• Science-fiction, fantastique, fantasy, utopie, roman policier d'espionnage, sentimental, érotique, pornographique, bande dessinée, roman-photo, roman historique, etc. : ces genres réputés mineurs, et en même temps de diffusion massive, constituent la "paralittérature". Quels en sont les dénominateurs communs ? Qu'est-ce que leur approche nous révèle sur la littérature en général, et sur la critique littéraire ? Au-delà d'une meilleure connaissance de pans entiers de la production littéraire, ce livre aide à comprendre les mécanismes d'institutionnalisation des écrivains, des uvres et des genres.

  • Vivre et créer « sur la pointe de l'épée », faire feu et flèche de tout bois : ce qui frappe, face à l'oeuvre de Pasolini, c'est son incomparable diversité. La notoriété du cinéaste a occulté, en dehors de l'Italie, les autres champs d'activités d'un créateur qui fut en premier lieu poète et journaliste, et le resta jusqu'à sa mort, mais également peintre, romancier, dramaturge, scénariste, essayiste, traducteur, acteur. Treize films, vingt et un scénarios, quarante-deux volumes publiés attestent l'ampleur d'une oeuvre qui s'accomplit en trois décennies et qui se clôt par un assassinat sordide sur un terrain vague proche de Rome. Pasolini, que l'on trahit quand on l'enferme dans une vérité solitaire, a surtout voulu transgresser ce qu'une époque se donne comme limites : langages, techniques et disciplines artistiques, idéologies, morales. A ce titre, il n'est peut-être que la forme qu'a prise un certain visage de l'Italie - visage, aussi, de l'Europe occidentale tout entière - depuis l'effondrement du fascisme et les illusions de la Libération jusqu'aux désenchantements des années soixante-dix. « Pasolini » est peut-être le nom du désarroi, de l'incertitude et des espoirs qu'éprouvèrent plusieurs générations venues à l'âge d'homme entre 1945 et 1975.

  • Michel Leiris Nouv.

    Du surréalisme - auquel il participe dès 1924 - à l'ethnologie qu'il découvre lors de la mission Dakar-Djibouti, du Collège de sociologie - qu'il fonde aux côtés de Bataille et de Caillois - aux voyages récents en Chine et à Cuba, une même recherche gouverne la vie et l'oeuvre de Michel Leiris. Échos multiples de la poésie et de la science, des jeux surréalistes sur le langage, et des études sur la langue secrète des Dogons ; convergence des essais sur le cubisme et des réflexions sur la statuaire africaine ; accord profond de l'ethnologue et de l'écrivain dans l'investigation d'un sacré de la vie quotidienne. L'oeuvre dite « autobiographique » n'accepte plus que l'écriture soit le simple instrument d'une introspection : il s'agit moins, comme le souligne Leiris lui-même, d'une littérature « engagée », que d'une littérature dans laquelle l'homme « essaye de s'engager tout entier ». Ethnologie, poésie : non point deux activités parallèles, ou deux démarches qui s'expliqueraient réciproquement, ni surtout une quelconque « littérature ethnologique », mais les deux versants d'une même exigence, d'une anthropologie généralisée, qui préside aussi à la naissance d'une autre littérature.

  • Michel Leiris Nouv.

    Du surréalisme - auquel il participe dès 1924 - à l'ethnologie qu'il découvre lors de la mission Dakar-Djibouti, du Collège de sociologie - qu'il fonde aux côtés de Bataille et de Caillois - aux voyages récents en Chine et à Cuba, une même recherche gouverne la vie et l'oeuvre de Michel Leiris. Échos multiples de la poésie et de la science, des jeux surréalistes sur le langage, et des études sur la langue secrète des Dogons ; convergence des essais sur le cubisme et des réflexions sur la statuaire africaine ; accord profond de l'ethnologue et de l'écrivain dans l'investigation d'un sacré de la vie quotidienne. L'oeuvre dite « autobiographique » n'accepte plus que l'écriture soit le simple instrument d'une introspection : il s'agit moins, comme le souligne Leiris lui-même, d'une littérature « engagée », que d'une littérature dans laquelle l'homme « essaye de s'engager tout entier ». Ethnologie, poésie : non point deux activités parallèles, ou deux démarches qui s'expliqueraient réciproquement, ni surtout une quelconque « littérature ethnologique », mais les deux versants d'une même exigence, d'une anthropologie généralisée, qui préside aussi à la naissance d'une autre littérature.

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