Psychologie / Psychanalyse

  • « On m´a reproché parfois d´avoir choisi le terme de « violence » qui apparaît à certains comme ne présentant pas une garantie d´assez grande neutralité énergétique. (...) On aurait préféré, semble-t-il, me voir utiliser une expression se limitant à traduire plus clairement l´idée d´une énergie de base encore indifférenciée. Je comprends ce souci, mais je crois nécessaire de bien marquer les exigences dominatrices de la force que j´entends ainsi évoquer et je développerai ma façon de comprendre les différences radicales existant entre la violence fondamentale et l´agressivité. (...) Je qualifie la violence dont je parle de « fondamentale » car je pense qu´elle touche aux fondations (au sens architectural et étymologique : fundamentum) de toute structure de la personnalité, quelle que puisse être cette structure. (...) La violence dont il est question ici correspond étymologiquement (c´est-à-dire dans la langue fondamentale de l´inconscient collectif de notre culture) à une force vitale présente dès l´origine de la vie et dont je tenterai dans ce livre de suivre les vicissitudes. »

  • Comment dépasser les pertes, les renoncements et les deuils qui rendent plus vulnérables, comment continuer de grandir au-delà de l'âge ? Ce livre stimulant nous donne envie de vieillir. Il dégage un message spirituel fort qui correspond à une demande actuelle dans un monde en crise d'identité, en mal de repères et en risque de déshumanisation. Les auteurs dont les travaux novateurs représentent une avancée notoire dans leurs différentes disciplines proposent de regarder autrement la question du vieillissement. Il s'agit de considérer une personne dans sa trajectoire de vie, une personne qui, après 70 ans, a tous les âges à la fois, mais ne perd pas pour autant son statut d'adulte. Loin de la piste marketing du « vieillir jeune », ils proposent des pistes pour vieillir vieux et fiers de l'être, pour avancer en âge dans une mobilité narcissique qui permette de poursuivre une évolution spirituelle, bref pour vieillir en « accord-d'âge ». Un véritable art de vivre se dégage de leurs contributions.

  • La crise du " milieu de vie " est traversée chez les femmes par un événement majeur, la ménopause, vécue par beaucoup comme une réalité honteuse. Plus encore, constate Catherine Bergeret-Amselek, elle fait l'objet d'un véritable déni, en particulier de la part des psychanalystes. D'où l'ambition de l'auteur de lever un tabou solidement ancré et d'appréhender cette réalité dans sa dimension existentielle. Quelle est la nature de cette crise existentielle parfois violente, susceptible de déstabiliser une femme à la cinquantaine ? En quoi consiste le travail de renoncement nécessaire pour parvenir à une maturité nouvelle pleine de promesses ?

  • Cet ouvrage traverse tout le parcours de recherche de l'auteur pendant plus de cinquante ans. Il propose une véritable introduction méthodologique à la pratique clinique en psychanalyse.
    Jean Bergeret est psychiatre, psychanalyste, professeur émérite de psychologie à l'université Louis Lumière Lyon 2.

  • Catherine Bergeret-Amselek explore depuis plusieurs années les crises maturatives que nous traversons, en vacillant parfois fortement, à chaque entrée dans un nouvel âge de la vie. La vie à l'épreuve du temps propose un regard nouveau sur le grand âge qui tient compte des âges précédents. Et si, contrairement aux idées reçues, un travail analytique pouvait être fructueux après 70 ans ? Qu'en est-il de la sexualité, de la créativité dans la deuxième partie de la vie ? À condition d'assumer les pertes, les renoncements et les deuils en cours, sénescence peut être une étape fondamentale pour se réaliser pleinement. L'auteur nous fait entrer dans les coulisses de la scène analytique, dévoilant sa pratique atypique avec les personnes âgées, mais aussi ses doutes et ses questionnements. On s'aperçoit qu'au crépuscule, la lumière peut être aussi vive qu'à l'aube pour éclairer le temps qui reste. Catherine Bergeret-Amselek est psychana­lyste, membre de la Société de psychanalyse freudienne où elle anime un séminaire sur les âges de la vie. Elle a publié notamment Le mystère des mères et La Femme en crise, aux éditions Desclée de Brouwer.

  • Poursuivant ses recherches sur la théorie et la clinique du narcissisme, recherches développées dans le même axe que les travaux de H. Kohut et O. Kernberg aux Etats-Unis et de B. Grunberger en France, Jean Bergeret a été un des premiers analystes à tenter de réaliser une synthèse des conséquences méthapsychologiques et psychogénétiques de la découverte par Freud, en 1914, d'une étape de l'évolution du fonctionnement affectif ayant dépassé l'auto-érotisme sans avoir atteint encore un développement imaginaire place sous le primat de l'hétérosexuel et du triangulaire, donc de l'oedipien.
    La clinique de la dépression, la théorie des Etats-Limites, la mise au clair des propositions de Freud, portant sur l'existence d'un instinct violent primitif (et non sadique ni agressif) commun à l'homme et aux animaux, la nature spécifique de l'imaginaire primaire, la rigueur indispensable dans l'emploi du terme de « névrose » sont les thèmes que développe Jean Bergeret dans un ouvrage qui reprend et réactualise l'essentiel de ses travaux antérieurs en débouchant sur un certain nombre d'interrogations difficilement contournables pour un psychanalyste attaché à sa problématique propre ainsi qu'à sa méthodologie particulière.

  • Pour regarder l'adolescence en face, les auteurs,spécialistes reconnus dans le domaine de la psychologie de l'enfant et de l'adolescent, nous entraînent quelques années avant, chez les 7 à 12 ans, pour analyser ce qui oeuvre et s'élabore en sourdine - la période de latence n'est pas forcément aussi calme que nos théories nous le font croire - et pour tenter de découvrir les turbulences de l'adolescence depuis l'âge de raison. Catherine Bergeret-Amselek, psychanalyste, Paris.

  • « Jean Bergeret ose affirmer que la toxicomanie n'existe pas, qu'il s'agit de la fabrication d'un mythe dangereux pour soi-même et pour autrui ; par des exemples clairs et concrets, dans une langue vivante et admirablement simple, il nous explique que ce qui est important, ce n'est pas le symptôme mais les causes qui ont engendré l'apparition du symptôme : causes sociales, économiques bien sûr, mais surtout causes qui se situent dans l'individualité de chaque sujet » Docteur Claude OlivensteinPsychiatre, psychanalyste, professeur à l'université de Lyon-2, Jean Bergeret est spécialiste des problèmes liés à la pharmacodépendance.

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