• Les théories narratologiques de la focalisation ont été introduites dans tous les manuels d'analyse des textes littéraires. À la question qui parle ?, il est devenu courant d'ajouter qui perçoit (voit, sent, entend) ? et qui pense ?. Le présent ouvrage propose une mise en ordre théorique et pratique étayée par l'étude d'un grand nombre d'exemples littéraires variés. Cet essai porte sur l'effet de point de vue, terme préféré à celui, trop métaphorique, de focalisation. Se débarrassant du mythe d'un focalisateur externe objectif et impartial, il révise la tradition, héritée de Genette, qui pense les focalisations à partir du foyer (qui sait ? qui voit ?), et recherche les traces de la source du point de vue, dans ce qui est perçu et dans le détail des marques linguistiques. L'analyse des textes et la stylistique gagnent beaucoup au passage, la linguistique de l'énonciation, attentive aux traces du sujet dans le discours, et aux effets idéologiques des discours, également.

  • Une analyse des avatars du point de vue chez les critiques, les sémioticiens, les linguistes, les herméneutes et les théoriciens de la lecture qui dresse le constat que la pérennité de certains présupposés interprétatifs et la permanence d'une approche métaphorique du point de vue sont la contrepartie d'un fort déficit linguistique.

empty