• A la demande de l'association Reporters sans frontières, dix journalistes francophones ont choisi d'écrire le portrait de dix journalistes qui dans le monde combattent, avec des mots, au risque de leur vie, pour l'avènement d'une information libre.

  • Avec Le Pouvoir au féminin, paru en 2016, le public français a redécouvert la figure fascinante de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780), la souveraine la plus puissante de son temps. Son art de la diplomatie et sa finesse psychologique ont marqué les esprits, tout comme ses seize enfants et son affection jamais démentie pour son mari volage.
    Puisant dans des archives inédites, Elisabeth Badinter revient sur cette figure majeure par le biais de la maternité. Ce nouveau portrait révèle un aspect caché de sa personnalité: une mère complexe, fort soucieuse de ses enfants, capable de la plus grande tendresse, mais aussi parfois de dureté, voire d'injustice.
    Une femme souvent tiraillée entre les choix que lui dicte son coeur et ceux imposés par la raison d'État.

  • - 53%

    Idiss

    Robert Badinter

    • Fayard
    • 24 Octobre 2018

    J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss.
    Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des
    immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914.
    Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle jai
    souvent rêvé.
    Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage
    d'amour de son petit-fils.

    1 autre édition :

  • - 50%

    "Les Français connaissent mal celle qui fut la mère de Marie-Antoinette. Pourtant, Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) est l'une des grandes figures tutélaires de son pays. Je l'ai découverte par sa correspondance privée, dans laquelle elle se révèle guerrière, politique avisée, mère tendre et sévère.Mais cette mère-là n'est pas n'importe laquelle, c'est une femme au pouvoir absolu, hérité des Habsbourg, qui régna pendant quarante ans sur le plus grand empire d'Europe. Et, ce faisant, elle eut à gérer trois vies, parfois en opposition les unes avec les autres : épouse d'un mari adoré et volage, mère de seize enfants, souveraine d'un immense territoire. Cette gageure qu'aucun souverain masculin n'eut à connaître, j'ai voulu tenter de la comprendre : qui fut cette femme et comment elle put - ou non - concilier ses différents statuts. Prendre la mesure, en somme, de ses forces et faiblesses, de ses priorités et inévitables contradictions. Ce portrait, qui puise à des sources abondantes et souvent inédites, ne saurait être exhaustif : Marie-Thérèse garde bien des mystères. Cette femme incomparable en son temps, qui inaugure une nouvelle image de la souveraineté et de la maternité, ressemble, sous certains aspects, aux femmes du XXIe siècle."
    E. B.

  • L'abolition

    Robert Badinter

    • Fayard
    • 28 Août 2000

    Ce livre est le récit d'une longue lutte contre la peine de mort. Il commence au jour de l'exécution de Claude Buffet et de Roger Bontems, le 24 novembre 1972, et s'achève avec le vote de l'abolition, le 30 septembre 1981. Depuis lors, l'abolition s'est étendue à la majorité des États dans le monde. Elle est désormais la loi de l'Europe entière. Elle marque un progrès irréversible de l'humanité sur ses peurs, ses angoisses, sa violence. À considérer cependant les exécutions pratiquées aux États-Unis, en Chine, en Iran et dans de nombreux autres pays, le combat contre la peine de mort est loin d'être achevé. Puisse l'évocation de ce qui advint en France servir la grande cause de l'abolition universelle. R.B.

  • L'exécution

    Robert Badinter

    • Fayard
    • 25 Mars 1998

    J'avais écrit ce livre, où se mêlent récit d'un drame judiciaire et réflexions sur la justice et le métier d'avocat, après l'exécution de Claude Buffet et Roger Bontems, en novembre 1972, à Paris, dans la cour de la prison de la Santé. Tous deux avaient été condamnés à mort par la Cour d'assises de Troyes pour avoir pris en otage et égorgé, à la Centrale de Clairvaux, une infirmière et un gardien. Leur grâce avait été refusée par le Président Pompidou. Depuis lors, la guillotine a été reléguée dans les caves d'un musée, et la peine de mort a disparu de nos lois. Mais elle sévit encore dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis. Et la tentation d'y revenir n'a pas disparu de tous les esprits. Cette justice qui tuait, la voici à l'oeuvre dans ce livre. Il n'est pas inutile que de nouvelles générations, plus heureuses à cet égard que la nôtre, la connaissent. R.B.

    1 autre édition :

  • Rien, à dire vrai, ne me prédisposait à m'attacher à l'histoire de l'émancipation des Juifs sous la Révolution. Jusqu'au jour où, suivant pas à pas Condorcet, je rencontrai une délégation de Juifs, conduite par Maître Godard, venant demander en janvier 1790 à la Commune de Paris de soutenir leur cause auprès de l'Assemblée nationale. Il y avait donc eu sous la Révolution, au sujet de la citoyenneté des Juifs, discussion, résistance et bataille politique. Cet événement, si lourd de portée dans l'histoire des Juifs de France et d'Europe, a bien peu compté dans la Révolution. Pourtant, à l'analyser de près, il se révèle chargé de signification. Car l'émancipation, à la veille de 1789, si elle était presque acquise pour les Juifs du Sud-Ouest, n'était rien moins que certaine pour les autres. La raison politique commandait de différer leur émancipation, ou du moins de l'accomplir progressivement en fonction de leur assimilation. Mais cette démarche prudente était inconciliable avec les principes des droits de l'homme que les Constituants avaient proclamés. Refuser aux Juifs le droit d'être des citoyens comme les autres, aux mêmes conditions que les autres, c'était leur dénier la qualité d'hommes comme les autres, et renier la Révolution elle-même. Ainsi l'émancipation des Juifs apparaît en définitive comme une victoire de l'idéologie sur le pragmatisme, de la force des principes sur la force des choses. R.B.

  • Longtemps, la masculinité a semblé aller de soi. Chaque homme devait ressembler à l'idéal viril qui dominait toute la culture. L'identité sexuelle paraissait inscrite dans la nature. Ces trois dernières décennies, les femmes ont fait voler en éclats ces évidences. Les limites du masculin et du féminin sont devenues floues. Et chaque homme, désormais, de s'interroger sur son identité profonde. Elisabeth Badinter trace ici les contours, encore incertains, du nouvel homme que notre siècle est en train d'inventer.

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    Trente ans après L´Amour en plus, il se livre une véritable guerre idéologique souterraine, dont on ne mesure pas encore pleinement les conséquences pour les femmes. Le retour en force du naturalisme - qui remet à l´honneur le concept bien usé d´instinct maternel - constitue le pire danger pour leur émancipation et l´égalité des sexes.

    À force d´entendre répéter qu´une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l´obstacle. Certaines trouvent leur plein épanouissement dans la maternité, mais la majorité d´entre elles feront un jour le calcul des plaisirs et des peines : d´un côté, une expérience irremplaçable, l´amour donné et rendu et l´importance de la transmission ; de l´autre, les frustrations et le stress quotidien, les inévitables conflits et parfois le sentiment de l´échec.

    Si plus d´un quart des Allemandes restent sans enfant, cela signifie qu´elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu´on la leur impose. Pour l´heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Tiendront-elles tête aux injonctions des « maternalistes » soutenus par les plus respectables institutions ? Jusqu´à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ?

    E.B.

  • Fausse route

    Elisabeth Badinter

    « Les stéréotypes d'antan, pudiquement appelés " nos repères ", nous enfermaient mais nous rassuraient. Aujourd'hui, leur éclatement en trouble plus d'un. Bien des hommes y voient la raison de la chute de leur empire et le font payer aux femmes. Nombre d'entre elles sont tentées de répliquer par l'instauration d'un nouvel ordre moral qui suppose le rétablissement des frontières. C'est le piège où ne pas tomber sous peine d'y perdre notre liberté, de freiner la marche vers l'égalité et de renouer avec le séparatisme. Cette tentation est celle du discours dominant qui se fait entendre depuis dix ou quinze ans. Contrairement à ses espérances, il est peu probable qu'il fasse progresser la condition des femmes. Il est même à craindre que leurs relations avec les hommes se détériorent. C'est ce qu'on appelle faire fausse route. » Elisabeth Badinter Elisabeth Badinter est notamment l'auteur de L'Amour en plus, de L'un est l'autre et de XY, De l'identité masculine.

  • Ce livre est le récit de mon voyage au pays du pouvoir. Il commence au lendemain de l´abolition de la peine de mort en octobre 1981 et s´achève à mon départ de la Chancellerie, en février 1986. Il y est beaucoup question de justice, parfois de politique. Le temps écoulé rend singulières les passions que soulevait alors mon action. Le cardinal Lustiger m´avait prévenu au lendemain de l´abolition : « On ne touche pas à la mort impunément. » . Ces années de luttes, je les raconte telles que je les ai vécues. Le lecteur ne sera pas surpris d´y trouver, mêlée au récit des événements, l´expression de mes convictions sur ce que devrait être la justice dans la République. De tout ce que j´ai pu réaliser à cette époque, l´essentiel demeure : irréversibilité de l´abolition, suppression des juridictions d´exception, dépénalisation de l´homosexualité, progrès des droits des victimes, ouverture aux citoyens de la Cour européenne des droits de l´homme, amélioration du régime des prisons, et bien d´autres mesures encore. Je n´ai pas non plus dissimulé mes échecs, qu´il s´agisse de la surpopulation carcérale, de la pauvreté budgétaire, ou de convaincre l´opinion que la première mission de la justice est de faire respecter la loi et de garantir les libertés individuelles comme le prescrit la Constitution, et non d´être le pompier de la délinquance, comme on s´obstine à le faire croire. En achevant cet ouvrage, ma conclusion est simple : « Lecture faite, persiste et signe. » R.B.

  • L'infant de Parme

    Elisabeth Badinter

    • Fayard
    • 26 Mars 2008

    Au milieu du XVIIIe siècle, le petit infant de Parme, Ferdinand, est l´objet d´une expérience sans précédent. Désirant en faire un prince moderne, sa mère, Louise Elisabeth, fille de Louis XV, lui donne pour instituteurs l´élite des philosophes français. Convaincus que l´éducation fait l´homme, ils vont pouvoir expérimenter sur lui le bien- fondé de leurs théories. Alors que toute l´Europe des Lumières a les yeux tournés vers lui, l´enfant porte sur ses frêles épaules les espoirs de la nouvelle philosophie. Deviendra-t-il le prince éclairé que chacun espère ?

  • L'abolition de la peine de mort trouve son fondement dans les droits de l'homme, dont le premier est le droit à la vie. La Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948 proclame : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'abolition n'a cessé de progresser dans le monde. En septembre 1981, la France était le 35e État à abolir la peine de mort. Aujourd'hui, sur les 198 États membres des Nations unies, 129 sont abolitionnistes en droit et en fait. L'Europe tout entière, à l'exception de la Biélorussie, a banni la peine de mort. Les protocoles 6 et 13 à la Convention européenne des droits de l'homme interdisent le recours à cette peine inutile, inhumaine et dégradante. L'article 2 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne proclame : « Nul ne sera condamné à mort ni exécuté ». Instrument de portée universelle, le deuxième protocole facultatif de 1989 au Pacte international relatif aux droits civils et politiques oblige tout État partie à abolir la peine de mort. Tous les statuts des juridictions pénales internationales, notamment la Cour pénale internationale créée par le Traité de Rome de 1998 pour juger les responsables des crimes contre l'humanité excluent la peine de mort. En dépit de la survivance de la peine de mort dans certains États, notamment la Chine, l'Inde, les États-Unis, la marche vers l'abolition universelle s'avère irréversible. Aux nouvelles générations d'achever cette victoire de l'humanité.Robert Badinter, professeur émérite à l'Université de Paris I (Panthéon- Sorbonne), ancien ministre de la Justice, ancien président du Conseil constitutionnel, a fait voter l'abolition de la peine de mort en France le 30 septembre 1981.

  • - 50%

    L´amour maternel est-il un instinct qui procéderait d´une « nature féminine » ou bien relève-t-il largement d´un comportement social, variable selon les individus, les époques et les moeurs ? Tel est l´enjeu du débat qu´étudie ici Élisabeth Badinter, au fil d´une enquête historique très précise : à observer l´évolution du comportement maternel depuis quatre siècles, elle constate que l´intérêt et le dévouement pour l´enfant se manifestent - ou ne se manifestent pas. La tendresse existe - ou n´existe pas. Aussi choquant que cela puisse paraître, le sentiment maternel est un sentiment humain, incertain et fragile.

    Ce dévoilement d´une contingence de l´amour maternel suscita des réactions passionnées lors de la première publication du livre, en 1980 : les uns y virent une aberration, remettant scandaleusement en question le concept de nature ; les autres y trouvèrent une véritable libération, l´occasion d´une meilleure compréhension de la maternité et d´une reconnaissance de la multiplicité des expériences féminines.

    Trente ans après, L´Amour en plus est toujours un livre nécessaire et dérangeant, tant il est vrai que nous avons changé de vocabulaire, mais pas d´illusions.

  • Les savants et les philosophes qui constituaient auparavant la République des Lettres écrivaient principalement pour convaincre leurs pairs. Ils dépendaient du pouvoir et des grands. Avec l'émergence, au milieu du XVIIIe siècle, d'une opinion publique éclairée et de plus en plus puissante, le pouvoir change de camp. On voit naître chez les intellectuels trois "passions" successives qui ont fait l'objet de cette trilogie d'Elisabeth Badinter. Dans les deux premiers volumes, qui évoquaient respectivement "le désir de gloire" et "l'exigence de dignité", nous avons vu les intellectuels solliciter les applaudissements du public puis revendiquer à la fois leur indépendance à l'égard des grands et un statut d'autorité morale. Dans le dernier volume que nous publions ici, on observe la naissance de la troisième grande passion intellectuelle : "la volonté de pouvoir". Dans les années 1760, l'aura des philosophes est telle qu'ils sont de plus en plus courtisés par les rois et les princes étrangers. On recherche leur onction pour se faire une réputation de souverain éclairé. Ils se rêvent conseillers du prince, voire souhaitent entrer eux-mêmes en politique... Diderot, d'Alembert, Helvétius ou Voltaire vont mesurer, chacun à sa façon, les limites de leur pouvoir. Philosophe, observatrice de l'évolution des mentalités et des moeurs, Elisabeth Badinter clôt ici sa réflexion sur ces "passions intellectuelles" du siècle des Lumières qui sont encore les nôtres aujourd'hui.

  • Théâtre t.1 ; cellule 107 ; les briques rouges de Varsovie ; C.3.3. Nouv.

    J'ai toujours aimé le théâtre.
    Au lendemain de la guerre, j'ai découvert son pouvoir d'envoûtement du troisième balcon où se juchaient les étudiants.
    La jeunesse s'est enfuie, mais la passion est restée. Elle devait porter ses fruits. J'ai écrit en secret des pièces de théâtre. Nombre d'ébauches ont pris le chemin de la corbeille à papier, mais quelques-unes ont échappé à ces excès de dépit amoureux. Les voici réunies sous le titre optimiste de Théâtre I.
    Au lecteur d'être, par la grâce de l'imagination, le metteur en scène et l'acteur de ces pièces. Frappons les trois coups. Instant magique, le rideau se lève...R. B. 
    Né à Paris en 1928, Robert Badinter, avocat, fut ministre de la Justice (1981-1986), président du Conseil constitutionnel  (1986-1995) et sénateur (1996-2001).

  • Aujourd'hui, l'égalité réelle entre hommes et femmes met un terme au modèle millénaire de la complémentarité, complémentarité heureuse (l'homme avec la femme) ou conflictuelle (l'homme contre la femme). Un nouveau modèle s'élabore sous nos yeux : la ressemblance des sexes. Plus qu'une révolution des moeurs, Elisabeth Badinter y voit une véritable mutation et la mise en question de notre identité à laquelle beaucoup ne sont pas encore prêts.

  • "A ce moment de mon existence déjà longue, me retournant vers ce qui fut un combat passionné, je mesure le chemin parcouru vers l'abolition universelle. Mais, tant qu'on fusillera, qu'on empoisonnera, qu'on décapitera, qu'on lapidera, qu'on pendra, qu'on suppliciera dans ce monde il n'y aura pas de répit pour tous ceux qui croient que la vie est, pour l'humanité tout entière, la valeur suprême, et qu'il ne peut y avoir de justice qui tue.Le jour viendra où il n'y aura plus, sur la surface de cette terre, de condamné à mort au nom de la justice. Je ne verrai pas ce jour-là. Mais ma conviction est absolue : La peine de mort est vouée à disparaître de ce monde plus tôt que les sceptiques, les nostalgiques ou les amateurs de supplices le pensent." R. B.

  • Un siècle et demi après l'émancipation des Juifs par la Révolution française, le régime de Vichy promulguait une législation qui faisait d'eux des parias dans leur patrie. En présence de ce droit antisémite, il importe de savoir ce que fut l'attitude de l'administration, des juridictions et des milieux professionnels concernés. S'agissant du Barreau, ce livre, fruit de recherches dans les archives professionnelles et judiciaires, retrace comment, au-delà des réactions individuelles, l'émergence d'un antisémitisme érigé en règle ordinaire de la société française ne suscita ni refus de principe, ni rejet massif, ni protestation collective. Ce livre évoque aussi les souffrances morales de ces avocats qui furent exclus du Barreau, comme des confrères véreux, par une loi promulguée par un Maréchal de France, incarnation de la gloire nationale, simplement parce qu'ils étaient nés juifs. R.B.

  • Depuis quarante ans, la société française souffre d´une grave maladie : le chômage de masse.Ce mal a suscité une déferlante législative à tel point que le droit du travail apparaît aujourd´hui comme une forêt obscure où seuls les spécialistes peuvent trouver leur voie. Loin de favoriser l´emploi, le Code du travail suscite ainsi un rejet souvent injuste.
    Il faut réagir.
    Il n´est pas de domaine de l´Etat de droit qui ne repose sur des principes fondamentaux. C´est à mettre en lumière ces principes, disparus sous l´avalanche des textes, que cet ouvrage est consacré. Sur leur base, il appartiendra aux pouvoirs publics et aux partenaires sociaux de décliner les règles applicables aux relations de travail, selon les branches et les entreprises.
    Mais rien ne sera fait de durable et d´efficace sinon dans le respect de ces principes. Puisse l´accord se faire sur eux, dans l´intérêt de tous.
    Robert Badinter est professeur émérite de l´université Paris I Panthéon Sorbonne et ancien président du Conseil constitutionnel.
    Antoine Lyon-Caen est professeur émérite de l´université Paris Ouest Nanterre et directeur d´études à l´Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).
    Dessins © Plantu

  • Idiss Nouv.

    « J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss.
    Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition
    des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est
    simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle j'ai souvent
    rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage
    d'amour de son petit-fils. » Robert Badinter Richard Malka et Fred
    Bernard s'emparent de ce récit poignant et intime pour en livrer une
    interprétation lumineuse tout en pudeur et à l'émotion intacte.

  • "Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne."
    Victor Hugo
    "Aujourd'hui l'abolition de la peine de mort sonne comme une évidence en France, quand il suffit pourtant de traverser l'Atlantique pour constater qu'aux États-Unis, la plus grande démocratie du monde, le droit de condamner à mort reste considéré comme une prérogative légitime des états. Nous découvrons ici tout le cheminement qu'il a été nécessaire d'accomplir en France afin de parvenir à notre « évidence » actuelle. Septembre 1981, la Gauche pour la première fois au pouvoir depuis l'avènement de la Vème République, souhaite s'atteler immédiatement au projet de loi emblématique de la campagne présidentielle : l'abolition de la peine de mort. Les passions se rencontrent ici dans l'Hémicycle, où une page d'Histoire se tourne. L'éloquence et la conviction des grands orateurs du siècle prennent toute leur ampleur dans ce débat idéologique et humaniste de premier ordre. Les leaders indéfectibles du courant Abolitionniste tels que Robert Badinter offrent à l'auditeur le plaidoyer final et décisif qui donne enfin à la France un système judiciaire non meurtrier." Lola Caul-Futy Frémeaux
    Note explicative : L'intégralité des débats s'est déroulée sur deux jours, les 17 et 18 septembre 1981, cumulant un total de plus de vingt heures et près de cent intervenants ; le but de ce coffret est d'offrir une sélection représentative de la réalité des débats par la présentation d'extraits choisis, dans le respect de l équilibre entre partisans et détracteurs du projet de loi gouvernemental tel qu'établi au sein même des séances, mais aussi avec la déférence due aux symboles tels que l'allocution de Robert Badinter, qui sont ici restitués dans leur intégralité. La sélection entraîne cependant des choix d'autant plus difficiles que l'investissement intellectuel et émotionnel des intervenants a permis des échanges d'une qualité et d'une force de conviction exceptionnelle.
    Avec : Robert Badinter, Pascal Clément, Raymond Forni, Philippe Séguin, Philippe Marchand, Bernard Stasi, Colette Goeuriot, Roland Nungesser, Gisèle Halimi, Gaston Flosse, Pierre Bas)

  • Une comparaison des systèmes juridiques et constitutionnels norvégien et français en matière de protection des droits de l'homme.

  • De la naissance de la République à 1914, l'idéologie pénitentiaire demeure constante: la prison doit être un lieu de peine, mais aussi d'amendement; elle est faite pour transformer les délinquants autant que pour les punir. Pour les républicains, une discipline ferme mais humaine et les bienfaits de l'instruction peuvent toujours ramener le délinquant au droit chemin, c'est-à-dire à un comportement conforme aux valeurs de la République. Dès lors, son idéal lui commande, plus qu'à toute autre forme de gouvernement, de se pencher sur les prisons, de les transformer, de les humaniser enfin. Or la République ne le fait pas. C'est, dira-t-on, faute de moyens plus que de bonnes intentions. Mais, précisément, la question posée est bien celle-là: pourquoi la République s'est-elle refusée à prélever les ressources nécessaires pour changer la prison, en finir avec la misère, la promiscuité, la corruption de la vie carcérale, toujours dénoncées et toujours reconduites? Pourquoi accuser les tares d'un système pénitentiaire indigne des valeurs de la République _ et de son intérêt bien compris, puisqu'il nourrissait la récidive _ et cependant se garder d'y remédier? A travers le prisme de ses prisons et de sa politique répressive, c'est un visage secret de la République qui se révèle.

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