une sthétique classique en 1907, les leçons de Cézanne sont quand à elles perçues comme la pierre angulaire de cette nouvelle progression. Ceci est lié tout d´abord à une conception spatiale de la toile comme une entité composée, soumise à un certain système de construction. Georges Braque, dont Picasso devint l´ami à l´automne 1908 et avec lequel il mena le cubisme à son apogée en six ans, fut surpris pas les similitudes entre les expériences picturales de Picasso et les siennes. Il expliquait que le «principal objectif du Cubisme était la matérialisation de l´espace.
    A l´issue de sa période cubiste, dans les années 1920, Picasso revint à un style plus figuratif et se rapprocha du ouvement surréaliste. Il représenta des corps difformes et monstrueux mais d´une manière très personnelle. Après le bombardement de Guernica en 1937, Picasso réalisa l´une de ses oeuvres les plus célèbres, symbole des horreurs de la guerre. Dans les années 1960, son art changea à nouveau et Picasso commença à regarder de plus près les grands maîtres, s´inspirant dans ses tableaux des oeuvres de Velázquez, Poussin, Goya, Manet, Courbet, Delacroix. Les dernières oeuvres de Picasso étaient un mélange de styles, devenant plus colorées, expressives et optimistes. Picasso mourut en 1973, dans sa villa de Mougins. Le symboliste russe Georgy Chulkov écrivit : «La mort de Picasso est une chose tragi

  • Pionnier au Portugal, son pays d'origine, Amadeo de Souza-Cardoso (1887-1918), fut aussi bien influencé par l'impressionnisme que par le fauvisme, l'expressionnisme et le futurisme. C'est en côtoyant des artistes tels qu'Amedeo Modigliani, Diego Rivera et Gaudí avec qui il se lia d'amitié qu'il développa son propre style, mêlant tradition et modernité. Emporté prématurément par la maladie, cet artiste avant- gardiste encore peu connu laissa quelque cent-cinquante toiles et reste considéré comme l'un des plus grands artistes portugais de sa génération.

  • Mélange d'eau et de pigments permettant une grande liberté de facture, l'aquarelle sert souvent aux esquisses préparatoires. Albrecht Dürer est l'un des premiers à l'utiliser. Au XVIIIe siècle, les artistes anglais en font un médium autonome libéré des contraintes académiques. Cette évolution aura un impact considérable pour les générations suivantes. Parmi les artistes les plus célèbres ayant produit des aquarelles, on peut citer Turner, Whistler, Constable, Sargent, Van Gogh, Kandinsky, Klee, ou encore Schiele.

  • La peinture mexicaine n'est devenue internationalement reconnue qu'au début du 20e siècle. Ce fut le mouvement muraliste, à partir des années 1920, fortement lié à la révolution mexicaine de la décennie précédente, à partir de laquelle de grands artistes comme José Clémente Orozco (1883-1949), David Alfaro Siqueiros (1896-1974) et Diego Rivera (1886-1957) ont émergé. Rarement l'art a été plus politique. Les muralistes mexicains érigent sur les murs des bâtiments les plus divers, l'histoire de cette nation si agitée, faites de sang, de cris, de fureur et d'une immense espérance dans la vie.

  • Symbole de promiscuité et de désirs solitaires, la ville est une promesse pour tous ceux qui s'y promènent. Ses rues alambiquées, ses quartiers anonymes et ses bruits incessants sont autant de paysages qui attirent l'innocent. Ses lumières qui la voilent, la fardent et la dévoilent, la transforment d'heure en heure, offrant au passant mille et un visages.

    Si les lumières matinales tirent la ville de sa torpeur et l'offrent virginale au jour naissant, ses éclairages nocturnes plongent à nouveau le chaland dans l'étrangeté de ses mystères, dont la beauté est tant visuelle qu'éphémère.

    Entre l'ombre et la lumière, les photographies inédites de ce très bel ouvrage dévoilent l'arborescence fragile des lumières citadines et nous font redécouvrir l'éternité de ces grandes capitales, aussi sublimes qu'étonnantes.

  • Train d union entre deux mondes, le pont est un point de tension entre deux endroits identitaires. Libre, n appartenant ni à une terre ni à l autre, il enfreint le paysage et défie la nature. Le pont incarne à lui seul la volonté humaine de tisser des liens économiques, nécessaires et vitaux entre les hommes. Symbole de progrès et d innovation, le pont, qui fut en bois puis en pierre, démonstration anonyme de la solidité et la maîtrise des techniques assimilées, devient avec le temps de plus en plus aérien et fluide, défiant sans cesse les technologies de pointe. Véritable acte esthétique, le pont, dont la création est désormais revendiquée, pourrait aujourd hui s apparenter à une uvre d art ; c est ce que ce livre par ses magnifiques photographies propose au lecteur de découvrir.

  • Issue de la révolution industrielle, l'usine a longtemps été considérée comme un « monstre » de fer, soumettant l'être humain au collectif dans un acte de déshumanisation à la chaîne au profit de l'objet. Détournée aujourd'hui de son côté purement fonctionnel, pour lequel elle avait été construite, au profit de son esthétisme, l'usine est parfois revisitée en loft moderne ou en musée d'art contemporain. Les photographies inédites et surprenantes de cet ouvrage nous font redécouvrir les volumes, la pureté des lignes, la beauté et l'architecture, étonnamment moderne, de ces monuments aux clavicules d'acier.

  • Inspiré dès son jeune âge par le travail de Monet, Paul Signac (1863-1935) était l´ami et le disciple de Georges Seurat qui a mélangé la précision scientifique du pointillisme aux couleurs vivantes et à l´émotion de l´impressionnisme. Ce livre examine la complexité de la technique reconnue de Signac, et présente les détails de certaines de ses peintures les plus célèbres.

  • Entre courbes et contre-courbes, Mucha créa, à la fin du XIXe siècle, une égérie nouvelle qui devait hanter les rues de Paris. Au fil des représentations de Sarah Bernhard, cette muse voluptueuse devint un véritable emblème de l'Art nouveau et offrit à l'affichiste succès et renommée.

    Néanmoins, le talent de l'artiste ne se limita jamais à la lithographie. Nourri par cette passion d'exalter, au mieux, la sensualité du monde qui l'entourait, l'art de Mucha, s'exprima indifféremment tant sur les monumentaux panneaux décoratifs des salles à manger que sur les petites pièces délicates de porcelaine. C'est toute la richesse et la variété de cet artiste fin-de-siècle que nous fait redécouvrir ici l'auteur.

  • Le style Art déco fut érigé sur les cendres d´un monde dévasté par la première guerre mondiale. S´oubliant dans le tourbillon du Jazz Age et de l´ivresse des années folles, la mince « Garçonne » reflète le style architectural de l´Art déco : aux sinusoïdes généreuses sont désormais préférées la simplicité et la sobriété de la droite androgyne... Architecture, peinture, mobilier et sculpture, analysés ici par l´auteur, revendiquent leur préférence pour les lignes incisives et arbitraires, les angles cassés et volontaires. Bien qu´éphémère, l´Art déco continue encore d´influencer le design contemporain.

  • La campagne russe est l´une des plus charmantes du monde pour ses célèbres étendues de fleurs sauvages qui lui donnent un air de forêt au printemps, pour les hivers polaires de la toundra qui triomphèrent sur l´avancée de Napoléon ou Hitler et qui seront

  • Développé à travers l´Europe pendant plus de 200 ans, l´art gothique est un mouvement qui trouve ses racines dans la puissante architecture des cathédrales du nord de la France. Délaissant la rondeur romane, les architectes commencèrent à utiliser les arcs-boutants et les voûtes en berceau brisé pour ouvrir les cathédrales à la lumière. Période de bouleversements économiques et sociaux, la période gothique vit aussi le développement d´une nouvelle iconographie célébrant la Vierge, à l´opposé de la thématique terrifiante de l´époque romane. Riche de changements dans tous les domaines (architecture, sculpture, peinture, enluminure, etc.), l´art gothique s´effaça peu à peu face à la Renaissance italienne.

  • En associant le mot rocaille, référence aux formes alambiquées des coquillages, à l´italien baroco, les Français donnèrent naissance au terme de « rococo ». Apparu au début du XVIIIe siècle, il s´étendit rapidement à l´ensemble de l´Europe. Extravagant et aérien, le Rococo répondait parfaitement à la désinvolture de l´aristocratie d´alors. Dans bien des aspects, cet art s´apparenta à son prédécesseur baroque, ce qui lui valut parfois le qualificatif de Baroque tardif.
    Et, si des artistes tels Tiepolo, Boucher ou Reynolds portèrent le Rococo à son apogée, il fut souvent condamné pour sa superficialité. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le Rococo entama son déclin. À la fin du siècle, face à l´avènement du Néoclassicisme, il fut plongé dans l´obscurité et il fallut attendre près d´un siècle pour que les historiens de l´art lui rendent, à nouveau, l´éclat de son âge d´or, que nous font redécouvrir ici Klaus H. Carl et Victoria Charles.

  • Sandro Botticelli (Alessandro di Mariano Filipepi) (Florence, 1445 - 1510)
    Botticelli était le fils d'un citoyen jouissant d'une situation confortable, et avait été «instruit dans toutes les choses que les enfants doivent habituellement savoir avant de choisir une vocation ». Mais il refusa de consacrer son attention à la lecture, l'écriture et le calcul, poursuit Vasari, de sorte que son père, désespérant de le voir un jour à l'école, le plaça en apprentissage auprès de l'orfèvre Botticello, d'où le nom qui est passé à la postérité. Mais Sandro, jeune garçon à l'air entêté, doté de grands yeux calmes et scrutateurs et d'une tignasse blonde - il s'est représenté lui-même sur le côté gauche de L'Adoration des Mages - voulait bien devenir peintre, et il fut donc placé auprès du moine carmélite Fra Filippo Lippi.
    Comme de nombreux artistes de son temps, satisfait de la joie que lui procurait la peinture, il se tourna vers l'étude de la beauté et du caractère de l'homme, plutôt que vers les thèmes religieux. Ainsi, Sandro fit des progrès rapides, aimant son professeur et, plus tard, le fils de celui-ci, Filippino Lippi, auquel il apprit à peindre. Mais le réalisme du maître le toucha à peine, car Sandro était un rêveur et un poète.
    Botticelli n'est pas un peintre de faits, mais d'idées ; ses tableaux ne sont pas tant des représentations d'objets que des agencements de motifs et de formes. Ses couleurs ne sont pas riches et proches de la vie, mais subordonnées à la forme, et elles sont souvent des nuances plus que de vraies couleurs. En réalité, il s'intéresse aux possibilités abstraites de son art, et ses personnages n'occupent pas de place bien définie dans l'espace : ils n'attirent pas notre oeil par leur volume, mais suggèrent plutôt un motif ornemental plat. De même, les lignes qui entourent les personnages sont choisies pour leur fonction première, décorative.
    On a dit que Botticelli, «bien qu'étant un piètre anatomiste, était l'un des plus grands dessinateurs de la Renaissance ». Comme exemple d'anatomie erronée, nous pouvons citer la manière improbable dont la tête de la Madone est reliée à son cou, ou encore toutes les articulations approximatives et les membres difformes que l'on trouve dans les tableaux de Botticelli. Pourtant, son talent de dessinateur fut reconnu, car il donna à la «ligne » non seulement une beauté intrinsèque, mais également un sens. Autrement dit, en langage mathématique, il réduisit le mouvement de la figure à la somme de ses facteurs élémentaires, à ses plus simples formes d'expression. Il combina ensuite ces diverses formes
    en une figure qui, à travers ses lignes rythmiques et harmoniques, projette sur notre imagination les sentiments poétiques qui animaient l'artiste lui-même. Ce pouvoir de faire compter chaque ligne, à la fois par son sens et par sa beauté, distingue les grands maîtres du dessin de la grande majorité des artistes, utilisant la ligne avant tout comme un outil nécessaire à la représentation des objets concrets.

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