• Illustrant et animant des textes universitaires, nombreux et d'opinions variées, un choix de documents, de la Déclaration des droits de l'homme aux comptes rendus des premières élections libres du printemps 1990 en Europe orientale, vient ponctuer ces 200 années d'histoire de la délicate et résistible progression de la démocratie en Europe.

  • Du printemps 1789 à l'été 1792, plus de six cents caricatures illustrent sur le vif les techniques encore incertaines du commerce du rire politique et tissent le libre discours de la Révolution sur elle-même.

  • Antoine de Baecque raconte ici un moment historique de notre culture, celui où bien manger est devenu un trait spécifique de l'identité des Français. La gastronomie française est née à Paris à la fin du XVIIIe siècle. En quelques décennies, elle a conquis le monde. Avec l'invention du restaurant en 1765, puis son essor au XIXe siècle, une partie de l'identité française tient désormais à la nourriture. Chacun sait, sur la planète, que le Français aime manger, qu'il mange bien et qu'il adore en parler. Et chacun sait que c'est à Paris que cela se passe. En 9 chapitres fluides et vivants, Antoine de Baecque nous fait rencontrer Mathurin Roze de Chantoiseau, le premier restaurateur ; La Reynière, le premier grand critique gastronomique ; Antoine Carême, le premier cuisinier vedette ; Brillat-Savarin, le premier grand intellectuel de la table ; ou encore Escoffier, le premier chef moderne de la cuisine française ; et nos apprend une foule de choses, par exemple sur la première bière pression (vendue chez Bofinger en 1870), sur l'association d'Escoffier et de César Ritz qui va révolutionner la cuisine et l'hôtellerie, sur les premiers "gourmets", ou encore sur le "procès de la sauce poulette", qui permit aux restaurateurs de gagner contre les traiteurs et les aubergistes la bataille de Paris.

  • En partenariat avec France Culture, la première histoire de la marche, par un auteur -historien et journaliste- dont la surface médiatique n'est plus à prouver. Des pèlerinages aux randonnées, des drailles transhumantes aux manifestations politiques, il n'y aura guère eu d'interruption dans la pratique de la marche. La circulation pédestre fait l'homme. Elle est une activité constitutive de l'être humain. Pour en faire l'histoire, Antoine de Baecque part à la rencontre de toutes les formes de marches, et des hommes qui les pratiquent : les peuples et les métiers dont l'identité même semble nomade et pédestre, des Lapons aux Sioux, des colporteurs aux bergers ; les pèlerins, selon toutes les traditions, ceux qui remontent aux sources du Gange ou empruntent le Tôkaidô, comme les marcheurs de Compostelle et de La Mecque. Et si la marche a quasiment perdu ses professionnels, elle a inventé ses praticiens du week-end, ses usagers du temps libre, les randonneurs. Mais l'on chemine aussi en ville, depuis l'apparition des promenades urbaines du XVIIe jusqu'aux " manifs " les plus récentes. Qu'elle permette de mieux vivre, de survivre ou qu'elle soit le support incarné de revendications, la marche a une histoire. Antoine de Baecque, nourri aux sources les plus diverses, déploie ses talents d'historien et de conteur pour offrir un livre profondément original et vivant.

  • Dans la presse, en octobre 1789, on peut lire : « Jean Jacob, le bon vieillard, s'est présenté ; les membres de l'Assemblée nationale se sont levés et cet homme extraordinaire (proche de 120 ans), qu'on peut appeler le doyen des hommes, qui a vu trois règnes si différents - ceux de Louis XIV, de Louis XV et de Louis XVI -, est venu s'asseoir au milieu des législateurs. »

    Cet étonnant destin exigeait une enquête historique. Retrouver les empreintes laissées par l'existence de Jean Jacob. Retracer sa vie d'infortune et de providence par les monts et les vallées du Jura. Comprendre comment s'est fabriquée sa célébrité et pourquoi il s'est soudain trouvé à Paris. Éclairer la portée symbolique d'une telle cérémonie du grand âge en politique.

    Mais ce « supercentenaire » n'échappe pas à ces interrogations : Jean Jacob a-t-il vraiment vécu 120 ans ? Est-il un vénérable phénomène ou un imposteur ? L'enquête ici déployée au plus près des archives y répond. Car si l'on connaît l'usage politique que fit la Révolution de Jean Jacob, « doyen du genre humain », les faits n'en possèdent pas moins une implacable vérité.

  • La Chine, la Corée et le Japon, trois pays voisins d'Asie orientale, se sont développés depuis des siècles dans des cultures similaires, partageant des spiritualités communes tout en conservant chacun des caractéristiques uniques. Se basant sur une perspective historique, cet ouvrage se concentre sur l'épistémologie de chaque époque, la nature des espaces urbains et leurs changements. Il met en exergue la création des différents modèles chinois prémodernes, leur influence sur la construction des différentes capitales d'Asie du Nord-Est et enfin explique comment ces dernières ont été affectées par les modèles français modernes. In fine, ce livre permettra au lecteur de comprendre les divers écosystèmes de l'Asie orientale.

  • LEE Kang-Baek est l'un des dramaturges coréens les plus célèbres de son pays. Les cinq pièces réunies ici en deux tomes font partie des premières que LEE Kang-Baek a écrites dans les années soixante-dix. Les thèmes chers à l'auteur y apparaissent déjà : un intérêt tout particulier pour la situation politique et sociale ainsi que la recherche de la vérité derrière l'apparence. Ayant vécu sous un régime autoritaire - rappelons que la censure a existé jusqu'au début des années 90 _ il a choisi dès le début le genre allégorique, le plus apte selon lui, à exprimer la dure réalité.

  • LEE Kang - Baek est l'un des dramaturges coréens les plus célèbres de son pays. Les cinq pièces réunies ici en deux tomes font partie des premières que LEE Kang - Baek a écrites dans les années soixante - dix. Les thèmes chers à l'auteur y apparaissent déjà : un intérêt tout particulier pour la situation politique et sociale ainsi que la recherche de la vérité derrière l'apparence. Ayant vécu sous un régime autoritaire _ rappelons que la censure a existé jusqu'au début des années 90 - il a choisi dès le début le genre allégorique, le plus apte, selon lui, à exprimer la dure réalité;

  • Meilleure performance française au lancer du marteau en 1991, Catherine Moyon de Baecque est sexuellement agressée par ses collègues masculins de l'équipe de France lors d'un stage organisé par la Fédération d'athlétisme. Des faits de cette nature ne sont pas nouveaux dans cet univers calfeutré mais, pour la première fois, la loi du silence ne s'impose pas, la jeune femme porte plainte. Dans ce livre, elle raconte son calvaire : les outrages subis, et, peut-être pire encore, la volonté de faire passer avant tout l'intérêt des institutions. Au lieu de tout mettre en oeuvre pour aider la victime, on tente de la faire taire. Tandis que le pouvoir sportif laisse les agresseurs se pavaner aux Jeux olympiques, leur souffre-douleur est privé des installations de l'Institut national des sports. L'autorité de tutelle, bien qu'exercée par des femmes, ne cherche qu'à étouffer le dossier. La socialiste Frédérique Bredin comme la RPR Michèle Alliot-Marie privilégient la « raison d'État » au détriment de la justice et du droit individuel. Rédigé sur le ton syncopé d'une femme encore sous le choc, ce témoignage met en lumière les coulisses, souvent hypocrites, du sport de haut niveau.

  • La prise de la Bastille, la tentative de fuite de Louis XVI, sa déchéance, l'avènement de la République, la Terreur... Tout cela est bien su. Pourtant, que connaissons-nous de l'histoire du roi cochon et de celle du géant Iscariotte ? Des culottes de peaux humaines qu'aurait portées Robespierre et du sort réservé aux vainqueurs de la Bastille ? Du rire des députés à l'Assemblée et de l'histoire du tutoiement ? Du langage du père Duchesne et du célèbre « Ça ira ! » ? Enfin des mots inventés par ces hommes qui ne rêvèrent que de régénération et de renouveau ?
    Joyeux, moqueur parfois, mais toujours rigoureux dans ses propos, Antoine de Baecque nous offre, comme sur une scène de théâtre, une farandole de mots et d'expressions, de représentations de l'événement, regard neuf et souvent bien éloigné des poncifs.

  • La douleur individuelle se formule mal comme en témoigne Alphonse Daudet dans La Doulou ou Joë Bousquet dans Le Bréviaire bleu. A l'inverse, lorsqu'elle devient un phénomène collectif, les écrits fleurissent. Des dizaines de traités ont été consacrés à la souffrance depuis l'antiquité par Epicure ou Cicéron, Rilke, Eluard, Pavese, Duras, Bourdieu ou Pontalis.
    Comment une époque appréhende, comprend et respecte la douleur ? C'est à cette question que l'historien répond dans cet essai écrit d'une plume alerte et très sérieusement documenté.
    Passant en revue les différents " usages " de la douleur (mystique, judicaire, pénitentiel, médical, sentimental, sexuel et créateur) Antoine de Baecque nous propose une dizaine d'études historiques précises portant sur la sanctification de Catherine de Sienne, le supplice du régicide Robert-François Damien, l'extase selon Leopold von Sader Masoch, ou l'invention de l'anesthésie.
    Passionnant, sourcé, ce livre est d'autant plus utile que la révision de la loi Léonetti relance la question de la gestion de la douleur.

  • Comment tirer profit des embouteillages forcés à Paris ? L'auteur propose une visite guidée des axes les plus embouteillés. Les chapitres sont ponctués d'encadrés utiles : si vous vous mettiez au vélo ? 10 excuses pour arriver en retard, comment ne pas perdre son temps dans sa voiture...

  • Au premier degré, cette pièce raconte l'histoire de deux couples. Le président de la République et le premier ministre, qui se surnomment entre eux Freddy et Teddy, et deux soldats du contingent, Géo et Banco. Puis on assiste à un simulacre de manoeuvres militaires et à des émeutes spontanées qui se transforment en lames de fond pour le pouvoir. Au-delà de l'anecdote, on peut voir dans cette fable une métaphore ironique des événements de mai 1968. Un légende dit qu'avant son déplacement à Baden Baden, le 29 mai, De Gaulle aurait terminé sa conversation téléphonique avec Pompidou par " je vous embrasse ".

  • Les Godillots

    Antoine De Baecque

    • Anamosa
    • 30 Mars 2017

    Par un grand conteur, historien et marcheur, la micro-histoire d'un objet, prise comme un révélateur d'époques, de destins et de cultures, mêlant histoire des techniques, histoire politique et histoire culturelle. On y croisera des soldats et des paysans, des randonneurs, des artistes, des comiques troupiers, des hommes politiques et... des chaussures ! Marcheur au long cours, Antoine de Baecque propose, avec le talent de narrateur et le sens de l'enquête historique qu'on lui connaît, de se pencher sur un objet a priori dérisoire : les godillots, ces chaussures solides initialement conçues pour l'armée. Ce mot que tout le monde croit connaître, au point que, comme la " poubelle ", il ait largement échappé à son concepteur du milieu du XIXe siècle, l'entrepreneur Alexis Godillot, est devenu un mot commun. Il reste pourtant singulièrement polysémique. Ses circulations et ses acceptions multiples ouvrent, sur un siècle et demi, à l'étude de milieux, de contextes, d'usages, de discours, extrêmement divers et révélateurs. Plusieurs traditions techniques, esthétiques, politiques, culturelles, s'y croisent et s'y combattent. Le godillot cristallise ainsi des représentations aussi diverses que polémiques et stimulantes. Cette micro-histoire d'un objet est un révélateur d'époques, de destins, de cultures, et permet de mettre à nu une forme de politisation qui fait du godillot un symbole méconnu de la sensibilité politique française. On y croisera des soldats et des paysans, des randonneurs, des artistes, des comiques troupiers, des hommes politiques et... des chaussures !

  • On ne peut plus parler ni du cinéma, ni du spectateur comme on le faisait il y a 10 ou 20 ans. L'évolution des technologies, en affectant ceux qui les utilisent, reconfigure sans cesse notre rapport au monde. Comment cette mutation du regard du spectateur s'opère aujourd'hui et quel avenir nous permet-elle d'entrevoir? Cette édition de 24 Images est presque entièrement consacrée à cette question, réunissant des textes qui explorent une grande diversité de voies. Une entrevue avec la philosophe française Marie-Josée Mondzain, spécialiste de l'art et des images, nourrit ces réflexions. Hors dossier, le Dictionnaire des films québécois de Marcel Jean, un essai sur Timbuktu d'Abderrahmane Sissako et un DVD compilation de sept courts métrages québécois de La distributrice de films.

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