Tallandier

  • Dans la presse, en octobre 1789, on peut lire : « Jean Jacob, le bon vieillard, s'est présenté ; les membres de l'Assemblée nationale se sont levés et cet homme extraordinaire (proche de 120 ans), qu'on peut appeler le doyen des hommes, qui a vu trois règnes si différents - ceux de Louis XIV, de Louis XV et de Louis XVI -, est venu s'asseoir au milieu des législateurs. »

    Cet étonnant destin exigeait une enquête historique. Retrouver les empreintes laissées par l'existence de Jean Jacob. Retracer sa vie d'infortune et de providence par les monts et les vallées du Jura. Comprendre comment s'est fabriquée sa célébrité et pourquoi il s'est soudain trouvé à Paris. Éclairer la portée symbolique d'une telle cérémonie du grand âge en politique.

    Mais ce « supercentenaire » n'échappe pas à ces interrogations : Jean Jacob a-t-il vraiment vécu 120 ans ? Est-il un vénérable phénomène ou un imposteur ? L'enquête ici déployée au plus près des archives y répond. Car si l'on connaît l'usage politique que fit la Révolution de Jean Jacob, « doyen du genre humain », les faits n'en possèdent pas moins une implacable vérité.

  • La prise de la Bastille, la tentative de fuite de Louis XVI, sa déchéance, l'avènement de la République, la Terreur... Tout cela est bien su. Pourtant, que connaissons-nous de l'histoire du roi cochon et de celle du géant Iscariotte ? Des culottes de peaux humaines qu'aurait portées Robespierre et du sort réservé aux vainqueurs de la Bastille ? Du rire des députés à l'Assemblée et de l'histoire du tutoiement ? Du langage du père Duchesne et du célèbre « Ça ira ! » ? Enfin des mots inventés par ces hommes qui ne rêvèrent que de régénération et de renouveau ?
    Joyeux, moqueur parfois, mais toujours rigoureux dans ses propos, Antoine de Baecque nous offre, comme sur une scène de théâtre, une farandole de mots et d'expressions, de représentations de l'événement, regard neuf et souvent bien éloigné des poncifs.

empty