• Cette étude révèle une préoccupation de l'instant présent, singulièrement
    centrale chez Albert Camus. Traversée par le motif du commencement, l'oeuvre décline une conscience de l'instant créateur. Certes, Camus est nostalgique des origines mais cela équivaut-il à une volonté de revenir au passé ? Et quelle forme inventer pour écrire le présent, fugitif par essence ?

  • - Pourquoi Annie P. a-t-elle téléphoné? - Parce qu'elle a pris de tes nouvelles. - Oui, je sais, je suis morte et ressuscitée. Voici donc le récit de la seconde vie d'Anne-Sophie. C'est aussi le récit d'un combat permanent qui ne s'achève jamais, mais qui a permis de mettre en lumière son talent pour la peinture. Il invite l'entourage d'une personne cérébro-lésé à lutter pour une meilleure vie de leur blessé, à accepter sa nouvelle personnalité, à la lui faire accepter en l'aidant à redécouvrir ce qui lui plaisait, ce qui l'animait avant l'accident tant sur le plan de la créativité que sur le plan sportif.

  • Le passé existe-til de manière autonome ? Que faire des traces qu'il laisse derrière lui ? L'unité du volume pourrait tenir à la déclinaison d'un rapport au passé selon trois modalités distinctes. Dans un premier temps, le passé apparaît comme revisité, voire manipulé au service d'un présent incertain. Une deuxième perspective s'organise en fonction d'une relation plus sereine avec le passé, qui s'apparente à une recherche de filiation. Enfin, ce dialogue peut être rompu, les restes du passé dépendant d'un regard réceptif pour exister.

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