• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De l'oeuvre prémonitoire de Chirico, désignant sa future blessure, au portrait, front bandé du trépané, par Picasso, l'image d'Apollinaire surplombe la modernité. Poète accompli, visionnaire, iconoclaste, il le fut du Pont Mirabeau aux Caligrammes. Mais, ce géant, sincère et mystificateur, s'affirma aussi comme le critique d'art le plus clairvoyant de son époque. Le premier il a reconnu Picasso, Braque, Delaunay, Archipenko et bien d'autres. Le premier il a perçu l'aube nouvelle qui se levait. Écrivain et prophète, sa vie non moins que son oeuvre en fait un être à part. Aussi l'auteur des Onze mille verges, cet amoureux insensé, érotomane distingué, pourtant héros de la Première Guerre mondiale, est-il apparu comme le maître de son époque. L'analyse très documentée qu'André Parinaud nous livre ici révèle ce que fut le génie de cet homme qui, en un temps où la technique prenait son essor gigantesque, pressentit tous les heurs et malheurs, toutes les contradictions du siècle venant : le nôtre.

  • L'URSS représente aujourd'hui pour l'Occident ce qu'étaient autrefois pour Rome les barbares : la grande peur, la grande interrogation, mais peut-être aussi le grand espoir. 1960 c'est l'année historique où il est devenu possible après quarante ans d'isolement de voyager en Union Soviétique. Jean-Pierre Le Mée est avocat, et André Parinaud journaliste ; ils ont décidé de passer de studieuses vacances dans la Russie d'aujourd'hui. En quatre semaines, ils ont soumis, par un jeu de questions, l'homo sovieticus, à une véritable analyse, pour lui faire dire comment il apprécie son mode de vie, comment il juge la civilisation occidentale, quels sont ses espoirs, ses difficultés et dans quelles mesures la nouvelle politique de coexistence prend un sens à ses yeux. D'autre part, dès leur retour de l'URSS, les deux auteurs ont dû répondre à la curiosité de leurs amis français. Ainsi est né ce livre.

  • L'URSS représente aujourd'hui pour l'Occident ce qu'étaient autrefois pour Rome les barbares : la grande peur, la grande interrogation, mais peut-être aussi le grand espoir. 1960 c'est l'année historique où il est devenu possible après quarante ans d'isolement de voyager en Union Soviétique. Jean-Pierre Le Mée est avocat, et André Parinaud journaliste ; ils ont décidé de passer de studieuses vacances dans la Russie d'aujourd'hui. En quatre semaines, ils ont soumis, par un jeu de questions, l'homo sovieticus, à une véritable analyse, pour lui faire dire comment il apprécie son mode de vie, comment il juge la civilisation occidentale, quels sont ses espoirs, ses difficultés et dans quelles mesures la nouvelle politique de coexistence prend un sens à ses yeux. D'autre part, dès leur retour de l'URSS, les deux auteurs ont dû répondre à la curiosité de leurs amis français. Ainsi est né ce livre.

  • De l'oeuvre prémonitoire de Chirico, désignant sa future blessure, au portrait, front bandé du trépané, par Picasso, l'image d'Apollinaire surplombe la modernité. Poète accompli, visionnaire, iconoclaste, il le fut du Pont Mirabeau aux Caligrammes. Mais, ce géant, sincère et mystificateur, s'affirma aussi comme le critique d'art le plus clairvoyant de son époque. Le premier il a reconnu Picasso, Braque, Delaunay, Archipenko et bien d'autres. Le premier il a perçu l'aube nouvelle qui se levait. Écrivain et prophète, sa vie non moins que son oeuvre en fait un être à part. Aussi l'auteur des Onze mille verges, cet amoureux insensé, érotomane distingué, pourtant héros de la Première Guerre mondiale, est-il apparu comme le maître de son époque. L'analyse très documentée qu'André Parinaud nous livre ici révèle ce que fut le génie de cet homme qui, en un temps où la technique prenait son essor gigantesque, pressentit tous les heurs et malheurs, toutes les contradictions du siècle venant : le nôtre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Mes vérités

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    Colette (1873-1944) a porté sur le monde un nouveau regard de femme, assez fort pour imposer un style à la fois classique et singulier, que Cocteau se plaisait à comparer à celui de La Fontaine. Ses romans, de la série des Claudine aux oeuvres autobiographiques en passant par le sulfureux Blé en herbe, ont séduit un public toujours plus nombreux, pour lequel elle est restée la veilleuse solitaire du Palais-Royal et de la Treille Muscate, la Madone aux chats et la librettiste de Maurice Ravel. Colette aura mené une bataille quotidienne, durant son existence, avec un élan qui fit d´elle « la femme la plus libre du monde », selon Mac Orlan.
    En 1949, André Parinaud réalise une série de trente-cinq entretiens radiophoniques avec Colette. À cette époque, alors au zénith de sa célébrité, l´auteur de La Chatte n´écrit plus guère, préférant diriger l´édition de ses oeuvres complètes. De nouveaux personnages - Sido, Julie de Carneilhan - ont remplacé Claudine, Chéri, « la vagabonde » et « l´ingénue libertine ». Elle évoque tout cela, et ses rencontres littéraires, mais aussi l´amour « un sentiment qui n´est pas honorable » , son pays natal, la Bourgogne, et son amour de la nature, l´une des clés de son oeuvre.

  • Il existe une catégorie d'hommes exceptionnels que l'on nomme les Créateurs - artistes, écrivains, chercheurs - dont la marginalité est évidente, généralement par l'outrance de leur sensibilité et de leur comportement, et qui se sont spécialisés, par la force des choses, dans les voies qui, en définitive, ont justifié leurs attitudes et nous permettent de considérer l'intérêt de leurs « inventions ». Ils sont dominés par la curiosité et leurs découvertes, comme leurs oeuvres, sont parvenues à nous convaincre de l'intérêt de leurs exigences. La conquête scientifique est devenue un véritable idéal et nous accordons, aujourd'hui, une attention à la valeur particulière de l'acte créateur.
    Que se passe-t-il lorsque nous sommes confrontés à une oeuvre d'art ? Le spectateur attentif est déphasé. La dimension de l'oeuvre, ses couleurs, ses formes, sa théâtralité obligent à mettre en question les images ordinaires du Réel qui nous entoure et nous isole. Nous essayons de comprendre et d'apprécier la présence sensible et intellectuelle de l'artiste, de pénétrer dans son labyrinthe. Cette déstabilisation devient un état que nous pouvons qualifier d'existentiel - nous percevons le message d'un « autre », dans une dimension particulière, et hors des influences habituelles. Un « possible » différent surgit ! Cette perception est une véritable initiation comme ascèse mentale qui peut permettre de retrouver une innocence perdue, et l'on peut dire que nous nous arrachons à la durée et pouvons percevoir l'élan éthique du Temps. Nous nous situons dans la perspective d'un devenir autre.

    André Parinaud, historien, journaliste et critique d'art, a dirigé l'hebdomadaire Arts et la revue Galerie Jardin des Arts. Au cours des cinquante dernières années, il a réalisé plus de mille interviews pour la radio, la télévision et la presse écrite. Il a publié de nombreux ouvrages, dont une biographie d'Apollinaire et de Gaston Bachelard.

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