FeniXX réédition numérique (Éditions Buchet-Chastel)

  • L'histoire que raconte « Au bord du monde » se déroule dans une ville étrange minée par des taupes sournoises plus ou moins mythiques. Mais nous ne saurons jamais si les maisons s'écroulent réellement. Nous ne saurons jamais si ce que dit le narrateur est le rêve ou la réalité. Ce narrateur est un singulier personnage. Il n'a pas de nom. Il n'a pas d'âge. Il vit la réalité comme s'il rêvait. Ou peut-être rêve-t-il comme s'il vivait. En tout cas on ne le saura pas non plus. Il s'agit d'une épopée dérisoire et farfelue dans un monde qui paraît chavirer. Des aventures banales ou étranges, burlesques ou tragiques, se succèdent et se télescopent comme la réalité condensée sur l'écran d'un téléviseur, ou comme les rêves en miettes dans un kaléidoscope détraqué. Le tout dans le vacarme des sirènes et le bruit des bulldozers. Peut-être s'agit-il d'une descente cocasse aux enfers. Mais cette fois Béatrice joue à cache-cache...

  • « Banlieues lointaines » est le cinquième roman de Daniel Apruz. Et, sans doute, est-ce le roman le plus achevé mais aussi désespéré, sans cri, sans larme, d'une manière parodique et cocasse, avec cette désespérance paisible et souriante d'une errance qui tourne en rond. On trouve dans ce texte le pessimisme de l'immédiat qui déjà se remarquait dans les précédents romans de Daniel Apruz. Mais sans amertume, avec le sourire de celui qui fume sa pipe en attendant que ça se passe. Banlieues lointaines, dont le thème principal est peut-être la mort, peut se lire comme le roman d'un temps qui se termine dans un cul-de-sac. Dans cette rue Moche du roman où tout le monde se retrouve, et où chacun est la banlieue lointaine de l'autre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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