• C'est d'abord un brouillard, ses perceptions qui se troublent, le sentiment que son identité lui échappe. Puis la voix du Capitaine qui assiège sa conscience, assène des ordres, lui met des coups. Pourtant, en même temps qu'elle se fait battre, Arnhild Lauveng a bien conscience que la main qui la bat, c'est la sienne.
    Aujourd'hui guérie d'une schizophrénie pourtant réputée inguérissable, l'auteure partage son expérience. Dans un témoignage exceptionnel, elle raconte la perte du sentiment de soi, les hallucinations qui dévorent le quotidien, le repli et l'isolement, jusqu'à l'internement et la prise en charge médicale. Cette parole rare et sensible dit la souffrance mais aussi l'humanité qui persiste toujours, à chaque instant - la personne qu'il ne faut jamais cesser de voir à côté de la maladie.
    Traduit dans une dizaine de langues, ce récit sidérant est considéré comme un livre de référence sur la schizophrénie.
    Préface de Christophe André

    1 autre édition :

  • Les ombres s'épaississent, le trottoir est devenu trop haut, le Capitaine hurle de ne plus manger, de ne plus dormir et de s'infliger des coups... Il faudrait fuir, mais le couloir derrière la porte est jonché de crocodiles.Aujourd'hui guérie de cette schizophrénie réputée inguérissable, Arnhild Lauveng est devenue psychologue, comme elle en rêvait depuis toujours. Avec la plus grande sobriété, elle raconte les premiers signes de la maladie, la terreur, les parents et les amis qui s'affolent, l'hospitalisation et la lente rémission.Devenu un classique international, ce témoignage est à la fois sidérant et infiniment précieux. Il porte un formidable message d'espoir, et, comme le dit Christophe André, « traverser la nuit de la maladie aux côtés d'une personne qui s'en est sortie est exceptionnel ».Préface de Christophe André.Traduit du norvégien par Alex Fouillet.

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