Le Livre de Poche

  • Edition enrichie (introduction, notes, chronologie et bibliographie)Toute la pensée platonicienne reposait sur une union parfaitement intime entre la vie intellectuelle, morale et politique : la philosophie, par la science, atteint la vertu et la capacité de gouverner la cité. Tout cela se dissocie chez Aristote : le bien moral ou bien pratique, c'est-à-dire celui que l'homme peut atteindre par ses actions, n'a rien à voir avec cette Idée du Bien que la dialectique mettait au sommet des êtres ; la morale n'est pas science exacte comme les mathématiques, mais un enseignement qui vise à rendre les hommes meilleurs, et non seulement à leur donner des opinions droites sur les choses à rechercher ou à fuir, mais à les leur faire effectivement rechercher ou fuir.
    Emile Brehier.Oeuvre de maturité, l'Ethique à Nicomaque est le grand texte de la morale aristotélicienne. A partir des notions de Vertu, de Courage, de Justice, de Plaisir, d'Amitié, etc., le philosophe définit l'architecture d'une sagesse à « hauteur d'homme » qui renoue avec l'esprit grec dont Platon s'était partiellement détaché. Le bonheur apparaît comme la « fin » véritable de l'existence, l'action étant alors le « moyen » propre à l'atteindre. C'est pourquoi on peut dire qu'avec Aristote la morale revient dans le monde et fixe les normes d'un savoir-vivre qui réunit le plaisir et l'ascèse.

    Révision de la traduction, commentaires et notes par Alfredo Gomez-Muller.  

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier, chronologie et bibliographie)Avec les sophistes, le Logos se trouve coupé de toute relation avec l´Etre transcendant, il devient simplement le discours manié efficacement par l´individu habile et fort pour rendre convaincantes les  opinions qu´il a intérêt à inculquer à ceux qu´il veut manipuler à sa guise. De là naît la rhétorique qui fait du verbe un instrument au  service de la passion de l´individu ; elle enseigne à manier le discours de façon efficace sans poser le problème de la sincérité ou de la valeur de ce qui est dit.Jean Brun.

    Probablement rédigée entre 329 et 323 av. J.-C., la Rhétorique fait partie des textes que l´enseignant Aristote destinait aux étudiants. Rompant avec les traditions de son temps, qui multipliaient les manuels de rhétorique où chacun était censé apprendre l´art de séduire les esprits, le philosophe entend montrer que la maîtrise des techniques du discours peut aussi devenir le moyen, non seulement de favoriser la justice ou de défendre la morale, mais encore d´aider au développement du savoir.
    La Rhétorique est l´un des écrits essentiels de la philosophie occidentale.

    Présentation de Michel Meyer.
    Commentaires de Benoît Timmermans.
    Révision de la traduction effectuée par Patricia Vanhemelryck. 

  • Ce traité composé par Aristote (384-322 av. J.-C.), intitulé Les Parties des animaux, représente dans l´histoire de la pensée le premier essai systématique d´une anatomie comparée, menée dans une perspective philosophique. S´appuyant sur des observations fines , établissant des analogies, Aristote s´efforce de fournir une explication raisonnée de l´organisation des animaux en rapportant leurs différences de structure à des différences de fonction. L´auteur développe ainsi une perspective finaliste qui a fait la force et la célébrité de sa biologie et, plus largement , de sa physique. Jalon philosophique et scientifique incontournable, le texte d´Aristote, proposé ici dans son intégralité, a fait l´objet d´une nouvelle traduction qui s´est attachée à restituer la richesse du grec sans sacrifier l´élégance de la langue.Collection Classiques de la philosophie dirigée par Jean-François Balaudé.Traduction nouvelle, notes et introduction par Frédéric Gain.

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