• Un énigmatique carnet. Un cousin ignoré d´une petite île de la mer du Nord. D´entrée de jeu, intrigué, le lecteur se laisse entraîner par la narratrice dans le monde sombre et mystérieux de Thorvald Sørensen, archéologue danois.
    Une naissance tragique, une enfance insolite auprès de parents adoptifs, Ingelise et Erland. Elle, aveugle de naissance, dans le secret de la nuit, initie l´enfant à la beauté envoûtante de la musique. Lui, embaumeur et artiste, consacre sa vie à perpétuer la mémoire des morts. Après une surprenante initiation à l´amour, survient dans la vie de Thorvald une femme sans nom. Leur lien profond le façonnera à jamais, jusqu´à sa mort. Une mort belle, longuement mûrie et librement consentie.
    Puis, il y a la mer, omniprésente, témoin et actrice, mère, maîtresse et traîtresse, berceau et tombeau.
    Aussi serein que déstabilisant, ce roman livre un véritable art poétique de la Mort, où chaque perte est renaissance, initiation à la vie. Depuis toujours, j´entendais la mer est un apprivoisement du deuil, lumineux, envoûtant et libérateur.

  • Andrée Christensen nous invite à pénétrer dans son jardin, véritable atelier à ciel ouvert et source inépuisable de réflexions et de méditations sur le visible et l'invisible. Elle nous dévoile un monde de contrastes entre la terre qui se dépouille et l'extravagance du règne souterrain, alliant les forces intimes aux secrets touffus, parfois violents, de la nature.

    Ainsi je serai devenue jardin là où tout se tait pour mieux percevoir dans l'écho de la beauté l'inaudible du commencement Dans une éclosion d'images, où chaque vers est ciselé avec la précise géométrie d'un flocon, Andrée Christensen nous fait découvrir l'ADN végétal, minéral et animal de l'hiver.

  • Angéline, Lilith, Mélusine. Trois prénoms, un seul personnage énigmatique, assoiffé d´envol et de créativité, qui vit au coeur d´une forêt, en symbiose avec la nature. C´est en suivant une confrérie de corneilles en pleine tempête de neige que Beltran Aguilar, hybrideur de roses et ancien pianiste, rencontre la mystérieuse femme aux pas ailés, résurgence de la Mélusine mythique. Au fil de la fascinante révélation de leurs origines, s´amorce entre ces deux solitudes aimantées une relation aussi improbable qu´espérée.
    Artiste marginale, victime de préjugés, Mélusine est internée à la suite d´un délit étrange. Forte des pouvoirs de l´imaginaire, cette femme-oiseau, ivre de liberté, tentera de transformer les barreaux de sa cage en labyrinthe salvateur.
    Après Depuis toujours, j´entendais la mer, couronné par plusieurs prix littéraires, Andrée Christensen signe ici une oeuvre riche et puissante, soutenue par une écriture maîtrisée, qui exalte l´imagination, l´amour et la liberté.

  • Par une éclosion d'images audacieuses, la poète nous entraîne dans sa roseraie secrète où, sous le couvert de trente-trois masques, la rose revêt des visages surprenants, émouvants, contemplatifs. Ne sont-elles pas nos miroirs, ces fleurs qui, d'instinct, transfigurent la noirceur et s'élancent vers la lumière ? «j'ai des épines d'encre dit-elle et mon abîme nourricier est une roseraie de blessures de plantes-ruines aux yeux rougis aux fleurs sans masque ni défense» Des oeuvres de l'auteure accompagnent les poèmes.

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, trois familles d'origines et d'horizons différents s'exilent sur l'Isle aux abeilles noires, petite île perdue dans l'archipel des Hébrides, dont les falaises enveloppées de brouillard vibrent de la vie de millions d'abeilles et de centaines d'espèces d'oiseaux de mer. Ces lignées - française, danoise et grecque - y verront naître des enfants, porteurs d'une vision du monde hors du commun et dont les vies deviendront intimement liées.
    Parmi tous ces êtres à la créativité foisonnante et visionnaire, portés par leurs passions, un apiculteur, un souffleur de verre, une ondiste, une parfumeuse, une danseuse et un enfant magicien nous entraînent dans l'éblouissement de l'imagination, de l'amour, aux confins de la folie et de la mort.

    /> Un roman intemporel, à l'écriture fine et maîtrisée, qui laisse place à tous les sens et touche au paroxysme de l'émotion et de l'art. À travers des chapitres courts et denses, construits comme des alvéoles, Andrée Christensen explore les secrets de la ruche et les mystères de l'âme humaine.

  • Prends mes ailes et vole, dit la lumière à l'oiseau.

    Ne sais-tu pas que tes mains planent dans le noir ?
    demande l'oiseau au poète.

    Pour écrire, il suffit d'inventer la nuit
    et le rêve te portera.

    Ce recueil à l'intimité feutrée éveille en nous l'être rêveur, allume le désir et la joie d'imaginer. Il suffit simplement de s'envelopper de la confiance de l'enfant qui sait rêver depuis le ventre maternel et de suivre la créatrice dans sa suite d'images et de mots surgis du clair-obscur des rêves.
    Les collages réalisés à la main par Andrée Christensen entrent en dialogue murmuré avec ses poèmes méditatifs, suscitant des émotions à fleur de mémoire et des rapprochements de sens inattendus. Le lecteur qui consent à y projeter ses perceptions affectives et ses intuitions devient alors l'auteur de ses propres créations imaginaires.
    Chambres rêvantes est un livre qui brûle d'une flamme lente et solitaire dans le silence amniotique de la nuit de la création.

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