• " Écrits en grande partie sous forme de saynètes dialoguées, ces six romans décrivent mieux que n'importe quel traité de sociologie l'Amérique marginale des années 70 et 80, quand San Francisco était le laboratoire de toutes les expériences nouvelles. Amours, liberté, solitude, ambition professionnelle, fric, joints, homosexualité, et son affreux corollaire, le sida... tout est minutieusement décrit avec légèreté et brio. C'est criant de vérité et, surtout, ça nous ressemble. On rit, on pleure, on s'amuse, on jubile, on ne peut pas lâcher la tribu : au bout des cent premières pages, on est déjà complètement accro. "
    Michèle Fitoussi, Elle

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Bernard Cohen.Anna Madrigal, la légende du 28, Barbary Lane, sait qu'elle n'est pas éternelle.À 93 ans, pour « s'en aller comme une dame », elle part affronter son passé. La voici de retour dans le Nevada, là où elle fut Andy, adolescent amoureux du ténébreux Lazko... Entourée de tous ceux qu'elle aime (Brian, Shawna, Michael et quelques nouveaux venus), ses aventures vont la conduire jusqu'au Burning Man, un festival déjanté où tout peut arriver. Neuvième saison des Chroniques de San Francisco, Anna Madrigal lève enfin le voile sur ce personnage emblématique, en un formidable hymne à l'affirmation de soi et à l'amour sous toutes ses formes.

  • " Tôt ou tard, où que nous vivions, il nous faut partir en diaspora, nous aventurer loin de nos parents biologiques pour découvrir notre famille logique, celle qui pour nous fera véritablement sens. Il le faut, si nous ne voulons pas gâcher nos vies. "
    Cette famille dont Armistead Maupin s'est éloigné est une famille du Sud américain, volontiers conservatrice, parfois réactionnaire. Et la " famille logique " qu'il a longtemps cherchée, il l'a trouvée à San Francisco, au début des années 1970. Là-bas, la libération sexuelle et amoureuse se conjugue aux expérimentations narcotiques. Autant d'années folles qu'il a consignées dans ses Chroniques de San Francisco.
    Mais entre le moment où il a quitté sa Caroline du Nord natale et celui où il est " devenu ce qu'il est ", il lui aura fallu remettre en cause les idées qu'il avait reçues en héritage. Il aura dû se réinventer plusieurs fois.
    Cette autobiographie n'est pas que le récit d'une lente acceptation de soi. C'est aussi l'exploration d'un demi-siècle d'histoire américaine, de la guerre du Vietnam à l'émergence des mouvements gays et lesbiens. Avec l'humour et le talent qu'on lui connait, Armistead Maupin fait revivre une ville en ébullition, et entrouvre la porte du cabinet d'écriture où sont nés le 28 Barbary Lane et Anna Madrigal. C'est une vie bigger than life, et c'est tout un roman.

  • Après vingt ans d'exil à New York, Mary Ann Singleton revient sur les lieux de sa jeunesse à San Francisco. Trompée par son mari, atteinte d'un cancer, elle a décidé de se battre pour changer de vie. Elle est hébergée par son ami de toujours, Michael Tolliver, et retrouve la légendaire propriétaire du 28, Barbary Lane, Anna Madrigal. Cette dernière retourne dans le Nevada affronter son passé, ce qui la conduira jusqu'au festival Burning Man. Michael, lui, est contacté par sa mère biologique qui n'a jamais accepté son homosexualité. Malade, elle le réclame à ses côtés. Doit-il rester auprès d'Anna ou accompagner dans ses derniers instants cette mère qui l'a tant rejeté ?
    C'est avec un savoureux mélange de drôlerie, de légèreté et de gravité que se clôt cette extraordinaire aventure littéraire dans ce troisième et dernier tome des Chroniques de San Francisco qui regroupe Mary Ann en automne, Anna Madrigal et Michael Tolliver est vivant, précédemment parus aux Éditions de l'Olivier.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Michèle Albaret-Maatsch et Bernard Cohen.

  • " Au fil des années 80 et de six volumes, les Chroniques ont connu, aux États-Unis, un succès croissant, critique autant que public : bien au-delà de San Francisco et d'un lectorat gay, Maupin a peu à peu conquis une audience internationale qui, pas plus que ses personnages, ne se referme dans un quelconque ghetto. La qualité littéraire y est pour beaucoup : les saynètes qui constituent la trame du récit sont certes tissées de dialogues, mais la justesse parfaite du ton ne doit pas occulter l'écriture. Les Chroniques nous promènent dans toute la société, du vernissage au rodéo gay, de la débutante à la punkette, du prêtre au policier – jusqu'à la reine d'Angleterre. "
    Éric Fassin, Le Monde
    /> Traduit de l'américain par Pascal Loubet, Gwenaël Hubert et François Rosso.

  • San Francisco, fin des années 1970. Mary Ann Singleton débarque dans
    la baie après avoir coupé le cordon ombilical et quitté son Ohio
    natal. Elle trouve refuge dans une pension familiale au 28 Barbary
    Lane. La propriétaire, Madame Madrigal est, disons, pittoresque mais
    materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en
    ont tous bien besoin, car « s'il ne pleut jamais en Californie, les
    larmes en revanche peuvent y couler à flots ». Mary Ann va devoir
    s'adapter à cette nouvelle vie, Mona vient de perdre son emploi,
    Michael cherche l'homme de sa vie...

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