• Le 13 novembre 2010, Aung San Suu Kyi, héroïne de l'opposition à la junte, est libérée après des années de lutte et de captivité. Prix Nobel de la paix en 1991 et fi lle du général Aung San, père de l'indépendance, la Dame de Rangoun préside depuis 2016 aux destinées de la Birmanie et tente de rendre à son pays une place digne de son histoire millénaire.
    Au carrefour de l'Asie, abritant une diversité culturelle et linguistique unique, la Birmanie s'ouvre depuis peu au monde. Après des décennies d'isolement et d'ostracisme sous le joug d'une junte militaire brutale, un afflux massif de capitaux étrangers, une croissance économique soutenue et un développement touristique remarquable permettent au pays de s'imposer comme un acteur régional incontournable.
    En dépit de ces progrès, la Birmanie fait face à d'importants défis. Le processus de démocratisation initié en 2010 après la libération d'Aung San Suu Kyi demeure fragile et subordonné à une armée birmane toujours présente au coeur du pouvoir, tandis que les tensions ethniques et religieuses qui divisent le pays depuis son indépendance perdurent sans grand espoir de résolution prochaine, comme en témoigne le regain de violence visant la minorité musulmane rohingya depuis 2012.
    En retraçant pour la première fois l'histoire de la Birmanie de ses origines aux temps des premiers rois de Pagan jusqu'à nos jours, cet ouvrage nous offre une perspective idéale pour appréhender ce pays en pleine mutation et tenter de mieux le comprendre dans toute sa complexité et sa richesse.

  • Il est impossible de comprendre l'horreur de la tragédie de New York et de Washington, si on ne revient pas sur les courants d'idées et d'opinions qui animent la mouvance islamiste dans le monde, y compris celle de Ben Laden. Oussama Ben Laden n'a pas agi seul : il a, depuis 1980, mis sur pied des réseaux autonomes et des groupes divers, auxquels il a apporté un soutien logistique, humain et financier. Il s'est, notamment, inspiré du courant sans doute le plus radical parmi les Islamistes, celui des Wahhabites. Il est effrayant d'imaginer un seul instant les ravages d'un slogan du genre : « Là où les États-nations du Tiers Monde ont échoué dans leur lutte contre l'impérialisme américain, moi, Oussama Ben Laden, musulman, avec l'aide d'Allah, j'ai réussi à faire ployer cet impérialisme. » Les musulmans sont près de 4 millions en France, et au total entre 10 et 13 millions dans le reste de l'Europe. L'opinion publique tend, souvent, à amalgamer Islam, islamisme et terrorisme. Pour certains, l'intégrisme islamique sera « le plus grand problème que l'Europe devra affronter au cours des vingt prochaines années ». Qui sont les Islamistes les plus dangereux ? Ceux qui versent dans la violence, ou tous les autres, ceux qui pratiquent un double langage, rassurant policiers et magistrats, tout en prêchant la non-intégration, et manipulant les jeunes Beurs ? Ils disposent de réseaux et de moyens considérables. Par qui sont-ils financés, et comment ? Les nouveaux combattants de l'islamisme, les Moudjahidoun, ont fait de l'Europe à la fois un sanctuaire, et un lieu de passage. Une internationale islamiste n'est-elle pas en train de naître sous nos yeux, au coeur de l'Europe, et prête à frapper n'importe où dans le monde ? Dans Les réseaux d'Allah, Antoine Sfeir répond à toutes ces questions. Il identifie les différents courants, décrit leur essor, et dresse un état des lieux de l'implantation islamiste en France et en Europe.

  • A travers une série d'exemples précis, l'auteur montre que certains hommes d'affaires ou institutions arabes sont devenus propriétaires d'une partie importante du patrimoine français.

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