• La ballade du Calame

    Atiq Rahimi

    " L'exil ne s'écrit pas. Il se vit. Alors j'ai pris le calame, ce fin roseau taillé en pointe dont je me servais enfant, et je me suis mis à tracer des lettres calligraphiées, implorant les mots de ma langue maternelle. Pour les sublimer, les vénérer. Pour qu'ils reviennent en moi. Pour qu'ils décrivent mon exil. " Ainsi a pris forme cette ballade intime, métissage de mots, de signes, de corps. Celui qui se dit " né en Inde, incarné en Afghanistan et réincarné en France " invente une langue puissante, singulière et libre. Une méditation sur ce qui reste de nos vies quand on perd sa terre d'enfance.

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