• Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église, tu es Florence, je marche à l'ombre de tes cyprès. Raconter une histoire, mais débuter, terminer. Morceaux de vie, oeil éphémère sur deux existences ou peut-être un frère et une soeur qui vivent ensemble. Récit, non sur les relations sexuelles, mais sur le sexe, d'une manière brute en avoir ou pas. Obsession de la description quotidienne, lenteur des jours qui coulent, épaisseur de la trame qui se dénoue, langage en interrogation, à qui attribuer les pensées ou les bouts de phrases lancées, préméditées et au hasard, chacun étant le mur où rebondit la balle. Renvoi détourné, instauration d'un nouveau monologue et vivre en référence dans le regard de l'autre, dans les écrits ou les images des pères. Anne Théron

  • « Rachel regarde le garçon, longtemps, m'a-t-il paru. Et lui laisse un pourboire représentant deux fois la somme du café. Le garçon ne dit rien. Humble, il lui ouvre la porte. Il s'incline à son passage. La femme blonde n'a pas vu le salut. Elle hèle un taxi, mais sans mots. Elle demande s'il aime son cul. Comme il semble hésitant, elle affirme que les Noires ont les plus belles croupes. Elle ajoute qu'elle est satisfaite de ne pas avoir de poitrine, ainsi les clients peuvent se concentrer totalement sur la chute de ses reins... »

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