• L'art d'avoir toujours raison Nouv.

    Vous avez tort mais refusez de l'admettre ? Avec humour et perspicacité, ce petit précis recense et analyse les stratagèmes et les ruses pour sortir vainqueur de tout débat, dispute ou joute verbale. Schopenhauer se livre à une savoureuse réflexion sur le langage et la dialectique, pour le plus grand plaisir des amoureux de la contradiction.
    Ces conseils, aussi précieux que sarcastiques, sont suivis de deux essais incisifs sur la pensée et la lecture : les livres nourrissent-ils notre réflexion, ou nous empêchent-ils de penser par nous-mêmes ?

  • Un recueil d'entretiens avec Arthur Schopenhauer qui se livre sans filtre et se révèle enjoué et volontiers sarcastique nous permettant ainsi de découvrir sa personnalité insolite et souvent cocasse.Comme l'écrit Didier Raymond, spécialiste du philosophe allemand, dans la préface de ces
    Entretiens, " Schopenhauer affirme à de nombreuses reprises, notamment dans ses aphorismes sur la sagesse dans la vie, que l'oeuvre est inséparable de son sujet ". Pour lui, comme pour Nietzsche, qu'il influencera, une oeuvre est toujours par nature biographique. C'est pourquoi ces entretiens sont si importants, ils permettent d'appréhender l'homme Schopenhauer dans sa réalité.
    Il est rare qu'un aussi grand penseur se prête à de tels dialogues. La forme de l'entretien est un genre auquel Schopenhauer s'est adonné volontiers au cours de l'année 1858, deux ans avant sa mort, avec des personnes de tous horizons (enseignant, journaliste, politique, disciple...), alors qu'il est célébré dans toute l'Europe. Ainsi accède-t-on à la véritable personnalité du philosophe, à certains aspects de son caractère, insolites et étranges parfois.
    Sa misogynie, son pessimisme, son mépris de la science et de l'histoire se donnent libre cours dans des conversations à bâtons rompus et sans filtre. Elles permettent de découvrir un Schopenhauer enjoué et volontiers sarcastique que le sombre auteur du
    Monde comme volonté et comme représentation ne laissait pas pressentir.

  • Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie.Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie.Évoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ".Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.

  • Selon une opinion répandue, l´art nous détournerait de la réalité. Les oeuvres d´art seraient autant d´échappatoires commodes, de modes d´évasion privilégiés d´un quotidien étouffant. Mais que le monde créé par l´artiste soit le produit de son imagination, cela suffit-il pour en conclure qu´il se réduit à l´expression d´un point de vue purement individuel, nécessairement subjectif, capricieux et fantasque ? Dans « Du génie », tiré du Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre, bien au contraire, que quand l´artiste accompli nous « prête ses yeux pour regarder le monde », il nous offre l´opportunité de le voir enfin tel qu´il est. Car, « dans le particulier voir toujours le général, voilà le trait caractéristique du génie ». Dès lors, si l´art nous détourne de la réalité, c´est seulement d´une réalité superficielle et étriquée, que faussent les exigences de nos besoins et notre recherche utilitaire. Le monde pourtant ne saurait s´y réduire. L´art du génie est ainsi le véritable parent de la philosophie : il ouvre à un dévoilement plus large et plus juste, de nous-mêmes comme de ce qui nous entoure.

  • L'art de l'insulte Après le succès de L'Art d'être heureux (« Points Essais », 2013), Franco Volpi propose cette fois une anthologie thématique de la pratique de l'insulte, dont Schopenhauer le misanthrope était fervent défenseur dans ses écrits, mais aussi pratiquant assidu : « Que de fois m'a étonné l'intelligence de mon chien, mais sa bêtise aussi ; il en a été de même avec le genre humain. » Il en résulte ce petit ouvrage, qu'on pourrait considérer comme « posthume », où l'on voit le pire de Schopenhauer - comme ses idées sur les femmes (« La femme, de par sa nature, est destinée à obéir ») - et plus d'une fois le meilleur, le Schopenhauer dérangeant, en pleine forme, cocasse, fin observateur des moeurs de son temps, sans oublier l'écrivain de talent. Arthur Schopenhauer (1788-1860) Connu surtout pour sa critique radicale de l'idéalisme allemand, sa réputation de penseur original tient à son principal ouvrage, Le Monde comme volonté et comme représentation, qui a influencé nombre d'écrivains et de philosophes des XIXe et XXe siècles. Textes réunis et présentés par Franco Volpi Traduit de l'allemand par Éliane Kaufholz-Messmer

  • Dans la « Métaphysique de l'amour sexuel », tirée du Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) considère l'amour comme une ruse suprême de la volonté de vivre (Wille zum leben), qui se sert de l'individu pour perpétuer l'espèce. Avec un malin plaisir, le philosophe détruit une à une les illusions de la passion amoureuse.Bien avant Freud, le misanthrope amateur de jolies femmes insiste sur la puissante force motrice de la sexualité.

  • Cet essai a été publié en 1851. Schopenhauer y justifie la domination des hommes par le sexisme le plus stéréotypé en vigueur à son époque.
    Une autre face du célèbre philosophe.

  • L'oeuvre de Schopenhauer reste en France encore largement méconnue. Disséminée en de multiples opuscules de philosophie digeste et d'aphorismes divertissants, elle a ainsi vu son unité malmenée au gré des publications tronquées. La parution d'une traduction inédite du Monde comme volonté et représentation dans cette même collection (Folio Essais) a déjà offert l'occasion de reporter l'attention sur l'entreprise proprement philosophique de Schopenhauer, sur l'intention fondatrice qui unit tous ces développements éparpillés au gré des découpages éditoriaux.
    Les Lettres qui vont de 1803 à quelques semaines avant sa mort en 1860 permettent de mettre en perspective les écrits de Schopenhauer, l'unité de son oeuvre forgée au cours des années, mais aussi les incompréhensions auxquelles il s'est heurté, les malentendus qu'il a dû dissiper. Au fil des ans s'observe la diversité des thèmes et des correspondants à proportion de la gloire et de l'influence ascendante du maître de Nietzsche, particulièrement sur ces disciples qu'il ne craint pas d'appeler ses "apôtres" et ses "évangélistes".

  • L'oeuvre de Schopenhauer reste en France encore largement méconnue. Disséminée en de multiples opuscules de philosophie digeste et d'aphorismes divertissants, elle a ainsi vu son unité malmenée au gré des publications tronquées. La parution d'une traduction inédite du Monde comme volonté et représentation dans cette même collection (Folio Essais) a déjà offert l'occasion de reporter l'attention sur l'entreprise proprement philosophique de Schopenhauer, sur l'intention fondatrice qui unit tous ces développements éparpillés au gré des découpages éditoriaux.
    Les Lettres qui vont de 1803 à quelques semaines avant sa mort en 1860 permettent de mettre en perspective les écrits de Schopenhauer, l'unité de son oeuvre forgée au cours des années, mais aussi les incompréhensions auxquelles il s'est heurté, les malentendus qu'il a dû dissiper. Au fil des ans s'observe la diversité des thèmes et des correspondants à proportion de la gloire et de l'influence ascendante du maître de Nietzsche, particulièrement sur ces disciples qu'il ne craint pas d'appeler ses "apôtres" et ses "évangélistes".

  • Ce qu'il y a de plus important, voire d'essentiel dans l'existence, ce dont tout le reste dépend, sa signification véritable, sa phase critique, sa pointe, se trouve dans la moralité du comportement humain. Mais pour ce qui est de son sens, des modalités, de la possibilité de la chose, voilà les philosophes plongés dans le désaccord total, placés devant un abîme de ténèbres. Il en résulte que s'il est facile de prêcher la morale, il est difficile de la fonder. Arthur Schopenhauer.
    Rédigé dans le cadre d'un concours organisé par la Société royale des sciences du Danemark, Le Fondement de la morale a été publié pour la première fois en 1841. Texte charnière, situé entre les deux grandes entreprises philosophiques de Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation (1819) et les Parerga et Paralipomena (1851), il devient ainsi, comme l'a noté son traducteur, l'introduction « la plus naturelle peut-être » à la philosophie schopenhauérienne. On y découvre, en effet, une critique radicale de la métaphysique kantienne, l'affirmation que la « volonté de vivre » l'emporte sur les impératifs nés de la Raison, et que la morale, loin de s'appuyer sur des impératifs abstraits comme la loi ou l'obligation, obéit d'abord à l'ordre des sentiments.

  • « La pensée de la cessation de notre existence [...] doit raisonnablement aussi peu nous attrister que la pensée que nous n'aurions jamais existé. [...] Il faut envisager la vie comme une sévère leçon qui nous est infligée. »Confronté au néant de la vie qui mène inéluctablement à la mort, Arthur Schopenhauer, dont la philosophie est en grande partie un effort pour sortir de l'idéalisme, s'interroge sur ce primat de la Volonté, ce régime d'instincts, de pulsions et de désirs aveugles, qui nous pousse, malgré tout, à vouloir vivre.

  • Traduction de l'allemand par Adolphe Bossert. Ce recueil est une sélection de lettres adressées par Arthur Schopenhauer à son principal disciple et légataire testamentaire, Julius Frauenstädt - il sera son premier éditeur (posthume). Bien qu´il doute constamment de ses capacités intellectuelles et surtout de son dévouement, le philosophe en fait l´« archi-évangéliste » de sa propre doctrine. Cette correspondance, qui s´étale sur douze ans (de 1847 à 1859), est le lieu des confidences les plus intimes et des coups de gueule les plus incongrus. Schopenhauer, qui orchestre savamment sa gloire naissante, y déverse tous azimuts sa bile accumulée et se réjouit comme un enfant des signes annonciateurs du triomphe de sa pensée - dont il n´a jamais réellement douté. D´une franchise rare, au point d´être souvent blessante pour leur destinataire, ces lettres sont d´un grand intérêt. Elles donnent à voir un homme fort peu bouddhiste, toujours à l´affût de la moindre allusion, même critique, à ses écrits et avouant sans vergogne son intérêt pour les phénomènes paranormaux. Notes et postface par Yannis Constantinidès.

  • Il n'y a qu'une erreur inne : c'est celle qui consiste croire que nous existons pour tre heureux. Schopenhauer Le monde est laid, cruel, impitoyable et, de surcrot, vil, mesquin, ridicule, grotesque, les hommes sont btes, veules, soumis, malfaisants, pleurnichards, laids, prtentieux, et tout cela est sans aucun doute intolrable, scandaleux, digne du plus profond mpris. Mais comme c'est intressant ! Jrme Ferrari

  • À l'instar de Platon, qui s'interrogeait sur la possibilité d'enseigner la vertu, Schopenhauer doute fortement que la philosophie, c'est-à-dire l'amour de la sagesse, puisse faire l'objet d'un enseignement scolaire, qui plus est rémunéré. Aussi accuse-t-il les professeurs de philosophie de son temps (en premier lieu Hegel, sa tête de turc préférée) d'être de nouveaux sophistes, voulant vivre de la philosophie plutôt que vivre philosophiquement.Le véritable philosophe ne saurait être un docile fonctionnaire d'État, mais un esprit libre et impertinent. Nietzsche se souviendra de cette leçon de son « éducateur » dans Par-delà le bien et le mal quand il opposera les philosophes de l'avenir aux simples « ouvriers

  • Extrait :
    "Lorsque, en 1818, parut mon grand ouvrage, il n'y avait pas longtemps que le magnétisme animal avait conquis pour la première fois son droit à l'existence..."

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