• Héloïse mappelle 'ma belle surprise'. Elle a ses petits trucs, les balades à moto, un parfum addictif, des pièges à filles. Les cloches de léglise Saint-Eustache ponctuent toutes les heures nos étreintes. Jaime caresser la peau, son dos, ses bras durs, le sexe doux sous la langue, les soupirs, les sourires entre les baisers, les rires. Je ladore et honore son sexe. Un souffle, une parole, un geste provoquent le rapprochement des corps. Jaime notre intimité. Je veux essayer toutes les positions, tous les rythmes. Après les orgasmes, elle se serre très fort contre moi, je suis perdue. Mabandonner serait une aventure, alors je glisse, indéterminée, ouverte à tous les possibles.

    Lorsque la narratrice se sépare de sa compagne Paola avec qui elle vivait depuis dix ans, sa vie bascule. Collectionnant les amantes, elle part à la recherche effrénée du plaisir et de la jouissance : de Paris à New York, de Rome à Berlin. Pourtant après lamour, le manque est inéluctable. Dans cette ronde de la séduction, toutes ces Edwige, Garance, Éva, Delphine et autres conquêtes furtives prolongent labsence de Paola La rencontre avec Héloïse amorcerait-elle un tournant?
    Mêlant brillamment romantisme et crudité, douceur et violence, Après lamour est un roman sensuel et sexuel qui explore la fulgurance du désir féminin.

  • Frédérique mate. Elle passe sa vie à ça. Elle contemple les fesses, les jambes, les seins, les peaux, les visages. Elle attrape les regards. Frédérique se rêve en hyperconquérante mais quand les jambes en coton s'approchent de la proie, elle menace de tomber, glisser, s'échouer comme une patelle sur un rocher. Frédérique et les femmes, c'est une série de rendez-vous manqués, une somme de timidité et une suite de regrets.

    Détective privée, Frédérique est chargée d'enquêter sur une double disparition : celle de l'énigmatique Victoria, figure people du monde de l'art contemporain et grande collectionneuse ; et celle d'un tableau de Francis Bacon
    inestimable, L'homme au lavabo. De galeries en foires d'art internationales, de Paris à Hong Kong, en passant par Bruxelles, Pattaya, Bâle et Miami, Frédérique découvre un monde dont elle ignore tout. Elle qui n'assume guère sa féminité et qui, depuis plus de deux ans, vit dans la chasteté va se trouver confrontée à des créatures de toutes les tentations. Dans cette incroyable quête, Frédérique retrouvera-t-elle aussi le goût du désir?
    Avec La collectionneuse, Agnès Vannouvong explore les rapports de l'argent et de la beauté, de l'art et de la sexualité.

  • La marche est laborieuse. Il faut regarder où l'on met les pieds, c'est fou ce qu'on peut se faire engloutir, disparaître aisément, tomber dans un trou, un ravin, une absence, mourir tranquille. Au milieu, la forêt croît sans cesse, les arbres bougent dans une danse verticale. La nature se déploie en une traînée, un marécage vert, un enfer sublime. May plonge dans un univers dépaysant, familier, effrayant, les sons inconnus, les oiseaux étranges, le bruissement des feuilles, l'odeur des frangipaniers. May, une Française de cinquante ans, progresse dans la jungle thaïlandaise. Elle marche sur les traces de son meilleur ami, Stéphane, décédé quelque temps plus tôt dans des conditions troubles. Elle a entrepris ce périple pour élucider le mystère de sa disparition. Ce voyage est aussi pour elle l'occasion d'un autre pèlerinage, vers les terres de sa propre enfance. May a en effet vu le jour dans ce pays. Après la jungle, elle découvrira le village natal de sa mère, puis la mégalopole de Bangkok, enfin l'île paradisiaque de Koh Samet... Mais que cherche-t-elle réellement au bout du monde ? Dans ce roman du retour aux origines, bercé par le rythme changeant des flots du Mékong, Agnès Vannouvong nous entraîne dans un voyage initiatique et sensuel.

  • Je voulais un enfant. On voulait tous des enfants. On quittait doucement les rives de la trentaine, médusés, un peu abîmés. On avait fait des choix de vie, et la liberté avait un prix. Il suffisait de se regarder, là, de près, pas besoin de loupe, l'effet de réel agrandissait les blessures, les rides aux coins des yeux, le pli sur le front, les mèches blanches, à l'oeil nu. On avait nos vies égoïstes et confortables, nos sorties, les bistrots, les verres, les concerts, le théâtre, le cinéma. De la culture et de l'émotion sans limites. Il nous manquait pourtant quelque chose. On voulait transmettre, procréer, vivre une aventure hors de soi, donner la vie, éduquer des enfants.

    /> Après avoir été longtemps célibataire, Gabrielle, l'héroïne du roman d'Agnès Vannouvong, aspire désormais à devenir mère. Quand elle rencontre Hortense, c'est l'amour fou. Mais Hortense a vingt ans de plus que Gabrielle, elle a déjà une fille, et n'envisage pas les choses du même point de vue. De leur côté, François et Malik vivent ensemble depuis longtemps. Ils incarnent la stabilité et la fidélité, le couple modèle. La vie commune n'a pas émoussé leur désir : eux aussi souhaitent construire une famille.

    Agnès Vannouvong brosse le portrait d'une génération. Intégrant les nouvelles formes de parentalité et de filiation, elle compose avec humour et tendresse le roman familial de notre époque.

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