• Une femme s'apprête à faire un voyage. Elle n'a pas besoin de bagage, elle ne part que pour une nuit. Une seule chose l'obsède : emmener Ida, sa fille de 18 mois, à la mer. C'est nécessaire, vital presque. Ida n'existe pas, Ida n'a jamais existé. Des voix ne cessent de le lui répéter. Pourtant, elle l'a porté ce bébé, serré contre elle, changé, nourri au sein. Elle l'aime d'un amour animal. Un amour comme ça, on n'y est pas préparé. C'est trop puissant un amour comme ça. Ida n'existe pas est une plongée dans la psychologie trouble d'une mère prête à commettre l'irréparable, mais aussi l'histoire d'un corps féminin qui cherche à se libérer de ses démons, d'une féminité complexe en quête d'apaisement.

    Adeline Fleury a été reporter pour le Journal du Dimanche et cheffe du service culture du Parisien Week-end. Ida n'existe pas est son sixième livre. Elle est notamment l'auteure, aux Éditions François Bourin, du roman Je, tu, elle (2018).

  • « Et puis, un jour, j'ai joui. Tout mon corps, toute mon âme. Enfin ! Je n'ai pas honte de le clamer : j'ai joui pour la première fois à trente-cinq ans.
    La jouissance féminine est une grande fête. Elle est puissante, belle, c'est une joie qui transporte, dans laquelle on lâche prise, on lâche tout, on laisse échapper. » Adeline Fleury, consacre ce « Petit éloge » à la jouissance des femmes - ce grand mystère. Au travers de ses lectures, de son expérience personnelle, avec des mots poétiques et parfois crus, l'auteur nous fait ressentir, à chaque page, que jouissance et renaissance sont unies et que plaisir et liberté sont indissociables.
    Adeline Fleury, journaliste et auteur a souvent aidé les autres à raconter leur histoire. Parce que désir et écriture sont chez elle intimement liés, elle prend la plume sur ce sujet rarement traité avec autant de finesse et de liberté.

  • Femme absolument

    Adeline Fleury

    Le nouveau féminisme Je suis une femme, j'ai trente-huit ans, je vis à Paris en 2016. Ce n'est pas tous les jours facile. Assurer sur tous les fronts : être une super maman, percer professionnellement, s'épanouir amoureusement. Être libre. Je n'ai pas l'impression de me conformer à l'image de la féminité imposée par les magazines et la publicité, d'obéir à un quelconque diktat, ni de me soumettre aux fantasmes masculins. N'en déplaise aux « fémilitantes », ces féministes militantes qui ont une lecture déformée de la société au travers du prisme de la domination masculine et qui font de toute forme de féminité assumée un ennemi à abattre. Comme si être sexy était une façon de trahir le féminisme. À l'heure où le corps féminin est malmené de toutes parts, je ne renoncerai jamais à ma féminité. Ce livre fondé sur mon expérience est une ode à la liberté de toutes les femmes.

  • Elle me l'avait bien dit, la vieille Normande. Le vent s'était levé sur la grève, le sable piquait mes joues où
    le sel des embruns se mêlait à celui de mes larmes. Elle s'était avancée vers moi, la vieille, le dos courbé,
    les jambes enfoncées dans l'encre de la terre. Sa bouche vide de dents s'était ouverte, large. Je pensais
    qu'elle était muette, un peu sorcière peut-être, et j'avais découvert son patois grave :
    « Tu dois l'enterrer.
    - Qui ?
    - Ton amour, il est mort. »
    Pour « Je », pâle blonde, « Tu », homme au regard fuyant, devient peu à peu l'objet d'une passion dévorante,
    assourdissante, obsessionnelle, qui fait soudain basculer la réalité dans la folie. Une expérience d'autant
    plus destructrice qu'entre les deux amants surgit régulièrement son spectre à « Elle », l'Actrice, la mère
    des enfants de « Tu ». Attractive, répulsive, inébranlable, « Elle », brune ténébreuse qui semble le parfait
    négatif de « Je », distribue les rôles à la perfection, scandant le quotidien de ses apparitions minutées et
    inquiétantes. Mais qui est vraiment cette « Elle », qui paraît surgir de l'autre côté du miroir ?
    Avec Je, tu, elle, Adeline Fleury nous livre un récit inoubliable, celui d'un désir insensé qui se conjugue à
    trois, et dont la seule issue possible pourrait bien être la mort, ou la perte de soi... Un texte d'une grande
    force littéraire, mené sur le fil du rasoir.
    de sa force, où déjà la nostalgie commence à semer le trouble entre rêve et réalité, Anthoine se souvient
    de ces temps riches de folie, d'imprévu et de tendresse qu'il a partagés avec Lucile. Il reprend le voyage
    de ces années - leur voyage -, bouscule les souvenirs qui sommeillaient au fond de ses pensées, les
    réveille et les ressuscite. Et ce voyage prend la forme d'un hymne éclatant à la beauté du monde, où
    chaque découverte est prétexte à la composition d'un nouveau couplet.
    Elle aime éperdument la musique ; lui, les sciences et la littérature. Ils se retrouvent contemplant la nature
    ou les étoiles, admirant le Parthénon ou les temples mayas. Anthoine est la raison ; Lucile, l'instinct. Ils
    s'aiment, s'affrontent, s'enrichissent l'un l'autre, en route vers cet inaccessible juste milieu, où le corps et
    l'esprit, l'idéal et la réalité communient vers ce « nous » si miraculeux qui devient tout à coup bien plus
    que la somme du « toi » et du « moi ». Jusqu'au jour où...

  • Dans un avenir qui ressemble à notre futur proche, Adèle a décidé de tenir son fils Nino éloigné de la lecture. Privée dans son enfance de la tendresse d'un père écrivain accaparé par son oeuvre, elle fera tout pour éviter un tel sort à son fils. Pour qu'il reste dans la vraie vie, pour l'empêcher d'être tenté par la grande aventure de l'écriture, elle proscrira autour de lui la présence des livres. Elle les brûlera, elle va jusqu'à nier leur existence. Mais l'enfance est têtue et tous les silences ne peuvent rien contre sa curiosité. Nino, après une longue quête, finira par trouver sa voie en assumant d'une manière inattendue cet héritage de mots et de papier. Dans cette fable initiatique, Adeline Fleury nous donne à lire un conte cruel où les angoisses les plus archaïques se ravivent au contact des réalisations de notre hyper-modernité. L'ambivalence de notre rapport au livre, livre sacré ou interdit, se trouve interrogée dans ces pages où se projettent comme des ombres expressionnistes nos tabous les plus enfouis. Avec Rien que des mots, c'est une magnifique déclaration d'amour qu'Adeline Fleury adresse au livre, à tous les livres.

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