• Dans ma prochaine lettre, je te raconterai mon arrivée à New York. Je te raconterai Ellis Island, ce terrible endroit par lequel passent tous les migrants. Il faut que je te laisse. Il fait vraiment très froid à présent, la nuit tombe et je dois aller prendre mon service au Waldorf.
    Je t'embrasse, mon cher fils.

    Des montagnes pyrénéennes à New York, une histoire d'amour filial incroyablement émouvante portée par l'espoir des deuxièmes chances que la vie offre parfois.
    Finaliste du Prix des maisons de la presse 2020.

  • Gardienne et témoin de l´histoire familiale - une histoire de femmes, de soeurs, de mères -, Blanche va en retisser tous les fils pour tenter de réparer le lien brisé avec sa propre fille, Violette...
    Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Blanche n´aime pas ça : les coups de fil au petit matin n´annoncent jamais rien de bon. Cette fois, pourtant, c´est une bonne nouvelle : Violette a accouché dans la nuit d´un petit garçon. Blanche est bouleversée : elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire... Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, le trac au coeur, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette où, remontant le temps, elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu´elle peut lui dire d´elles. Mais Violette l´attend-elle encore au bout de ce chemin à la fois heureux et cabossé ?

    Portés par une écriture ultrasensible, où sous l´apparente douceur du cocon familial gronde la violence des sentiments, on est entraînés dans l´histoire de Blanche, celle de quatre générations de femmes, des années 1950 à nos jours. De la minuscule bicoque d´un petit village des Pyrénées aux ateliers de la maison Balaguère, haute couture, à Toulouse, Blanche recrée ce petit monde que les accidents de la vie, et certains choix, ont rendu presque exclusivement féminin. Il y a d´abord Anna, la grand-mère, qui a élevé ses trois petites-filles, Angèle, Justine et Babé, tôt privées de mère. Angèle, la mère de Blanche, la magnifique, brillante et si fragile Angèle, journaliste àLa Dépêche du Midi ; Justine l´indépendante, la féministe, la couturière aux doigts de fée qui, partie de rien, va créer sa propre maison et devenir la coqueluche des élégantes Toulousaines ; la douce et vaillante Babé, pilier de cette famille bien peu conventionnelle dans laquelle grandit Blanche. Sans père (il est mort avant sa naissance) mais avec trois mères, avant de devenir, à son tour, la mère sans homme de Violette...

    Chaleureux et coloré comme une promenade dans la Ville rose (ou comme une collection de Justine...), le roman de cette tribu de femmes émancipées avant l´heure explore avec autant de tendresse que d´acuité toute la complexité des liens maternels.

  • " Nul ne guérit de son enfance... " De mère en fille, de fille en soeurs, l'histoire doit-elle se répéter ? se demande Garance quand elle se découvre enceinte. Est-elle prête à " faire un bébé toute seule ", comme Blanche l'a fait avec Violette, sa demi-soeur, trente ans plus tôt ? En a-t-elle le droit, quand elle voit les conséquences de ce choix sur la vie de Violette ? En même temps, comment taire l'envie qui la pousse de voir son enfant grandir au sein de cette merveilleuse tribu, tendre et foutraque, où elle a été si spontanément adoptée ? Tandis que Violette affronte de son côté une crise de couple, et Blanche les démons de son passé, Garance va devoir se décider... Après le roman de Blanche, gardienne de l'histoire familiale, et celui de Violette, sa fille, Le Temps de Lilas clôt tout en douceur cette saga féminine en terre toulousaine. On y retrouve avec bonheur la famille Balaguère et sa tribu de femmes si attachante qui a su conquérir un large public. " La vie court sous la plume d'Anne Icart. Et c'est elle qui gagne. Une belle leçon d'optimisme et d'amour. "La Vie

  • Violette est de retour à Toulouse, bercail de la tribu Balaguère, avec son mari, leur petit garçon et toute leur joyeuse ménagerie. Là-bas, ils replongent dans l'univers d'enfance et d'adolescence de Violette. Un monde chamarré, chaleureux, plein de soleil, mais aussi de ces ombres silencieuses, secrets et non-dits " qui pourrissent tout " et qui l'ont fait fuir quelques années plus tôt.
    Elles ont un peu vieilli, mais ses tantes, ces merveilleuses mères de substitution, sont toujours là, Babé, le coeur du foyer, et son inépuisable tendresse, Justine, la magicienne aux doigts de fée, et son indéfectible énergie. Leur générosité, leur optimisme, leur amour de la vie, quels que soient les obstacles et les coups du sort.
    Et puis il y a Blanche, sa mère. Blanche et ses silences, Blanche et ses trous de mémoire, Blanche, de plus en plus cahin-caha... Justement, la raison officielle de ce retour est de se rapprocher d'elle. Mais Violette en a une autre, plus intime : retrouver son père, dont elle ne connaît même pas le nom... Sa mère acceptera-t-elle enfin de l'accompagner dans cette quête ?
    Dans la famille Balaguère, demandez Violette, la fille... À travers son histoire, qui explore tout en sensibilité les secrets, les douleurs et les joies emmêlés dans l'enfance, on retrouve avec bonheur la tribu de femmes de Ce que je peux te dire d'elles, qui a déjà conquis un large public.

  • Les lits en diagonale

    Anne Icart

    0300 Comme des instantanés ultrasensibles de leurs vies, les souvenirs affluent, mêlant passé et présent, parfois cruels et douloureux, le plus souvent tendres et joyeux, voire cocasses. Et avec eux des sentiments extrêmement forts, le désir sauvage de protéger, la honte, le remords, la rage impuissante, la culpabilité, la peur, la difficulté à construire sa vie à soi, à aimer d'autres hommes - mais surtout l'amour, cet amour plus fort que les autres. « Personne ne peut imaginer comme je suis nouée à toi ; même pas moi » : c'est ce qu'elle raconte ici, de leur enfance dans les années 1970 à aujourd'hui où « tout va bien », parce que le regret de ce qui aurait pu être a laissé la place à l'acceptation de ce qui est vraiment.  Portée par une écriture lumineuse, l'émotion vous prend dès les premières pages et vous mène d'une traite jusqu'à la dernière ligne de ce récit aussi fort que bref : c'est rare.
    0300Il a cinq ans de plus qu'elle, et il est son grand frère adoré. Anne a sept ans à peine quand sa mère lui dit que Philippe est malade, et qu'il ne guérira pas. Qu'il faudra toujours veiller sur lui. L'aimer plus fort que les autres. De ce jour, elle va grandir le coeur accroché à son frère, son « héros aux ailes brisées», handicapé mental. Comme des instantanés ultrasensibles de leurs vies, les souvenirs affluent, mêlant passé et présent, parfois cruels et douloureux, le plus souvent tendres et joyeux, voire cocasses. Et avec eux des sentiments extrêmement forts, le désir sauvage de protéger, la honte, le remords, la rage impuissante, la culpabilité, la peur, la difficulté à construire sa vie à soi ? mais surtout l'amour, cet amour plus fort que les autres. Portée par une écriture lumineuse, l´émotion vous prend dès les premières pages et vous mène d´une traite au bout de ce récit qui touche en plein coeur : c´est rare.

empty