• « À quoi pensent-ils, ces cousins animaux, et si nous leur donnions la parole - simple expérience par la pensée - qu'auraient-ils à nous dire ? Même culturellement à des années-lumière du primate non humain le plus évolué, nous ne pouvons, malgré tout, échapper totalement au trouble de cette parenté. L'évolution reste une histoire de famille. Un rapport de fascination existe, probablement parce que, si j'ose dire, il s'en est fallu d'un poil, d'une plume ou d'une écaille. Et ce n'est pas l'étude de l'évolution cérébrale, objet de cet ouvrage, qui pourra infirmer cette étrange attirance, parfois mêlée de répulsion, pour un monde animal si proche et si lointain. On ne devra donc pas s'étonner si ce livre s'attarde longuement sur la question du langage, de sa possibilité mécanique et de son contenu intellectuel. Pour pousser l'interrogation plus loin avant, l'animal non humain ne serait-il pas à la fois mort et vivant ? par privation de langage. » A. P. Un livre magistral qui nous fait pénétrer au coeur des mécanismes évolutifs qui sont à l'origine de notre espèce, et nous éclaire sur la spécificité du cerveau humain, sur le statut de l'animal et sur la place des humains dans le cours de l'histoire des espèces. Alain Prochiantz est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des processus morphogénétiques. Il est également administrateur du Collège de France et membre de l'Académie des sciences. Il a notamment publié La Biologie dans le boudoir, Machine-esprit, Les Anatomies de la pensée, et, en collaboration avec Jean-François Peyret, Les Variations Darwin et La Génisse et le Pythagoricien, qui ont été de grands succès. 

  • Certains livres annoncent des vérités, celui-ci pose des questions. Face à sa diversité et à son extraordinaire plasticité, comment appréhender le vivant ? Si la biologie englobe l'homme, notre espèce ne bouscule-t-elle pas le cadre théorique naturalisant de cette discipline ? Ces interrogations obligent à repenser les rapports de continuité, et de rupture, entre la biologie et les autres sciences « dures » ou celles-là encore qu'on dit humaines. Comme si tout savoir n'était pas production d'un cerveau humain si particulier ? monstrueux ? qui nous rattache à l'histoire animale et nous en distingue, radicalement.
    À travers les concepts centraux d' évolution et d' individuation, cet ouvrage met l'accent sur l'instabilité de toute structure vivante, compensée par un renouvellement infini de formes, fondement d'une individuation qui fait de chacun d'entre nous un être unique, en évolution permanente.
    Mêlant les avancées les plus récentes de la recherche à la relecture de nombreux théoriciens et philosophes du vivant ? Charles Darwin, Claude Bernard, Henri Bergson ou Alan Turing, entre autres ?, Alain Prochiantz propose au lecteur de suivre les méandres des grandes questions qui traversent l'histoire des sciences du vivant et, par-delà, intéressent tous les champs de savoir.

  • Est-il possible que nous ayons un ancêtre commun avec la mouche ? La pensée est-elle, comme on le croit, déposée dans le cerveau ? Quels curieux habitants notre génome, notre corps et même notre cerveau abritent-ils ? C'est à une formidable aventure de la science moderne - celle de la biologie du développement - que nous convie Alain Prochiantz. En s'appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, mais aussi sur l'oeuvre des savants - Geoffroy-Saint-Hilaire, Darwin, Haeckel, Goethe même -, il défend ici avec passion et rigueur, contre le dogme positiviste du cerveau-machine, la conception romantique d' unité de la Nature. La découverte des gènes du développement, en effet, a ouvert la voie à une théorie biologique enfin libérée des modèles et de la logique issus des mathématiques de la physique. Mais cette découverte, qui rend possible la fabrication de nouvelles formes animales ou végétales, et qui permet de faire ressurgir des formes anciennes, démontre aussi que les sciences de l'évolution ont atteint un nouvel âge: celui de l'expérimentation, dont les conséquences médicales et économiques, par exemple dans la compréhension des mécanismes impliqués dans les pathologies humaines, peuvent être importantes. Alain Prochiantz dirige le Laboratoire de développement et évolution du système nerveux (CNRS) à l'Ecole normale supérieure. Il est l'auteur notamment des Stratégies de l'embryon et de La Biologie dans le boudoir.

  • Dans Les stratégies de l'embryon l'auteur qui dirige une des équipes françaises se consacrant à l'étude du développement du système nerveux, s'est fixé trois objectifs : - Esquisser l'histoire de l'embryologie à partir de son conflit initial avec l'évolutionnisme de Haeckel ; - Présenter au grand public les notions fondamentales et les acquisitions récentes de la biologie du développement ; - Engager la réflexion épistémologique sur les perspectives d'unification que la découverte des "gènes de développement" ouvre aux trois domaines de la génétique, de l'embryologie et de l'évolutionnisme. Quelles sont les parts du génétique et de l'épigénétique dans le développement de l'individu ? Comment conçoit-on aujourd'hui l'unité de la nature ? L'homme est-il en train d'acquérir la capacité de créer de nouvelles espèces et d'en diriger l'évolution ? Autant de questions dont cet ouvrage nous permet de saisir les termes et de mesurer les enjeux.

  • Le premier tiers de cet ouvrage est consacré au concept de milieu intérieur à partir duquel Claude Bernard, par un effort proprement philosophique, libéra la physiologie d'un physicalisme réductionniste et d'une anatomie fortement teintée de vitalisme. Dans une deuxième partie nous avons voulu montrer que Claude Bernard n'a pas inventé la méthode expérimentale, mais démontré la nécessité d'utiliser, en physiologie, des outils conceptuels et méthodologiques adaptés à l'étude du vivant dans sa spécificité. Enfin, nous avons examiné, textes à l'appui, une question qui traverse, non sans de multiples contradictions, toute l'oeuvre du physiologiste, celle de sa définition de la vie dans ses aspects évolutifs. Nous proposons que cette difficulté rencontrée par Claude Bernard à penser « positivement », au sens comtien du terme, les deux processus vitaux de développement et d'évolution relève de l'absence d'une science de l'hérédité encore à venir.

  • Dans Les stratégies de l'embryon l'auteur qui dirige une des équipes françaises se consacrant à l'étude du développement du système nerveux, s'est fixé trois objectifs : - Esquisser l'histoire de l'embryologie à partir de son conflit initial avec l'évolutionnisme de Haeckel ; - Présenter au grand public les notions fondamentales et les acquisitions récentes de la biologie du développement ; - Engager la réflexion épistémologique sur les perspectives d'unification que la découverte des "gènes de développement" ouvre aux trois domaines de la génétique, de l'embryologie et de l'évolutionnisme. Quelles sont les parts du génétique et de l'épigénétique dans le développement de l'individu ? Comment conçoit-on aujourd'hui l'unité de la nature ? L'homme est-il en train d'acquérir la capacité de créer de nouvelles espèces et d'en diriger l'évolution ? Autant de questions dont cet ouvrage nous permet de saisir les termes et de mesurer les enjeux.

  • Le premier tiers de cet ouvrage est consacré au concept de milieu intérieur à partir duquel Claude Bernard, par un effort proprement philosophique, libéra la physiologie d'un physicalisme réductionniste et d'une anatomie fortement teintée de vitalisme. Dans une deuxième partie nous avons voulu montrer que Claude Bernard n'a pas inventé la méthode expérimentale, mais démontré la nécessité d'utiliser, en physiologie, des outils conceptuels et méthodologiques adaptés à l'étude du vivant dans sa spécificité. Enfin, nous avons examiné, textes à l'appui, une question qui traverse, non sans de multiples contradictions, toute l'oeuvre du physiologiste, celle de sa définition de la vie dans ses aspects évolutifs. Nous proposons que cette difficulté rencontrée par Claude Bernard à penser « positivement », au sens comtien du terme, les deux processus vitaux de développement et d'évolution relève de l'absence d'une science de l'hérédité encore à venir.

  • Une histoire de la biologie.
    Depuis le XIXe siècle, la biologie se développe dans un cadre théorique dominé par la physique et les mathématiques. Cette subordination théorique ne permet de rendre compte qu'imparfaitement des spécificités du vivant que sont notamment la reproduction et le développement des formes organiques.
    La génétique, l'évolution et le développement.
    Ce nest que très récemment que la découverte des gènes de développement (qui contiennent le programme de développement des organismes vivants) a permis de faire un lien entre la génétique, le développement de l'individu et l'évolution des espèces, et d'envisager l'émergence dune théorie unifiée du vivant.
    Un tournant fondamental.
    Alain Prochiantz propose ici un aperçu de la biologie et des questions qui se posent à elle à un tournant fondamental de son histoire.

  • Darwin : 200 ans

    Alain Prochiantz

    Deux cents ans après la naissance de Darwin, ses idées irriguent plus que jamais les sciences du vivant et nourrissent les réflexions et les débats sur la place de l'être humain dans la nature. Elles ne sont pas toujours, pour autant, bien comprises ni admises : aujourd'hui comme hier, renvoyer l'homme à son animalité reste inacceptable pour bon nombre de gens. Le colloque du bicentenaire organisé en 2009 par le Collège de France a voulu répondre à deux séries de questions : o faire le point sur l'histoire de l'évolutionnisme et sur nos conceptions actuelles : la théorie de l'évolution, à la différence des dogmes, est elle-même évolutive et fait l'objet de discussions scientifiques souvent passionnées ; o explorer l'être humain selon deux perspectives, celles de l'hominisation et de l'humanisation, afin d'articuler l'évolution biologique à ses dimensions culturelles et sociales. Conformément à l'esprit du Collège de France, les auteurs viennent de nombreuses disciplines : biologie, bien sûr, mais aussi philosophie, droit, sociologie, anthropologie, littérature. Grâce à ces regards multiples, ce livre offre un précieux outil de réflexion sur l'évolution passée et future de notre espèce. Alain Prochiantz est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Processus morphogénétiques. Il est notamment l'auteur de Machine-Esprit. Contributions de Jean-Michel Besnier, Michel Brunet, Jean-Pierre Changeux, Antoine Compagnon, Lorraine Daston, Stanislas Dehaene, Mireille Delmas-Marty, Philippe Descamps, Anne Fagot-Largeault, Jean Gayon, Catherine Malabou, Isabelle Olivieri, Armand de Ricqlès, Allan Young.

  • S'inspirant de la célèbre Philosophie dans le boudoir de Sade, Alain Prochiantz a choisi la forme du dialogue pour nous expliquer les progrès et les enjeux de l'embryologie et de la neurobiologie. Loin d'annoncer l'asservissement de l'homme aux diktats de la science, ses leçons claires et amusantes montrent comment le développement du cerveau, sous la gouverne rigide de quelques gènes, conduit paradoxalement à l'affirmation d'une liberté abyssale qui abolit la notion même de Nature. Alain Prochiantz dirige le Laboratoire de développement et évolution du système nerveux (CNRS) à l'École normale supérieure. Il est notamment l'auteur des Stratégies de l'embryon et de Claude Bernard, la révolution physiologique.

  • Machine-esprit

    Alain Prochiantz

    Il n'y a que des individus dans la nature. Mais qu'est-ce qu'un individu ? Le sens de ce terme est-il le même pour tous : bactéries, plantes, oiseaux, souris, êtres humains ? La réponse, selon Alain Prochiantz, réside dans l'étude du développement, dans les gènes architectes qui tracent le plan du corps et nous éclairent sur l'évolution des espèces. Elle se trouve aussi dans l'histoire, toujours singulière, de tout individu. Mettant en perspective les données les plus récentes de sa discipline, il suggère que, par la grâce de quelques mutations et l'aventure évolutive de son cortex, l'Homme est comme sorti de la nature, et il propose une distinction radicale entre nous et les autres espèces. Relisant D'Arcy Thompson, Erwin Schrdinger, Léon Brillouin, mais aussi Alan Turing, Edward O. Wilson ou encore Richard Dawkins, Alain Prochiantzil interroge les rapports entre la biologie et les autres champs du savoir. Alain Prochiantz dirige le Laboratoire de développement et évolution du système nerveux (CNRS) à l'École normale supérieure. Il a publié Les Stratégies de l'embryon, Claude Bernard : la révolution physiologique, La Biologie dans le boudoir et Les Anatomies de la pensée.

  • Un homme de théâtre ; un homme de sciences. Darwin, Kafka, Nietzsche, le singe, le cerveau, la place de l'homme dans la nature, le vivant, les OGM, les nouvelles procréations, l'ordinateur. Des comédiens, une scène, des textes qui se déplacent et se répondent. Jean-François Peyret et Alain Prochiantz témoignent de la matière vivante qui leur sert à créer du théâtre. On y trouvera la partition de leurs deux derniers spectacles, Des chimères en automne et Les Variations Darwin, mais surtout un écho direct d'un processus de création unique en son genre. Jean-François Peyret est metteur en scène de théâtre et enseigne à l'université Paris-III. Alain Prochiantz dirige le département de biologie de l'École normale supérieure. Il est l'auteur de La Biologie dans le boudoir, des Anatomies de la pensée et de Machine-Esprit. Tous deux ont publié La Génisse et le Pythagoricien.

  • « Pourquoi faire se rencontrer des domaines aussi lointains que la poésie d'Ovide et la biologie du développement ? S'il y a eu rencontre, ce n'était pas pour deviser, mais pour fabriquer quelque chose ensemble : un spectacle. Le rapport homme/animal, la nutrition, la vache folle, mais aussi Apollon et Dionysos, Orphée et Pythagore, Io, Procné, Philomèle ou Myrrha, autant de motifs rêvés pour céder à l'envie de jouer avec les formes. Art métis que le nôtre, qui met en réseau littérature dramatique et écriture scientifique, vérité et fiction, textes de la tradition et prose d'aujourd'hui. Le spectacle a eu lieu. Le travail théâtral au cours des répétitions a fait son tri, hasardeux et nécessaire. Au lecteur de poursuivre ce bricolage à sa manière. » J.-F. P. et A. P. Jean-François Peyret est metteur en scène de théâtre. On lui doit de nombreux spectacles notamment autour de Montaigne, Lucrèce, Shakespeare ou Auden, et la série " Traité des passions ", créée à Bobigny. Il a publié Faust, une histoire naturelle avec Jean-Didier Vincent et enseigne à l'université Paris-III. Alain Prochiantz dirige le département de biologie de l'École normale supérieure. Il est notamment l'auteur de La Biologie dans le boudoir, des Anatomies de la pensée et de Machine-esprit, ainsi que des Stratégies de l'embryon.

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