• "Que reste t-il de morale et d'humanité quand on s'est affranchi de l'une et de l'autre ?" Bertrand Poirot Delpech Le Monde. "Le meilleur livre d'Auguste Le Breton" Le Canard Enchainé. "Une histoire vraie et tellement puissante, quelque part entre Monte-Cristo et Il était une fois en Amérique..." Olivier Marchal « Si un jour t'es pas capable de tout laisser à la seconde, de tout briser, femmes, enfants, foyer, amis, c'est que t'es devenu un bon à rien, une lope, un mec pas digne de vivre ! » Auguste le Breton nous fait découvrir la vie du gangster français Georges Hainaut plus connu sous le nom de « Jo la Terreur ». Des bas-fonds de Montmartre aux bordels d'Amérique du Nord, en passant par les tripots de Londres, c'est un demi-siècle d'aventures et une authentique histoire du milieu français de 1880 à 1945. Parmi les héros de ce roman vrai, Bonnot, Carbone et Spirito, Stavisky et Bonny et Lafont.Et surtout une foule de personnages du peuple de Paris : prostituées, souteneurs, affranchis, policiers et malfrats. Un monde où l'on tue pour un regard et où on pleure sur une chanson des faubourgs. La force d'Auguste le Breton, personnalité en marge du monde de la littérature policière, fut de ne rien inventer dans ses polars : il avait presque tout vécu.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Leurs destins les jettent vers les quais de Hambourg, les cercles de Macao, les boîtes de Harlem, la cité interdite de Hong Kong, le barrio chino de Barcelone, les mines d'émeraudes de Colombie, les bordels de Bangkok, le désert de Jordanie, les forêts de Tchécoslovaquie, les souks de Damas, la pampa d'Argentine, les ruines de Baalbek, les temples d'Angkor, les trésors aztèques, les favellas de Rio, l'ex-bagne de Cayenne, la mer Caraïbe, les bas-fonds canadiens, les docks de Londres... Là où rôde Auguste le Breton, voici les Bourlingueurs.

  • 1930. Dans le nord de Paris, les fortifications qui cernent encore la capitale servent de territoire aux rôdeurs, loubards de l'époque. Père mort à la terrible guerre de 14-18, chômage, misère, les exclus n'ont rien d'autre que la violence à opposer à une société bourgeoise qui les méprise et les craint, à une police qui les traque. Leur code de l'honneur est impitoyable, les clans s'affrontent en bagarres souvent mortelles. L'ennui, la faim qu'ils chassent en volant les nantis dans les luxueuses villas, ou leurs propres frères en jouant aux dés, servent de trame à une vie qu'ils savent à jamais négative. Même les plus forts ont leurs frayeurs. Léon de Saint-Ouen, le plus redouté des poisses, recule un soir devant un combat à la régulière, au couteau, et laisse toute la bande violer sa soeur. Il jure de se venger et flingue Jo Trompe-la-Mort, le nouveau chef de bande. Devant la police et malgré les sévices, les menaces, la loi du silence est respectée. Léon de Saint-Ouen, dominant sa peur, parviendra même à abattre d'un coup de "rapière" Face Plate l'amant de sa soeur et le cousin de Jo. Hélas pour lui il est trop tard pour retrouver l'estime et le pardon. Ce roman, où l'on retrouve toute la verve, la truculence d'Auguste le Breton, son expérience inégalée en ce domaine, est aussi un document autobiographique exceptionnel sur les bas-fonds de Paris, sur une époque et une société disparues, sur ses lois, sa langue, avec en toile de fond l'héritage de la Grande Guerre, la misère sociale, les inégalités. Une jungle dans la ville. Un monde inhumain où l'honneur, aussi pointilleux et généreux que celui, jadis, des Mousquetaires, est l'unique richesse de ces parias.

  • Le juif polonais Jança un bout de filin au naufragé en train de se débattre dans la mer déchaînée. L'homme s'y cramponna à deux mains avec toute la frénésie que donne l'envie de vivre. - Non ! Le juif polonais se retourna. Yvonne, sa femme, se dressait devant lui, l'oeil noir. - Et ceux de Varsovie, ils ont eu cette chance ? Ceux de Buchenwald, d'Auschwitz, est-ce qu'ils s'en sont sortis ? Dis, leur a-t-on donné une dernière chance ?

  • Grâce aux souvenirs inédits de Ginette Richer qui, pendant douze ans, est demeurée auprès de Piaf, Auguste le Breton a pu camper la Môme en véritable héroïne. Une vie pure et scandaleuse, un martyre et une rigolade : les virées, l'alcool, le travail, les liaisons, la drogue, la souffrance. Jouisseuse, jalouse de toutes les femmes, médisante avec génie, tyrannique, fantasque, elle avait des qualités aussi encombrantes que ses défauts : la gaieté et l'humour, la force de caractère, une générosité tous azimuts, la foi du charbonnier, l'intuition et la passion artisanales du métier. Ici revivent dans leur intimité des vedettes comme John Garfield, Charles Aznavour, Georges Moustaki, Jacques Pills, Pierre Brasseur, l'inoubliable Marcel Cerdan, Théo Sarapo et, en contrepoint, ceux qui ont marqué la vie privée de Ginou, tel Humphrey Bogart. Toutes ces rencontres sont révélées en des anecdotes bouleversantes par l'auteur du célèbre Rififi chez les hommes, des Hauts Murs, du Clan des Siciliens, des Pégriots...

  • Le contremaître avança d'un pas :  - Donne, amigo. Ce bloc d'or appartient à la mine, tu le sais bien ! La lame le cueillit à la face. Il s'agenouilla, le visage ensanglanté.  - Paolo ! Hombres... supplia-t-il. Bontemps lâcha son wagonnet.  - T'en mêle pas, Paolo ! lui cria Pepe le minero. C'est la fièvre de l'or. Bontemps fixait le métal jaune. Le rêve de tous les hommes était là, à portée de sa main. Il se secoua. Il lui fallait se terrer encore. À la mine d'El Papayo, il ne cherchait pas fortune. Il y traquait un homme. Un terroriste camouflé parmi les mineros.

  • Si la holdopeuse ne paniquait pas, son coeur cognait dur. Elle enfonça un peu plus le canon de son pistolet dans le bas-ventre du gardien de la "Banque des Banques". - Tu vas reculer jusqu'au mur ! ordonna-t-elle. Puis, tu appuieras sur le bouton d'ouverture, comme tu fais d'habitude. Le braquage le plus époustouflant de mémoire d'Anti-gangs venait de commencer. Avec ses hommes, Bontemps assistait impuissant à son déroulement. Il avait l'ordre, et cela venait de très haut : laisser faire. A vous dégoûter d'être flic.

  • - Le voilà ! siffla la Chienne Rouge à Yannick Carlec. Carlec récupéra son Herstal 14 coups glissé entre les sièges avant et se coula hors de la voiture. Les deux terroristes n'échangèrent plus une parole. La mise à mort de l'homme qui prétendait les arrêter commençait. Le garçon visa la poitrine, la Chienne Rouge passa le canon de son PM par la vitre baissée... L'homme s'appelait Paul Bontemps. le caïd des Anti-gangs.

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  • Se dissimulant dans la foule bigarrée, Paul Bontemps couvait du coin de l'oeil la jeune marchande. Elle seule avait osé défier la loi de la Cité Interdite pour aider le policier français. Soudain, un hurlement déchira l'air. Le caïd des Anti-gangs se rua. Trop tard, la Chinoise s'effondrait déjà, son corps fendu en deux. Du nombril jusqu'à la gorge... La Cité Interdite l'avait voulu ainsi.

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