• De 1946 à 1954, la France traverse la guerre d'Indochine. Faut pas rire avec les barbares est, sous une forme romancée, l'un des rares témoignages hérités de ce conflit. Albert Spaggiari, engagé volontaire à dix-sept ans et  plus tard célèbre cambrioleur, écrira ce livre pendant ses années en prison. Autobiographe infidèle, narrateur empruntant tour à tour la voix de ses différents compagnons d'armes, il nous fait découvrir le quotidien de quelques soldats, jeunes Français apprenant à être des hommes à l'autre bout du monde, au milieu de la chaleur et de la barbarie de la guerre.

  • Albert Spaggiari défie la chronique depuis maintenant près de 2 ans. A la une des journaux du monde entier, cet ancien baroudeur qui, de l'Indochine à l'Algérie, a toujours bataillé sur le front des causes perdues, n'est pas un truand comme les autres. L'argent ne l'intéresse guère. Les mauvaises fréquentations non plus. La recherche d'un idéal introuvable, le goût inné de l'aventure, justifient mieux cet Arsène Lupin de notre époque. "Sans haine, sans violence et sans arme" fut l'inscription laissée par les cambrioleurs avant de quitter les coffres de la Société Générale à Nice. Et c'est toujours "sans haine, sans violence et sans arme" que le jeudi 10 mars 1977 à 17 h 05, Albert Spaggiari, maître du "casse du siècle", enjambe une fenêtre du Palais de Justice à la vitesse de l'éclair et saute dans son destin. Le "cerveau" n'a subi aucun dommage, hormis ses lunettes tombées de sa poche. Il les dédaigne et préfère s'offrir le luxe de perdre un temps précieux pour saluer le magistrat d'un geste large de la main. Ensuite il détale. Quelques secondes plus tard 4 000 gendarmes et C.R.S. se lancent à sa poursuite. Albert Spaggiari court toujours... Dans ce livre il raconte son histoire. Avec un vrai talent d'écrivain. Il n'a pas fini de nous étonner.

empty