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  • Eugénie

    Antoine de Baecque

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    • 8 Janvier 2020

    « Eugénie a seize ans ; elle pourrait en avoir plus, en avoir moins, elle est restée la même depuis ses six ans, même taille, mêmes traits, même corps. Elle a juste forci. Ses jambes sont courtes et larges, ses mains nouées, son ventre proéminent, son crâne volumineux, sa peau rugueuse, épaisse et plissée, ses pommettes saillantes, ses yeux petits, enfoncés dans les orbites, ses narines échancrées, ses lèvres épaisses et pendantes, son cou doublé d'un goitre imposant. La crétine, dans son silence étouffé, git aux confins de la nature humaine. »
    Au matin du 22 juin 1835, une expédition part pour les Alpes du sud. Elle est financée par l'asile de la Salpêtrière dans le but de récupérer quelques crétines. Jean-Pierre Falret, l'aliéniste qui dirige le service des idiotes du grand hôpital parisien, tient à interner ces jeunes femmes arriérées physiquement et mentalement, typiques des massifs montagneux, dont la médecine et la presse de l'époque font grand cas. Peut-on guérir le crétinisme alpin ? Doit-on éduquer ces êtres difformes et limités ? Falret veut jauger ses méthodes révolutionnaires à l'aune de cette énigme.
    Le récit composé par Antoine de Baecque à partir de documents vrais, fiction dans l'histoire, s'attache à Eugénie, l'une des quatre crétines ramenées des Alpes pour vivre en cobayes au service des Petites Loges. À travers les regards portés sur elle, se révèle une personnalité rare, entre innocence et sauvagerie.

  • Les talons rouges

    Antoine de Baecque

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    • 23 Août 2017

    Juin 1789, l'Ancien Monde bascule. Les Villemort forment une longue lignée d'aristocrates, un clan soudé par l'idée ancestrale de leur sang pur, un sang dont précisément cette famille se délecte. Les Villemort, ces «  talons rouges  », sont aussi des vampires. Deux d'entre eux veulent renoncer au sang de la race pour se fondre dans la communauté des égaux. Ils sont les héros de ce roman oscillant entre le fantastique et le réel des journées révolutionnaires. Voici William, l'oncle revenu d'Amérique, qui a pris là-bas le goût de la liberté et épouse la cause des esclaves affranchis, s'entourant d'une garde couleur ébène. Voici Louis, le neveu exalté, beau, précipité dans l'action révolutionnaire, épris de Marie de Méricourt jusqu'à lui donner la vie éternelle. Comment échapper à la malédiction venue du fond des âges  ? 

  • Que sait-on d´Éric Rohmer, sinon qu´il incarne une manière très française et très raffi née de faire du cinéma ? De lui, on connaît quelques titres : Ma nuit chez Maud, L´Amour, l´après midi, Les Nuits de la pleine lune... On sait aussi combien le cinéaste aimait fi lmer de jeunes et jolies femmes, les « rohmériennes », d´Arielle Dombasle à Rosette, de Pascale Ogier à Marie Rivière... On se souvient encore qu´il lança plusieurs acteurs, qui devaient faire leur chemin sans lui : Jean-Claude Brialy, Fabrice Luchini ou Pascal Greggory.Mais sait-on par exemple que l´ensemble de ses vingt-cinq longs métrages ont attiré en France plus de huit millions de spectateurs, et quelques millions d´autres autour du monde ? Sait-on qu´un autre homme, Maurice Schérer, se cachait derrière le pseudonyme d´Éric Rohmer, tant il aimait s´inventer des doubles et masquer son visage derrière ses films ?Voici la première biographie d´Éric Rohmer : puritain et esthète, catholique pratiquant et amoureux de la beauté sous toutes ses formes, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma et homme de télévision, citoyen désengagé, nostalgique de l´Ancien Régime - qui aura fi ni par voter écologiste. Un homme riche de ses contradictions, et de l´extraordinaire diversité de ses curiosités artistiques.Nourri d´archives inédites, ce livre dessine le portrait d´un grand metteur en scène qui fut également écrivain, dessinateur, compositeur, producteur et parfois même acteur ! Un véritable homme-orchestre, pour qui le cinéma fut la somme de tous les arts.

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